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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 13:09

 

Sarkozy a enfin endossé son maillot de concurrent à la primaire de la droite et du centre : il s’agit d’un maillot de bain couvrant intégralement ce que les électeurs ne doivent pas voir comme les mensonges, les promesses non tenues, le bilan d’un calamiteux quinquennat miteux, les casseroles accrochées dans le dos, bref, Sarko nous revient dans son sarkini qui pour la circonstance, n’est exceptionnellement pas trop grand pour lui tant il a de choses à cacher !

Le sarkini est le maillot idéal pour celui qui ne veut surtout pas être mouillé dans les affaires Tapie, Bygmalion, Bismuth etc… ,Le sarkini 2016 a les couleurs de l’identité, de la baisse des impôts, de la diminution du nombre de fonctionnaires (ça risque d’être coton de gérer la sécurité avec moins de police et d’armée, d’assurer l’éducation avec moins d’enseignants, de rogner sur le budget d’une Justice déjà en haillons)… Mais ne vous inquiétez pas trop, le sarkini n’est qu’un vêtement de fin d’été et d’automne que l’intéressé (le mot lui va si bien !) fourguerait au plus vite si par malheur pour nous, il venait à remporter la primaire. Nul doute alors que Sarko s’habillerait des couleurs du temps, celles de l’opportunisme intégral qui l’ont toujours caractérisé. Son prêt à porter à lui, c’est le prêt à mentir, le prêt à trahir, le prêt à tout pour tenter de gagner un quinquennat d’immunité supplémentaire.

En attendant, la maison sera bien gardée par Wauquiez, la petite main qui va tenter de tirer les fils et les ficelles pour favoriser son mentor. Wauquiez, si prompt à dénoncer le cancer de l’assistanat, à demander la création de camps de rétention pour y interner sans jugement les suspects de terrorisme, Wauquiez taillera lui-même des costards aux rivaux de Sarkozy et saura sans nul doute confectionner le prêt à voter des militants du parti.

A chacun d’entre nous de faire en sorte que Sarko, moulé dans son indécent sarkini, se prenne seulement une bonne veste.

dr

Published by lahune - dans politique
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 10:40

Ainsi donc, peu importe que le postulant au titre de champion ait fait l’objet d’un contrôle positif lors de compétitions antérieures, peu importe qu’il ait été pris la main dans le sac, il ne lui est pas interdit de participer à la prochaine confrontation. Et dans ces conditions, tout laisse à penser qu’il utilisera les mêmes méthodes que par le passé. Pourquoi voudriez-vous qu’un tricheur, soutenu contre vents et marées par son organisation, se mette à concourir honnêtement ?

Je ne parle pas ici de la décision du CIO qui n’a pas interdit lui-même à la Russie de concourir aux prochains Jeux Olympiques. Il s’agit ici d’évoquer la compétition électorale de 2017 en France. Le candidat Sarkozy dont la Justice a clairement établi qu’il avait triché en doublant son budget de campagne autorisé, qu’il avait dopé sa candidature à coups de millions d’euros dissimulés sous des liasses de fausses factures, le candidat Sarkozy va être à nouveau candidat, soutenu contre vents et marées par sa fédération sportive quasi entièrement à sa petite botte à savoir, les Républicains purs et durs !

Alors, le tout prochainement candidat Sarkozy recommence à ne plus se tenir ni se retenir. Les évènements dramatiques de Nice ne sont devenus pour lui qu’un axe de campagne. Peu lui importe que ses prises de position aient pour effet de stigmatiser, de diviser, de générer parfois des comportements racistes (et stupides, il faut aussi le dire), l’essentiel est pour lui de se placer et de battre ses concurrents pour la primaire. Peu lui importe que cette tactique minable aille totalement dans le sens de la stratégie de l’état islamique qui ne souhaite qu’allumer des foyers de guerre civile dans tous les Etats. S’attaquer à l’unité de la nation, promouvoir les valeurs dites chrétiennes au risque d’entraîner les dérapages racistes de plus en plus nombreux auxquels nous assistons, ce devrait être des « produits » interdits pour des compétiteurs honnêtes et républicains… Mais le candidat Sarkozy n’a cure de ces interdictions…

Les effets de ce dopage aux produits interdits s’étendent dramatiquement à une partie de la famille qui s’adonne joyeusement à leur consommation. Wauquiez l’opportuniste préconise de changer la loi et jusqu’à la constitution, dans le but de construire des camps de rétention pour tous les gens qui seront considérés comme suspectés de terrorisme ! Il suffira de dénoncer son voisin, son locataire, son patron pour l’envoyer dans les camps de vacances du club Wauquiez ! Sinistre souvenir comme le rappelait très justement Manuel Vals en répondant à cette infâme préconisation de l’opportuniste. Henri Guaino veut placer des soldats armés de lance-rockets aux abords des manifestations, bonjour les bavures !… le délire total ! Quand à Estrosi, ses postures agressives ne semblent pas avoir d’autre finalité que de reporter la responsabilité de la sécurité de la ville de Nice le 14 juillet, sur l’Etat, le Ministre de l’intérieur et la Police Nationale… et bien entendu, pas sur lui-même, ni les élus locaux, ni la police municipale… L’avenir devrait nous dire assez prochainement si la dernière accusation qu’il a proférée à l’encontre du Ministre s’avère fondée ou s’il s’agit d’une « boule puante » lancée sur ordre par une de ses fidèles, la responsable de la vidéo-surveillance Niçoise.

Et puisque nous sommes au lendemain de la dernière étape du Tour de France 2016, on rappellera que Sarkozy s’insurgeait encore en 2015 contre ceux qui mettaient en cause Lance Amstrong, champion hors catégorie du dopage et condamné non seulement à restituer ses titres acquis frauduleusement, mais radié à vie, se voyant interdire de participer à toute compétition pour l’avenir… Ah, si seulement la radiation à vie existait en France en cas de dopage des hommes politiques…

dr

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 19:05

Nous sommes vendredi 15 juillet, il est 20 heures et la tuerie de Nice, cette barbarie sans nom s'est déroulée il y a moins de 24 heures.

L'indécence des médias est à son comble, Beaucoup de responsables politiques de l'opposition comme de l'exécutif se comportent littéralement en surfers sur une mer de sang. A vomir. L'enquête commence seulement, on ignore encore totalement le véritable mobile de l'assassin mais le coupable est désigné avant qu'il n'y ait encore de revendication. Les médias désignait ce matin l'assassin comme un franco_tunisien, devenu en quelques heures seulement un tunisien. L'enquête nous dira s'il y avait un commanditaire, s'il y a des liens avec le terrorisme islamique mais d'ici là, ce soir en tous cas, moi je n'en sais rien, et ceux qui parlent à tort ou à travers n'en savent rien non plus. Alors, je fais silence mais qu'eux aussi, de grâce, ils ferment leurs gueules et respectent les victimes!

dr

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 10:54
Silence, on tourne une page…

Une photo que j’avais prise en juin 1980 à la fête de la batellerie de Conflans Sainte Honorine dont Michel Rocard était l’élu… Chaque lecteur de « la hune » y mettra une pensée, un silence en souvenir d’un homme politique dont la personnalité et les idées ont jalonné les itinéraires de chacun. Une page se tourne mais les mots, les idées, les actes demeureront encore longtemps comme autant de balises sur des mers tourmentées. Nombre de successeurs de Michel Rocard, ceux qui n’ont à la bouche que les mots de « social libéral », de « gauche molle » quand ce n’est pas de « traitre », tous ces frondeurs, ces ayatollahs de l’orthodoxie « de gauche », tous ceux dont l’intelligence politique se limite à étiqueter l’autre avec le label « de gauche » ou « de droite », tous ceux-là ne seront au mieux que des successeurs, mais jamais des héritiers.

 

Depuis de nombreuses semaines, j’avais aussi fait silence sur « la hune ». Il y avait pourtant des choses à dire mais aussi encore plus à redire. Le gouvernement avait littéralement saboté la loi travail en ne respectant pas le rôle à tenir par les partenaires sociaux ; la méthode était critiquable et la communication désastreuse ; Le résultat, une confrontation de postures qui a occulté le débat pour une majorité de citoyens. Et pourtant, cette loi qui n’en est pas encore une constitue une avancée importante pour le monde du travail, tout autant que pour celui des sans travail. A ce titre, comment ne pas reconnaitre la maturité dont fait preuve la CFDT dans cette affaire ? En préférant le réalisme et l’efficacité à la posture, cette organisation a montré une fois de plus qu’un syndicalisme responsable et ouvert était la seule voie d’avenir. Dommage que le MEDEF et la CGPME n’aient encore rien compris. Edmond Maire avait dit en son temps que Robert Badinter était « l’honneur de la gauche française » ; on peut dire pareillement aujourd’hui que Laurent Berger et les dirigeants de la CFDT sont l’honneur du syndicalisme français.

Toutes ces dernières semaines, on a assisté à des spectacles affligeants : nuits de Chine, nuits câlines, nuits debout… ce qui pouvait paraitre à l’origine comme un moyen d’expression plutôt sympathique (peut-être modérément pour les riverains, quand même), est devenu l’objet de manipulations grossières de pseudo assemblées générales au cours desquelles on refaisait le monde à la mode de l’extrême gauche… sans parler de l’intolérance dont certains couche-tard ont fait la démonstration en excluant ceux qui, selon eux, n’avaient pas leur place, Place de la République !

Spectacle tout aussi lamentable que ces manifestations organisées par la CGT, FO, SUD, l’UNEF etc… dans lesquelles, à part les casseurs qui n’y étaient pas invités, on trouvait beaucoup de gens qui n’avaient en principe rien à y faire, soit parce qu’ils n’étaient pas ou plus concernés, soit parce qu’ils n’avaient rien à redouter de cette loi ! Il est affligeant de constater que certains syndicats préfèrent fonctionner sur le mode du centralisme pseudo démocratique plutôt que de laisser les travailleurs décider au sein de leurs entreprises ; tout aussi affligeant de constater que certains travailleurs sembleraient préférer que les décisions soient prises au niveau de la centrale syndicale plutôt que sur le terrain. La fameuse inversion des normes, pourtant bien encadrée dans la loi travail serait une horreur indicible pour la CGT, qui pourtant, vient de la cautionner indirectement en ne s’opposant pas à l’accord conclu à la SNCF ! Cette organisation perd toute crédibilité à force de pratiquer le grand écart sous la pression de militants d’extrême gauche qui semblent avoir pris en quelque sorte en otage, la direction de la centrale. Monsieur Martinez ne devrait pas oublier que le grand écart est un exercice qui n’est pas à la portée du premier venu et qu’il y risque d’y perdre quelques plumes… pour le moins ! Et je n’oublie pas d’autres écarts comme la triste affiche illustrant les CRS près d’une mare de sang, ni les exactions commises contre les locaux du PS et de la CFDT dont bien entendu, la CGT n’est pas responsable mais qui avait, lors de son dernier congrès, fait siffler et huer copieusement la CFDT…

Et pendant ce temps, Sarkozy poursuit son exercice de tueur de ses concurrents politiques en utilisant tous les moyens de son parti à des fins purement personnelles. Après avoir soutenu l’investiture de son ami Balkany, poursuivi dans de multiples dossiers de fraudes en tous genres, il salue le courage de ce dernier qui renonce à cette investiture afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats ! Balkany respectant la loi, c’est déjà à mourir de rire mais Sarkozy décidant de rétablir la possibilité de ce cumul s’il venait à être à nouveau président est d’une bêtise à pleurer ! Encore une promesse sans fondement, sans le respect élémentaire de la loi puisqu’elle serait inconstitutionnelle. Quant à l’arbitrage rendu dans l’affaire Tapie et dont Sarkozy porte l’entière responsabilité politique, cet arbitrage a été définitivement reconnu comme contraire à la loi ; Nul doute que le courageux ex président de la République niera toute implication dans ce dossier comme dans tant d’autres et qu’il laissera un bouc ou une chèvre émissaire se faire condamner au besoin à sa place. Ce personnage qui se joue des lois alors que son premier devoir est de veiller à leur application ne se comporte pas mieux que ceux dont il est si prompt à dénoncer les exactions dans les cités et les quartiers difficiles. A vomir.

Un dernier mot sur le Brexit. Michel Rocard estimait que le Royaume Uni n’avait pas sa place dans cette Europe dont il freinait des quatre fers la construction. Il avait raison sur ce point et aucun Européen convaincu ne pouvait envisager que l’Angleterre pouvait avoir le moindre rôle moteur dans cette construction. De là à considérer que le Brexit serait plutôt une bonne chose, j’en doute cependant aujourd’hui. D’abord parce qu’imaginer que la sortie du Royaume Uni lèverait les freins à cette construction d’une Europe plus intégrée est aujourd’hui illusoire. Il y faudrait une volonté politique des dirigeants européens qui n’existe pas, ceux-ci étant plus prompts à faire de l’Europe un bouc émissaire qu’à travailler réellement à une construction juridique, fiscale et sociale du continent. Ensuite, parce que le Brexit constitue le franchissement d’une ligne rouge pour les nationalistes de tous poils qui rêvent d’une Europe d’extrême-droite, fermée sur elle-même, hostile à toute immigration, une Europe en guerre contre le reste du monde. C’est là, à mes yeux le plus grand risque qui nous guette. Penser que la Brexit ne mériterait ni que l’on s’en réjouisse, ni que l’on s’en lamente exagérément me semble alors ignorer le plus grand danger auquel nous sommes confrontés, la destruction de l’Europe par les nationalismes d’extrême droite, ce qui ne serait pas autre chose que piétiner la raison d’être de la construction de l’Europe et son acte de naissance, le nôtre, le mien.

dr

 

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 10:24

Acte 1 : Emboitant le pas de Maggie Thatcher (cf. Union européenne: Les épisodes précédents) , Roméo Cameron vitupère et trépigne pour obtenir de meilleures conditions pour la participation de sa famille à la Société Capulet. Et les obtient.

Acte 2 : Adoptant un jeu de schizophrénie ou d'hypocrisie mal préparé, Roméo Montaigu-Cameron décide de demander à sa famille si, ces conditions ayant été obtenues de haute lutte, il convient de bannir quand même les Capulet du royaume.

Acte 3 : Roméo, initiateur du référendum, fait campagne pour que la famille réponde "non" à la question qu'il a décidé de poser.

Didascalie : Le chœur antique s'interroge sur la santé mentale de Roméo : "Roméo demande à ses frères s'ils veulent brûler en place publique Juliette qu'il vient de violenter, en espérant qu'ils disent non" .

Acte 4 : les partisans du "Remain" (on continue à s'aimer et à les entourlouper) et ceux du "Leave" (on ne veut pas d'étrangers chez nous) s'affrontent pendant des mois.

Acte 5 : les Montaigu trahissent Roméo et condamnent Juliette à l'exil. Les Capulet sont frappés de stupeur et la tristesse les envahit.

Didascalie : notre correspondant à Colombey-les-deux-Eglises nous informe qu'on aurait perçu, au cœur du cimetière local, des bruits d'ossements manifestant leur satisfaction par d'intenses bravos en cliquetis.

Que William nous pardonne cette liberté bien franchouillarde qu'on s'est autorisée, en pompant dans son encrier, pour écrire que rien ne va plus au royaume de Vérone.

En adoptant un ton résolument plus citoyen, et considérant les dégâts causés au décor, on pourrait se poser la question : "Qu'est-ce qu'un homme d'Etat ?".

En répondant à cette question avec la verve qu'on se connait, on pourrait répondre, ayant scruter l'horizon de notre village gaulois : " Nous n'avons pas ça en magasin !"

So what ? Nos british partners pourraient-ils nous proposer one example, please ?

Pas mieux lotie la perfide Albion !

En effet, qu'est-ce que c'est que ce petit Prime Minister de Sa Majesté, qui se lamente de voir la grange brûler, à cause du pétard qu'il a lui-même allumé ?

Et qu'est-ce que c'est que ce même minuscule futur-ex Prime Minister qui refuse d'appeler lui-même les assurances, et laisse cette pénible tâche à un hypothétique successeur de sa propre famille, en octobre, quand celle-ci passera devant le notaire pour régler l'héritage ?

"En attendant, dit-il, on va circonscrire les flammes, et business as usual."

Ça redonne un peu de lustre relatif à notre chef gaulois qui n'a pas toujours étincelé dans sa position de décideur…

Outre-Rhin, d'aucuns, conseillers de la reine des Teutons, sont bien décidés à envoyer balader Roméo sur les rives de son Styx, pour l'aider à trouver le chemin de l'Enfer qu'il a lui-même fait naître.

"Ils sont IN ou ils sont OUT, et s'ils sont OUT, c'est tout de suite-maintenant" (cf Wolfgang Schäuble "Deutschland über alles" et son précédent ouvrage "Tous les Grecs peuvent crever ").

Et nous, placés dans nos fauteuils d'orchestre, au balcon, ou sur nos strapontins, que pouvons-nous penser cette tragi-comédie bidouillée à l'emporte-pièce ?

Les constats:

Une Europe mal aimée.

Rappel : Séduite par Zeus ayant pris les traits d'un taureau blanc (Albion, Albion…), elle fut cédée par celui-ci, après qu'il l'eût connue bibliquement, au roi de Crète Astérion. Voyons les causes de ce désamour…

1/ Une démocratie bancale où tout se décide à Bruxelles (où siège la Commission européenne, non élue, mais nommée par les Chefs d'Etat après maintes et obscures négociations), plutôt qu'à Strasbourg (où siègent les députés élus par les peuples des 28 - maintenant 27 - états membres), sous l'œil de lynx de Francfort, siège de la Banque Centrale Européenne, qui veille au grain (de blé). Le Parlement européen est donc une assemblée sous tutelle.

2/ C'est cette Commission non élue qui a l'exclusivité de l'initiative législative, et pas le Parlement qui ne peut que voter, ou refuser de voter, ce que lui propose la Commission.

3/ Une famille unie au sein de laquelle les mauvais garçons (Luxembourg, Belgique, UK,…) n'hésitent pas, grâce à des appâts fiscaux, à faire venir dans leurs hôtels les entreprises nomades de la sphère du profit à court terme.

4/ Une famille unie autour d'un objectif originel de paix et d'humanité que d'autres mauvais garçons (Hongrie notamment) foulent aux pieds dans leur politique nationale.

5/ Une famille unie au sein de laquelle des enfants adoptés ont menti sur leur extrait de compte (la Grèce de l'époque) avec l'aide du plus gros trafiquant de fausse monnaie (la banque américaine Goldman Sachs).

6/ Une famille unie au sein de laquelle personne n'est d'accord pour inviter à sa table, fût-ce le temps d'un souper, les pauvres venus d'ailleurs.

Bref une Europe qui n'a pas bonne mine sur sa photo d'identité.

Conséquences possibles:

On a très envie de se réjouir :

"Les rosbeefs partis, on n'aura plus besoin de tenir compte de leur avis".

"La City va perdre son rang de première place financière en Europe".

"L'Allemagne sera plus isolée pour imposer à la famille sa traditionnelle austérité".

"Les américains perdent un allié naturel au sein de l'Europe"…

Mais on peut aussi avoir des craintes :

"Un oncle fortuné qui s'en va, ça affaiblit toute la famille".

"Les anglais vont se réfugier dans les bras des américains et leurs exportations de mouton sentiront l'eau de Javel" .

"Les cousins de l'Est pourraient avoir envie de se rapprocher de l'oncle Vladimir"…

On peut tout dire en somme.

Ce qui est sûr c'est que le divorce va durer au moins deux ans (Article 50 du traité de Lisbonne) mais peut-être plus, puisque les termes en seront négociés.

Ce qu'on peut craindre, c'est que les termes de ce divorce n'apportent de permanentes dissensions au sein des 27 restant.

Ce qui est probable, et ils ont déjà commencé, c'est que les partis populistes et majoritairement d'extrême-droite, profitent de cette confusion pour jeter de l'huile sur le feu allumé par Roméo, et pour demander qu'on brûle les Capulet, et que chacun retourne chez soi, bien enfermé entre ses quatre murs.

Exit la belle idée d'après-guerre d'une Europe de paix et de coopération .

Exit la liberté de circulation des personnes... Pour les capitaux, on peut leur faire confiance, ce sera toujours plus facile.

Exit le métissage de nos populations.

Exit le rêve.

Conclusion :

En fait Roméo n'a jamais aimé Juliette que dans le costume fermière qu'il lui faisait enfiler le samedi soir pour mieux la trousser. Et puis il allait rendre ses hommages à la vache Marguerite. Le beurre, l'argent du beurre, la fermière et la vache…

Roméo… l'élégance… le fairplay…l'Histoire…

Et Shakespeare dans tout ça ?

ML

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 18:22

Le Parlement a adopté le 6 avril la loi pénalisant les clients de la prostitution. On ignore si apprenant la nouvelle, Madame Claude s’est retournée dans la petite maison close en sapin qu’elle occupe depuis décembre dernier dans un cimetière de la côte d’azur. Ce qui est certain, en revanche, c’est que si la loi avait été en vigueur alors qu’elle était en activité, étant donné le nombre de clients fortunés que cette dame patronnesse avait sous son aile, les finances publiques y auraient trouvé leur compte. Qu’importe, députés et sénateurs ont souhaité passer du lit au délit, autres temps, autres mœurs…

Autres mœurs ? peut-être pas quand même.

Monsieur Claude s’est offert pour permettre à un député et à son épouse d’investir dans une maison close, bien close de murs, au Maroc, et plus précisément à Marrakech. Le député en question a longtemps prétendu que cette maison ne lui appartenait pas et que s’il y séjournait fréquemment, c’était en qualité de simple locataire… Les juges français ont clairement établi qu’il s’agissait d’une opération frauduleuse et ont fait saisir la maison. Vraiment pas de chance pour les Thénardier de la politique que sont les époux Balkany qui ont vu ainsi pour la troisième fois une de leur villa confisquée…

Monsieur Claude est avocat, son cabinet se trouve à Paris sous la dénomination de cabinet Arnaud Claude et… ASSOCIES. Monsieur Claude semble être bien mouillé, voire complètement trempé dans les révélations des "Panama Papers" puisqu’il figure dans la liste des clients du cabinet panaméen Mossack Fonseca. ASSOCIES n’apparait pas en tant que tel mais nous notons quand même que les Balkany et ASSOCIES sont les meilleurs amis du monde, et ce, depuis longtemps puisque Madame est la marraine du petit Jeannot. Ce petit veinard était donc mouillé dès sa naissance, non seulement par sa marraine au-dessus des fonds baptismaux, mais tout autant par le parrain de Levallois qui l’accompagnait ! Le monde est bien petit puisque sublime coïncidence, ASSOCIES avait fait retirer en 2012 le Panama de la liste noire des paradis fiscaux.

Autre temps mais pas autres mœurs : Madame Claude prenait des honoraires aux clients qu’elle emmenait au septième ciel, Monsieur Claude touche les siens en emmenant ses clients (et amis de mes amis) au paradis fiscal.

Et puisque ce joli monde semble aimer les maisons bien closes, pourquoi ne pas leur proposer un petit séjour dans les maisons closes de la République, à Fresnes, à Bois d’Arcy, à la Santé ?

A la bonne vôtre !

dr

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 14:26

 

On vient d’apprendre la candidature de Geoffroy Didier à la primaire organisée par les répus… Le jeune émule de Sarkozy lui ferait-il sournoisement un enfant dans le dos ? Allons-nous assister à un remake de l’assassinat de César par Brutus, « tu quoque, mi fili ? » ? En tout cas, le décor du peplum semble se mettre en place. Chapeau au directeur du casting car il faut bien avouer que le Geoffroy en question a vraiment la tête de l’emploi. : gueule de faux cul bien peigné, l’arrogance du juriste tout droit sorti d’Assas, baptisé, voire totalement immergé dans l’eau des bas-fonds baptismaux de la faculté de droit(e) réputée pour avoir accouché de bien des réactionnaires qui prétendent à nous gouverner… Ce Geoffroy me ferait plutôt froid dans le dos, avec son discours de petit morveux dont la morgue lui coule si abondamment du nez qu’on a vraiment envie de le moucher.

Un candidat de plus, donc, à la primaire de droite. Bientôt, on en comptera plus que de modèles d’aspirateurs dans les rayons de Darty ; Darty ou plutôt d’artifice faudrait-il dire puisqu’on peut prédire sans grands risques que bon nombre de ces candidatures feront long feu avant novembre prochain tant certains prétendants s’avèrent n’être que des pétards mouillés ! Beaucoup de ces pseudo aspirateurs se feront le moment venu, aspirer par l’aspirateur en chef qu’est Sarkozy, à commencer par Morano-Tornado. Juppé qui fait actuellement son Miele n’est sans doute pas dupe de la manœuvre

Parce que, à bien y réfléchir, la primaire se jouera au deuxième tour (même pas peur des pléonasmes, à  « la hune »). Et que ce soit ciel mon Mariton, Jean Frédéric Poisson (l’agité du bocal lorsqu’il reprend les thèses de Boutin) ou le sémillant Geoffroy, tous laisseront leurs supporters se faire tranquillement aspirer par Sarkozy qui, lorsqu’il n’aura plus d’adversaires sur sa droite, recentrera évidemment son discours pour mieux contrer Juppé.

Et on peut faire confiance à Sarkozy pour taper allègrement sur Juppé et son âge de capitaine, ses amitiés troubles avec Bayrou le félon, son expression hautaine qui n’aura évidemment rien à voir avec la hauteur de vue du nabot de Neuilly.

Car même si l’étau judiciaire tend à se resserrer autour de lui, Sarkozy persiste à penser que les juges bâtards de Bordeaux (sic) ou leurs collègues ne lui auront pas encore mis la main au collet. La course contre la montre n’est pas perdue pour lui.

Le show Sarkozien va continuer ainsi jusqu’en novembre et le petit Geoffroy n’en est qu’un bateleur de circonstances.

dr

 

PS : Nous n’avons pas cité la marque Electroluxure au rayon des aspirateurs, celle-ci étant réservée depuis longtemps à un ancien directeur général du FMI…

 

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 12:25

Réactionniste !!! L’indulgence des lecteurs sera bienvenue pour excuser un néologisme sans aucune élégance et dont je m’expliquerai plus tard. En ce 9 mars 2016, ils étaient plusieurs centaines de milliers à affronter la pluie pour venir crier leur hostilité à l’égard de l’avant-projet de loi sur la modification de la réglementation du travail. Plusieurs centaines de milliers à battre un pavé de plus ou moins bonnes intentions.

A entendre les arguments d’un certain nombre de manifestants, à entendre les slogans repris par d’autres, on peut légitimement douter que tous avaient une connaissance même élémentaire du sujet. C’est d’ailleurs bien en cela que ces rassemblements avaient des airs de manifs fourre-tout où se mêlaient revendications catégorielles, ras le bol compréhensible d’une jeunesse dont le futur n’a aucun avenir, récupération politique de l’extrême gauche sans parler des manœuvres totalement politiciennes d’une partie du PS.

Mais il faut d’abord dire avec force que dans cette affaire, le gouvernement et en particulier le Premier Ministre n’ont pas été à la hauteur de la situation, loin s’en faut ! S’il était tout à fait judicieux de débroussailler en amont le sujet de la rénovation du Code du Travail en faisant appel à des personnalités qualifiées comme G. Lyon Caen ou R. Badinter, la phase de concertation avec les partenaires sociaux a été ensuite totalement négligée, ce qui a même conduit à des menaces d’application de l’article 49-3 ! Lorsque le dialogue social commence ainsi par des coups de menton, on peut être certain qu’il ne mènera pas loin ! Toujours est-il que le pays a la chance d’avoir quelques organisations syndicales qui malgré tout, veulent aller jusqu’au bout des possibilités de dialogue afin de faire prévaloir les intérêts des salariés du secteur privé (principaux concernés par le projet de réforme, il faut quand même le rappeler) tout en ayant conscience de l’intérêt général. Au premier rang d’entre elles se trouve la CFDT qui se place au-dessus des jeux partisans.  Le gouvernement commettrait une faute politique et sociale majeure à ne pas l’écouter.

Sur le fond de l’affaire, il est évident que le projet de réforme doit être amendé sérieusement et que cela est possible sans reniements dramatiques, pour peu que certains laissent leurs mentons au vestiaire. Il est tout aussi évident que le Code du Travail n’est pas un livre sacré et qu’il n’est nullement blasphématoire d’envisager de le modifier (sauf peut-être pour Monseigneur Filoche et ses enfants de chœur). Comment peut-on comprendre la France et le monde dans lequel nous vivons avec une grille de lecture datée au mieux des années cinquante et au pire, du début du siècle dernier ? Peut-on oublier ainsi l’échec du modèle économique communiste ? Peut-on ignorer que les frontières étatiques n’ont plus de réalité économique ? Peut-on évacuer le fait que la révolution informatique a totalement modifié les modes et les rapports de production ? L’extrême gauche et Mélenchon persistent à chanter sur tous les toits « qu’une autre politique est possible », « qu’il y a de l’argent » etc… sans la moindre proposition concrète tenant compte de la réalité du monde d’aujourd’hui. En cela et ne leur en déplaise, ils n’ont pas plus de crédibilité politique que les responsables du FN qui promettent de raser gratis demain.

Il n’est pourtant pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre que seules, les entreprises peuvent aujourd’hui créer de l’emploi ; que le tissus industriel français se délite depuis 30 ans sans que les gouvernements de droite et de gauche n’aient agi efficacement contre la désindustrialisation ; que les grandes entreprises et les banques sont les premières responsables de cette situation…Mais une fois que l’on a dit cela, on n’a rien résolu pour demain. Ce ne sont pas les patrons des PME d’aujourd’hui qui sont responsables de cet échec. Mettre tous les chefs d’entreprises dans le même panier de crabes est stupide et parfaitement injuste. La précarité croissante est hélas bien partagée entre les salariés… et les entreprises elles-mêmes dont les carnets de commande sont insuffisants, dont les investissements sont insuffisants, dont l’horizon est trop incertain. La lutte contre le chômage ne passe pas par la création de pseudo emplois financés par l’impôt et sans avenir économique (même s’il en faut de façon ponctuelle) pas plus qu’elle ne passe par une relance du pouvoir d’achat (payée dans ce cas par les entreprises) si ce dernier n’est utilisé que pour acquérir des biens fabriqués hors de France. Redonner du souffle aux entreprises, redonner plus de sens au dialogue social à l’intérieur même de l’entreprise, cela doit faire partie intégrante de la lutte contre le chômage.

Et voilà même que reviennent sur nos écrans les tontons flingueurs ou plutôt, la tantine flingueuse, alias Martine Aubry. Comme le disait Michel Audiard, « c’est du brutal ! »… On peut dire même que Lulu la Nantaise, c’était de l’eau de rose à côté de Titine la Lilloise… enfin, il y a de la rose mais pas que de l’eau de rose chez les éléphants du PS ! Il devient difficile de supporter ces frondeurs dont la stratégie vise à retrouver dès que l’occasion se présentera (soit en 2017), un rôle de leadership … dans l’opposition à un pouvoir de droite. C’est tellement plus confortable que de prendre sa part de responsabilité dans l’exercice difficile de gouverner un pays qui devient de moins en moins gouvernable, de moins en moins réformable, de plus en plus conservateur, de plus en plus enfermé dans des certitudes qui n’ont plus cours.

A côté des réactionnaires de la manif pour tous dont on a pu mesurer qu’ils n’étaient pas quantité négligeable même s’ils sont minoritaires dans l’électorat, on a aussi, cheminant sur les mêmes pavés, ceux qui n’ont rien d’autre à proposer qu’une attitude d’opposition systématique, des « réactionnistes », c’est-à-dire qui s’emploient à susciter uniquement des réactions « contre », qui adoptent aujourd’hui des postures pour mieux occuper demain des positions plus avantageuses ... mais dans l’opposition. 

Et ça, ça commence à me filer des boutons, c’est ça ma réaction !

dr

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 12:44

Il n’y a pas qu’au PSG où l’on peut rencontrer des fouteurs de m… sur les réseaux sociaux ou ailleurs. Il existe d’autres équipes dans lesquelles l’ambiance peut s’avérer électrique, si l’on en juge par les propos que nous rapportons fidèlement ci-dessous…

Mon équipe, « tous des cons », mon ancien équipier*, « un looser »… « Il paraît qu'il a beaucoup souffert pendant cinq ans. Peut-être aurais-je dû abréger ses souffrances »[i]

Parlant d’autres équipiers, notre footeux de m… poursuit : «il me fallait « réduire le pouvoir de nuisance des derniers carrés de mauvaises têtes, comme R**… » (un ancien avant-centre de l’équipe), ajoutant : « Il faut se méfier de cet homme. C'est une hyène... »…[ii]

 J.F.C…. « cette petite frappe »(il ne s’agit pas vraiment ici de qualifier la frappe de balle du précédent capitaine de l’équipe !)

Le vétéran de l’équipe n’est pas non plus épargné par notre footeux : «Alain, je l'aime bien. Il a dix ans de plus que moi. Puis-je rêver d'un meilleur rival ? Il me fait passer pour jeune»…. Ce type a une arrogance, une morgue, une gueule, vous auriez vu ça»…

Et oui, on l’aura compris, le capitaine de l’équipe des répus n’est pas tendre avec ses copains de vestiaire mais à la différence de l’inénarrable Serge Aurier, le défenseur du PSG, le petit Nicolas footeux de m… n’a pas encore été mis sur la touche par ses pairs.

L’arbitre vient à nouveau de lui coller un carton jaune avec une mise en examen pour dépassement de frais de campagne en 2012 ! Bien entendu son club de supporters crie au complot des juges contre lui, sa porte-parole n’hésite pas à qualifier cette mise en examen comme une « bonne nouvelle » (sic)… sous-entendu, ç’aurait pu être pire s’il avait été mis en examen pour malversation ! Toujours est-il que cette mise en examen démontre que le candidat Sarkozy a délibérément fermé les yeux sur ses frais de campagne,  que cela s’appelle une tricherie et qu’en sa qualité de candidat, il doit en assumer les conséquences au lieu de chercher comme d’habitude à se défausser de sa responsabilité.

Au lieu de cela, notre footeux de m…, spécialiste des coups pas très francs, se roule par terre en prétendant que ce sont ses rivaux qui l’agressent, exactement comme ces footeux qui font du cinéma en se tordant de douleur mais qui courent comme des lapins dans les minutes qui suivent.

Finalement, sa chance de gagner le match de la primaire serait que ce match se déroule à huis clos, sans spectateurs, uniquement avec sa poignée de supporters… et encore, ce ne serait pas gagné !

dr

 
 

il s'agit de F. Fillon

** J-P. Raffarin


[i]Extrait de «Ça reste entre nous, hein?», des journalistes Nathalie Schuck et Frédéric Gershel.

 

[ii] Georges-Marc Benamou, la «Comédie française»,  ancien conseiller de N.S.  à l’Elysée

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 17:54

Y-aura-t-il de la modification de la Constitution à Noël ? à Pâques ? à la Trinité ? Rien n’est certain pour le moment, en dépit d’un vote à l’Assemblée qui s’est un peu mieux passé pour l’exécutif qu’il ne le redoutait. Mais reprenons les choses en quelques mots.

Constitutionnaliser l’état d’urgence, le débat méritait autre chose que des incantations sur les libertés sacrifiées sur l’autel sécuritaire ou les propos totalement incongrus de Cécile Duflop évoquant le régime de Vichy. Cette dernière s’est vraiment déconsidérée et le mieux à retenir de son ouvrage vendu à quelques centaines d’exemplaires, c’est qu’il n’aura pas fallu abattre beaucoup d’arbres pour fabriquer le papier nécessaire au tirage. Au moins, pour l’occasion, Cécile Duflop littéraire aura fait un geste écologique.

Sur le fond, on ne peut oublier que le fondement du contrat social repose depuis toujours sur le fait que les membres d’une communauté humaine n’acceptent de renoncer à une part de liberté au profit d’un seigneur, d’un souverain ou d’un Etat qu’en échange de la sécurité que ce dernier leur procure. On peut discuter des conditions de mise en œuvre de l’état d’urgence, de la nécessité de l’encadrer, de combattre les risques de dérive, de protéger contre vents et marées la liberté de la presse, les droits de la défense de tout individu, quel qu’il soit. Tout doit être discuté au fond, en tenant compte du fait que le terrorisme n’est pas une lubie, que plusieurs centaines de jeunes Français sont partis en Syrie et qu’un certain nombre d’entre eux souhaitent revenir avec de la haine à l’état brut en guise de neurones. Tout ceci mérite mieux que des postures politiciennes, d’où qu’elles viennent d’ailleurs.

La déchéance de nationalité, c’est autre chose. Robert Badinter a d’une façon lumineuse et peu discutable montré à quel point sa constitutionnalisation était inutile et totalement inefficace. Personne ne peut sérieusement croire que cela peut renforcer la sécurité des citoyens, personne ne peut imaginer que cette déchéance ait un effet dissuasif à l’encontre de terroristes. L’exécutif sait parfaitement cela et l’objectif poursuivi et non explicité était tout autre, à savoir utiliser le symbole de l’appartenance à la communauté nationale pour renforcer l’unité des citoyens... avec éventuellement un profit politique à en tirer. Raté. Les arrière- pensées politiques ont rapidement émergé et le débat a ainsi échappé à toute rationalité, chacun se drapant dans la dignité d’une posture symbolique que cette déchéance de nationalité, là encore, ne méritait évidemment pas.

Parce que derrière ces postures symboliques se cachent sournoisement les appétits de pouvoir qui commencent à gangréner furieusement l’intérieur de la gauche de gouvernement comme celui de la droite républicaine ! A gauche, et puisque le refus d’une primaire émane aussi bien de l’exécutif que du Front de Gauche, certains misent probablement déjà sur une défaite dès le premier tour de 2017 avec l’arrière-pensée de la recomposition dont ils se voient les artisans. A droite, les postures sont soigneusement élaborées en vue des primaires de fin d’année : Sarkozy, entre deux animations de supermarchés, s’emploie à coller au plus près au discours du FN en vue de ramasser les voix de la droite la plus dure à l’occasion de primaires qu’il souhaite évidemment le moins ouvertes possibles, voire à peine entrebâillées… surtout au vu des derniers sondages assez peu flatteurs. Fillon prend évidemment le contre-pied de Sarkozy dont il doit absolument se démarquer pour espérer figurer honorablement et, pourquoi pas si Sarko renonçait, devenir l’outsider d’un Juppé qui pourrait s’user, espère-t-il. Quant à Juppé, fidèle à sa posture de sage, il tente de rester au-dessus de la mêlée et se dit prêt à voter une déchéance que lui, n’aurait pas tenté de constitutionnaliser…

Et comme le Sénat et l’Assemblée ne sont pas prêts à voter un texte dans des termes identiques, condition pour que le Congrès puisse être appelé à voter une réforme de la Constitution, la déchéance de nationalité attendra et des séances d’irrationalité continueront à se dérouler devant des bancs à moitié remplis de parlementaires ennuyeux…

Et à ce propos, l’entrée d’Emmanuelle Cosse au gouvernement semble bien être le signe avant-coureur de l’enterrement à venir de la réforme Constitutionnelle, Emmanuelle qui n’hésitait pas à confier il y a quelques semaines à propos de la déchéance : « Sincèrement, c’est scandaleux et extrêmement inquiétant. Si nous faisons ça, nous tombons exactement dans le piège que veut nous tendre Daech. Ce serait inefficace voire contre-productif pour lutter contre le terrorisme,… »

Deux nouveaux écologistes au gouvernement, je connais quelques verts qui doivent être cramoisis de colère. Les deux nouveaux ministres seront-ils des verts à moitié pleins ou à moitié vides ? On espère surtout qu’ils ne seront pas creux.

dr

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

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