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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 12:04

Bon, la Hune sort de sa torpeur au 100ème jour de la Présidence Macron. Disons tout de suite qu’on ne va pas regretter d’avoir, avec beaucoup d’autres, contribué à placer à la tête de la France un Président qui pour l’instant et n’en déplaise à certains, tient mieux la route que d’aucuns le pronostiquaient, mieux semble-t-il, que ses prédécesseurs.

On ne va pas regretter non plus les éliminations de Le Pen, Mélenchon, Fillon et consorts. L’élection d’Emmanuel Macron a permis de ringardiser les conceptions anti-européennes des deux premiers et de renvoyer le troisième à ses préoccupations de notaire de province. Grand bien nous fasse !

Pour autant, on ne croit pas une seconde à Macron en tant qu’homme providentiel. Sa formidable intuition a été renforcée par un formidable facteur chance constitué aussi bien des affaires Fillon, de la campagne désastreuse de Benoit Hamon, que de l’effet repoussoir qu’entretiennent Le Pen et Mélenchon sur une majorité d’électeurs. Et qui sait ce qui serait arrivé si par malheur, Fillon ou Mélenchon s’étaient retrouvés au 2ème tour face à Le Pen ?

On pourrait objecter que les élections législatives ont donné une majorité présidentielle écrasante et sans équivoque mais ce serait une erreur profonde d’imaginer que la France a donné un blanc-seing à cette majorité sur la base d’un programme qui avait été finalement sans grande exposition médiatique du fait des affaires et des candidatures-repoussoirs citées plus haut.

Alors, ces 100 jours sont assez positifs sur le plan de la stature internationale du Président, positifs aussi au regard de la relance de la construction européenne, positifs en ce qui concerne la manière dont Emmanuel Macron s’est glissé dans le costume présidentiel, mais il y a cependant quelques jours « sans » !

Quelques balbutiements parlementaires mal venus, dus à une phase d’apprentissage un peu légère sans doute (laissons cependant aux nouveaux élus un peu de temps pour apprendre quelques bonnes manières). Des décisions assez nulles sur l’APL ; Des nominations de ministres peu convaincantes comme celle de Gérard Collomb, dont la fibre humaniste ne transparait pas de façon éclatante face au problème des réfugiés, ou comme la désignation de Richard Ferrand à la tête du groupe parlementaire LREM. Ce dernier qui n’a pas joué avec l’argent public, lui, contrairement à d’autres, n’est pas le mieux placé pour défendre la loi de moralisation de la vie publique. Il n’est pas douteux qu’en qualité de Directeur Général des Mutuelles de Bretagne, il a respecté la loi et les statuts de la Mutuelle en faisant avaliser la location du siège social dans un immeuble de sa compagne, mais quand on sait que dans le monde des entreprises mutualistes, les administrateurs sont désignés sur proposition du DG, on mesure l’ambiguïté de la situation… Toujours est-il que les nominations de Collomb et Ferrand doivent être considérées comme des renvois d’ascenseurs,  voire de monte-charges si les deux s’avèrent devenir de vrais boulets pour l’exécutif.

Que dire de la députée Claire O’Petit qui fait la leçon aux jeunes qui pleurent pour 5 euros de moins sur leur APL. On voit que LREM a aussi sa Nadine Morano et c’est bien triste.

Les jours « sans » ne sont évidemment pas le monopole de la majorité présidentielle. Le FN tente de repeindre sa façade mais les peintres ne sont pas d’accord sur la couleur ! Difficulté supplémentaire, le FN est un parti qui s’incarne dans son chef et non dans ses militants ni même ses ténors. Les insuffisances criantes de Madame Le Pen sautent aux yeux de tous et cela rejaillit sur l’image du parti de manière amplifiée…Comment dans ces conditions changer de chef sans faire de grosses bavures ? Mélenchon ne met pas d’eau dans son vin ni dans son Corbières d’ailleurs. Il multiplie les propos haineux à l’égard de tous ceux qui seraient susceptibles de s’opposer à lui et va jusqu’à soutenir le général de Villiers (frère de l’autre) qui a oublié que l’armée est soumise, elle, au pouvoir politique ; les positions des soi-disant insoumis sur le Venezuela sont l’illustration parfaite du parti-pris de cette formation politique qui soutient inconditionnellement Maduro. L’armée soutient encore ce quasi-dictateur aux abois mais il est possible que cela ne dure pas. Verrait-on Mélenchon comparer Maduro à Allende ? tout est possible avec lui.

La droite classique est elle aussi en plein chamboulement. Sarko doit encore tirer quelques ficelles sur ses pantins favoris, comme Wauquiez mais on aura l’occasion d’en reparler. Le ménage d’automne viendra en son temps.

dr

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 14:20

Je te tiens par la barbichette a murmuré Marine à Nicolas… Effectivement, Dupont la joie ne sera que partiellement remboursé de ses frais de campagne puisqu’il n’a pas atteint le seuil des 5% de voix requis. Celui des candidats en lice qui avait, soit dit en passant, l’un des plus gros patrimoines personnels allait devoir mettre la main à la poche et puiser dans son confortable bas de laine. Il a préféré enfiler des bas de contention, ou plutôt, de contorsion, et se marier avec Le Pen, vendre son âme au diable pour ne pas avoir à tirer le diable par la queue. Le bonus : la promesse d’un poste de premier ministre si elle devient présidente de la République.

Si par malheur, les abstentionnistes de dimanche prochain nous conduisaient à cette catastrophe, nous aurions Dupont la joie comme premier Sinistre, triste épilogue du mariage le plus triste de l’année.

Faisons donc en sorte que cela n’arrive pas, que la liberté de penser, d’aller et venir, de chanter ne nous soit pas enlevée. Manifestons contre le mariage triste en votant massivement contre Le Pen dimanche prochain.

Et puisque les chansons de Brassens ne sont pas encore interdites, faisons en sorte qu’elles ne le soient jamais, au grand jamais. Et remettons nous à fredonner librement sa marche nuptiale à lui, tellement plus belle que l’union de ces deux Thénardier de la basse politique que sont Le Pen et Dupont la joie.

dr

Mariage d'amour, mariage d'argent,
J'ai vu se marier toutes sortes de gens :
Des gens de basse source et des grands de la terre,
Des prétendus coiffeurs, des soi-disant notaires...

Quand même je vivrai jusqu'à la fin des temps,
Je garderais toujours le souvenir content
Du jour de pauvre noce où mon père et ma mère
S'allèrent épouser devant Monsieur le Maire.

C'est dans un char à bœufs, s'il faut parler bien franc,
Tiré par les amis, poussé par les parents,
Que les vieux amoureux firent leurs épousailles
Après long temps d'amour, long temps de fiançailles.

Cortège nuptial hors de l'ordre courant,
La foule nous couvait d'un oeil protubérant :
Nous étions contemplés par le monde futile
Qui n'avait jamais vu de noces de ce style.

Voici le vent qui souffle emportant, crève-cœur !
Le chapeau de mon père et les enfants de chœur...
Voilà la plui' qui tombe en pesant bien ses gouttes,
Comme pour empêcher la noc', coûte que coûte.

Je n'oublierai jamais la mariée en pleurs
Berçant comme un' poupé' son gros bouquet de fleurs...
Moi, pour la consoler, moi, de toute ma morgue,
Sur mon harmonica jouant les grandes orgues.

Tous les garçons d'honneur, montrant le poing aux nues,
Criaient : "Par Jupiter, la noce continue !"
Par les homm's décrié', par les dieux contrariés,
La noce continue et Viv' la mariée !

GB

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 12:35

Mélenchon est-il devenu fou ? Mélenchon qui a toujours exprimé une intransigeance sans limite dans son opposition à l’extrême-droite refuse aujourd’hui de se prononcer publiquement sur le choix à faire au deuxième tour de l’élection présidentielle entre l’héritière (à tous les points de vue) du fondateur du front national et un ancien ministre dont l’attachement à la social-démocratie et à ses valeurs républicaines ne peut être mise en doute. Est-ce Mélenchon qui fuit ainsi les responsabilités élémentaires qu’on attend de tout prétendant, même malheureux, à gouverner le pays, est-ce Mélenchon ou un énième de ses hologrammes qui se serait égaré sur les chemins de la déraison ?

Ce n’est pas la première fois que Mélenchon change de file sans mettre de clignotant. Est-ce une conséquence de la conduite en état d’ivresse du pouvoir qui, au terme d’une campagne assez bien menée, l’a conduit à la frontière d’une qualification pour le deuxième tour ? Est-ce la déception que connaissent les athlètes aux jeux olympiques lorsqu’ils terminent à la quatrième place, sans obtenir la moindre médaille et qui expliquerait une remontée d’acidité gastrique consécutive à une défaite mal digérée, avec pour conséquence les accès de mauvaise humeur dont il est coutumier ?

Ce qui est particulièrement grave, c’est que Mélenchon peut entraîner une partie de son électorat sur le sentier catastrophique du fascisme rampant de la famille Le Pen. Cette sorte de ni-ni peut séduire quelques nunuches égarés à la mémoire vacillante, quelques lycéens en quête d’émotions face aux gendarmes mobiles, quelques électeurs perdus dans la sémantique au point de penser qu’avoir travaillé quelques années dans une banque est aussi infâmant qu’avoir baigné toute sa vie dans le racisme jusqu’à en faire son fonds de commerce et sa profession (de foi). L’abstention préconisée par certains soutiens de Mélenchon est une folie et une fois de plus, le paravent d’internet permet à quelques lâches manipulateurs d’opinion de mettre à égalité le fascisme abject et la démocratie républicaine. Se taire, s’abstenir face au danger fasciste est une lâcheté impardonnable.

Mais Mélenchon est-il vraiment devenu fou ? Probablement pas.

Et si tout ceci n’était qu’un pari politique pervers consistant à considérer que la victoire de Macron étant hautement probable, il faudrait faire en sorte que celle-ci soit la plus courte possible, afin de fragiliser le nouveau président, lui pourrir son mandat dès son accession au pouvoir et reconstruire sur les décombres du PS une opposition de « vraie gauche » dont Mélenchon s’imposerait comme le leader naturel ou plus exactement, naturellement maximo. Ainsi, le bon docteur Jean-Luc qui s’autoproclamait le plus redoutable adversaire de Marine Le Pen quand il avait été la défier sur ses terres électorales (avec le succès qu’on sait) serait aussi mister hydre, l’hydre nageant aujourd’hui dans les basses eaux du marécage politique pour mieux se repaitre demain de ses futures victimes.

Le pari est pervers mais il est surtout dangereux pour les plus faibles, les immigrés, les réfugiés, les retraités, les entreprises. Ce pari est fou car si Le Pen parvient au pouvoir, ce sera irrémédiable et le mal sera installé pour longtemps, en premier lieu au détriment des nunuches égarés ou des lycéens matraqués.

Moi, je ne parierai pas, mister hydre ; je voterai Macron sans la moindre hésitation.

dr

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 12:28

Ils ne sont plus que quatre à pouvoir espérer se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle de dimanche prochain. Selon toute vraisemblance, Benoît Hamon ne fera pas partie de ce quatuor et nous analyserons plus tard les raisons de ce qu’il faudra bien appeler un échec, non pas tant en raison des idées qu’il porte et qui ne sont pas toutes, loin de là, à jeter aux orties, mais d’une stratégie de rupture avec la social-démocratie qui l’a placé à la remorque de Mélenchon, pour ne pas dire à sa merci. Passons, c’est un sombre épisode, un triste épilogue.

Il en reste donc quatre. Je ne parlerai pas ici de Le Pen et de l’aversion qu’elle m’inspire, raciste, xénophobe, future condamnée pour escroquerie en bande organisée, du moins on le souhaite. Les lecteurs de la hune savent que jamais, cette sinistre irresponsable politique et aucun des candidats de son parti n’auront jamais ma voix lors d’une élection. Je ne parlerai pas non plus de Fillon : chacun sait ce que je pense de la cupidité de ce Tartuffe, indigne de présider aux destinées du pays.

En revanche, je dirai de Mélenchon que c’est avec Le Pen, le plus grand danger qui existe pour l’avenir de la France. Passons sur l’agressivité dont fait montre ce personnage à l’égard de qui ne pense pas comme lui, que ce soit la gauche social-démocrate ou les journalistes. Mais ne passons pas sur des amitiés internationales indécentes avec Poutine, feu Chavez ou Maduros. Ne passons pas sur les risques de conflit que ce candidat autoproclamé de la paix fait peser sur l’Europe dont il se verrait bien le fossoyeur, sur les pays de l’est de l’Europe qui se sentent de plus en plus menacés par Poutine. Ne passons pas sur la critique systématique des organisations internationales (qui est la copie quasi-conforme des positions du Parti communiste français des années 50), critique qui pourrait aboutir à ce que la France prenne la tête d’une alliance avec le Venezuela et autres pays d’Amérique latine ruinés par des dirigeants aussi peu scrupuleux en ce qui concerne les libertés et des droits de l’homme dans leurs pays que de la gestion de l’économie. Ne passons pas sur le programme économique de Mélenchon qui promet moins d’impôts et plus de dépenses publiques (cherchez l’erreur), qui promet l’interdiction des licenciements boursiers (on aimerait en avoir une définition juridique). Quel chef d’entreprise normalement constitué peut avoir confiance dans un programme économique ou les promesses non financées se multiplient comme des petits pains et donc, décider d’investir ou de recruter ? Mélenchon, si par malheur il devait être élu, échouerait sur le plan économique en moins de deux années et bien entendu, comme cela a toujours été le cas, ce sont les plus modestes qui souffriraient des méfaits de l’inflation et d’un accroissement du chômage.

Question subsidiaire mais pas secondaire : avec quelle majorité gouvernerait Mélenchon ? Qui peut croire qu’après son éventuelle élection, il serait en mesure de réunir une majorité radicale de gouvernement ? Ou bien il s’affranchirait des règles démocratiques et ce serait l’amorce d’un régime fortement autoritaire, ou bien… Mélenchon s’affranchirait de ses promesses inconsidérées, ce qui pousserait une partie de son électorat dans les bras du FN.

La présence au deuxième tour des deux candidats extrêmes que sont Le Pen et Mélenchon serait une catastrophe, tant pour l’économie et le social que pour nos libertés, sans parler évidemment du discrédit qui nous frapperait tous sur un plan international. Et si d’aventures, nous étions dans la sinistre obligation de choisir Mélenchon pour éviter Le Pen, ce ne serait qu’un sursis de deux ans, l’échec de la gestion de Mélenchon s’avérant le plus court chemin pour faire tomber le pays dans l’aventure d’extrême-droite.

Il ne me reste que Macron, avec une bonne dose d’incertitudes évidemment, tant sur sa capacité à rassembler une majorité qu’à mettre en œuvre une politique soucieuse de préserver le dialogue social. Mais je sais que ces incertitudes ne sont pas inexorables ; pas autant et de loin que les routes sans retour où nous mèneraient Mélenchon et Le Pen.

Dimanche, je voterai pour entendre sonner le glas pour les extrémistes anti européens. Et j’espère qu’on sera nombreux à le faire à nouveau 15 jours après.

dr

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 13:37

Mon tailleur est riche… C’est ce que doit penser Fillon depuis que l’on sait que l’honorable commerçant qui lui taille des costars sur mesures (avant que nous le fassions nous-mêmes) se fait payer par un anonyme ami qui lui veut du bien. 13 000 euros pour deux costumes livrés en février dernier, il n’y a pas de quoi en faire une montagne et comme d’habitude, notre Fillon répond avec une précision minutieuse aux interrogations des journalistes : « et alors ? ». Et alors, en effet ! Quand on a pris pour habitude de s’en mettre plein les poches avec les deniers publics ou privés, on a effectivement besoin de beaucoup de poches, ce qui explique parfaitement que cela nécessite d’avoir de nombreux costumes. Cette explication d’une limpidité totale devrait largement suffire à dissiper tout malentendu.

Une fois de plus, Fillon se moque du monde et chaque jour, nous avons droit à des informations illustrant non seulement la cupidité du personnage, sa tartufferie cynique et insultante pour tous les français qui ont du mal à joindre les deux bouts, ses dérobades incessantes pour échapper aux questions légitimes que chacun doit se poser avant de choisir celle ou celui qui prétend gouverner.

Plus que deux jours à attendre avant une mise en examen souhaitée par tous ceux qui continuent à espérer un minimum d’honnêteté et de vertu chez les responsables politiques.

dr

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 15:52

François Fillon n’est pas le premier à ouvrir le bal des faux-culs en politique mais il faut reconnaitre que le Tartuffe de Sablé sur Sarthe y occupe depuis plusieurs semaines la place de danseur étoile. Voleur de deniers publics, menteur quand il présente plusieurs versions tordues et incomplètes de la réalité des prétendus emplois de sa famille, hypocrite lorsqu’il consent quelques plates « excuses » pour des « erreurs » de communication. Ce prétendu catholique doit avoir une lecture bien à lui des évangiles et notamment des passages relatifs à la charité qu’il pratique essentiellement pour lui-même, sans respect de la parole donnée puisque même mis en examen, il va continuer à prétendre diriger le pays. Fillon va chercher des soutiens à la manif pour tous, ce rassemblement de naphtalinisés espérant trouver une nouvelle vie alors qu’ils ne font que s’ébattre au milieu des conservateurs les plus impropres à la consommation. Que dire des porteurs de vestes retournées que sont les sakozystes, UDI et consorts qui n’ont de cesse de se renier pour tenter d’obtenir une cuillerée de la soupe promise, comme si cette soupe indigeste pouvait faire oublier l’ignoble casserole dans laquelle elle macère depuis des semaines…

Mais au-delà de la gastronomie la plus rustique, au-delà de l’éthique la plus élémentaire, qui peut croire que Fillon pourrait être un Président respectable, lui qui ne respecte plus les socles de la République ? Comment peut-on penser qu’il puisse être respecté par les chefs d’Etat étrangers ? Comment imaginer qu’il puisse mettre en musique un programme qui suscitera des concerts de casseroles à chacune de ses sorties ? Fillon, ce serait la France ingouvernable pendant 5 ans. Réveillez-vous, bonnes gens !

Marine Le Pen est elle aussi voleuse de deniers publics, menteuse quant aux promesses démagogiques qu’elle fait tous azimuts aux ouvriers, aux paysans, aux fonctionnaires, aux chefs de PME et TPE, … On y ajoutera la lâcheté consistant à s’abriter derrière son immunité pour refuser sa convocation devant les juges. Comment peut-on être assez naïf pour croire un seul instant que son programme économique tient la route, que la sortie de la zone euro ne se traduirait pas à très court terme par une montée du chômage ? A l’isolement économique, s’ajouterait l’isolement diplomatique face à la montée des périls que constitue la bienveillance du FN vis à vie de Poutine. On dit souvent que l’électorat du FN est surtout composé maintenant de laissés pour compte, de gens qui n’auraient plus rien à perdre… sauf que l’appauvrissement de la France qui suivrait inéluctablement l’élection de Le Pen frapperait en priorité les plus pauvres. Et que dire des effets désastreux que le discours de haine du FN aurait sur la paix civile et les libertés individuelles…

La naïveté n’est pas bonne conseillère en politique. Un certain nombre de lecteurs de « la hune » relaient des appels à une candidature unique à gauche, de la « vraie » gauche comme ils n’ont pas de pudeur à s’auto désigner. Je n’insisterai pas sur l’incommensurable vanité qui consiste à étiqueter l’autre, les autres, ceux qui ne pensent pas comme il faudrait. Mais là encore, comment imaginer une alliance programmatique entre Mélenchon et Hamon à quelques semaines de l’élection ? Un programme, cela se travaille pendant des mois, parfois des années ; Et parce que le PS s’est dispensé de ce travail, Hamon n’a d’autre choix que de présenter un catalogue sympathique à certains égards mais qui n’obtiendrait pas le ralliement de Mélenchon. L’inverse est évidemment tout aussi vrai. Par ailleurs, même une candidature unique de cette « vraie » gauche porterait en elle toutes les contradictions futures, les frondes du lendemain, les guerres d’ego. Une candidature unique, pour faire quoi ? Avec quels moyens ? Avec quelle cohérence ? Sans parler du fait qu’un candidat de la « vraie » gauche présent au second tour ne constituerait pas, à l’évidence, un rempart forcément efficace contre l’élection de Le Pen, tant la droite revancharde qui soutient Fillon serait prête à pactiser avec le diable pour barrer la route au candidat de la « vraie » gauche. (Qu’on me pardonne ces guillemets mais ils me plaisent d’autant plus qu’ils sont dans la pure logique des spécialistes de l’étiquetage).

Macron serait-il ce rempart, le sera-t-il ? C’est évidemment une question à se poser. Avec qui pourrait-il gouverner ? C’en est une autre. Son programme a le mérite d’une certaine cohérence qui lui vaut les flèches de la « vraie » droite dure comme de la « vraie » gauche. Son engagement européen est incontestable mais sa volonté de dialogue notamment avec les partenaires sociaux reste encore à démontrer et le choisir ne dispense pas d’une foule d’interrogations. Peut-être faut-il se borner aujourd’hui à hiérarchiser les plus grands risques pour la France. Le plus grand est à mes yeux celui d’une élection de Le Pen, pour les raisons citées plus haut. L’élection de Fillon, probable repris de Justice lui aussi constitue évidemment aussi un danger que seule, sa non remise en question de l’Europe permet pour l’instant de relativiser un peu… mais quand même ! Mélenchon n’a ni crédibilité économique, ni crédibilité européenne, ce qui constitue un risque majeur. Hamon, plus sympathique que les trois qui précèdent dispose d’un programme beaucoup trop tardif et son comportement d’ex-frondeur ne lui donne pas une grande légitimité pour gouverner. Il ne reste guère que Macron, avec des incertitudes mais l’intime conviction d’éviter le pire. En ce sens, je partage l’opinion de Daniel Cohn Bendit.

Vivement qu’on en sorte et surtout, qu’on élimine durablement les néo-fachos, les voleurs, la naphtaline des culs bénis et qu’on puisse respirer un parfum de printemps et d’honnêteté.

Amen !

dr

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 10:34

« J’accuse » écrivait Zola pour dénoncer le parti pris anti sémite de la justice militaire à l’encontre d’Alfred Dreyfus. « J’m’excuse » laisse tomber du bout des lèvres un Fillon qui ne dément rien sur le fond du « Pénélope gate ». Il « présente ses excuses », pour reprendre sa formule, excuses pour ne pas avoir compris que le bon peuple avait un peu de mal à accepter qu’il puisse embaucher femme et enfants pour finalement, assurer les fins de mois de sa famille.

Excuses tout à fait plates, assorties de quelques contre-vérités comme celle consistant à dire que la journaliste Britannique qui avait interviewé Pénélope avait été choquée que l’on présente des extraits de son reportage « en dehors de son contexte », ce que la journaliste a formellement démenti dans l’heure qui a suivi ; contre-vérité encore en affirmant que le Parquet financier serait peut-être incompétent pour instruire l’affaire… affirmation encore démentie dans les minutes qui ont suivi ; écran de fumée en fournissant une moyenne des salaires nets de Pénélope sur la période considérée et omettant qu’à certains moments, sa rémunération dépassait celle du député dont elle était prétendument l’attachée ; black-out total sur les 100 000 euros reçus de la revue des deux mondes au titre d’une « réflexion stratégique » qui n’a laissé ni traces, ni souvenirs à quiconque, moins de souvenirs en tous cas que la décoration remise au propriétaire de la revue des deux mondes un an auparavant grâce à qui ? …à Fillon le généreux et fidèle ami à qui je te revaudrai ça !

Pas d’excuses du tout pour les 21 000 euros reçus indûment via la caisse noire des sénateurs de LR dont chacun sait qu’ils sont les mieux rémunérés des parlementaires : « ce sont des pratiques très anciennes »… a-t-il eu pour seule réponse, autrement dit, il n’y a pas que moi, ce qui ne constitue pas un démenti mais un très bel aveu !

Fillon continue dans la défense à géométrie variable et les tartufferies en tous genres. Il espère ainsi gagner encore du temps pour atteindre une zone d’immunité qui le mettrait au moins politiquement, à l’abri des poursuites judiciaires. Il va maintenant tenter d’obtenir un soutien sans failles de son parti à qui il tient le discours simpliste du « moi ou le chaos ! » prononcé par de Gaulle il y a 50 ans.

Cette stratégie peut fonctionner le temps d’une campagne si, comme on peut s’y attendre, les parlementaires LR jugent que le mal étant déjà fait, il n’y a plus rien à espérer hormis un miracle électoral, à l’heure où tout peut arriver, même le pire. Il serait pourtant souhaitable que les électeurs retiennent que :

  • Pour l’heure, aucune preuve tangible n’a encore été avancée quant à la réalité du travail de Pénélope et ses enfants.
  • Dans l’hypothèse où quelques menus travaux auraient été quand bien même exécutés, la rémunération desdits travaux serait sans nul doute excessive.
  • Fillon s’appuie sur une légalité d’apparence qui cache une totale illégitimité de fond, une indécence morale qui le disqualifie personnellement. La liberté prise avec l’emploi de fonds publics pour satisfaire aux besoins financiers de son couple et de ses enfants le rend à mes yeux, indigne de postuler à la magistrature suprême.

Bien entendu, il va se trouver des parlementaires et des électeurs suivistes qui n’entendront pas de tels arguments, ceux qui ont pris l’habitude, depuis les années les plus sombres, de mettre leur conscience en berne et de suivre le cortège de leurs petits intérêts. Il est loin, le temps du désintéressement d’un de Gaulle qui avait une autre stature que le hobereau de province qui entretient son manoir sur le dos des contribuables.

Décidément, Sablé sur Sarthe est beaucoup plus proche de Laval que de Colombey les deux églises.

Et ce n’est pas seulement une question de géogaphie, mais aussi d’Histoire.

dr

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 09:23

Le moins qu’on puisse en dire, c’est que la perspective d’être dirigés par François Fillon à partir de mai 2017, n’est pas des plus réjouissantes. La Justice examine le dossier, recherche les preuves d’un travail effectif de Pénélope qui aurait été à la hauteur des émoluments versés sur son compte par l’Etat, donc, l’argent public. On aimerait tous que dans 15 jours, les clarifications indispensables soient apportées et que la Justice établisse la vérité, la probable et bien affligeante vérité.

Mais d’ores et déjà, les mensonges du candidat Fillon sont établis.

Mensonges sur les périodes au cours desquelles, il aurait « embauché » son épouse. Mensonges sur la situation réelle de ses enfants étudiants qu’il a fait passer pour des avocats pour justifier leur rémunération exorbitante. Mensonges sur le rôle réel de Madame qui affirme devant les caméras n’avoir justement aucun rôle politique. Et bien non, telle monsieur Jourdain, Madame Fillon faisait de la politique sans le savoir. Molière est ainsi revisité puisque pour le même prix, Fillon réunit Monsieur Jourdain et Tartuffe dans le même spectacle.

Reconnaissons tout de même à Fillon une certaine créativité puisqu’il a su inventer son propre système d’allocations familiales…

Mensonges pitoyables sur un prétendu coup d’Etat institutionnel, la main de la gauche en sous-main, des officines barbouzes derrière tout cela… Fillon apporte autant de preuves de ce genre d’assertions qu’il n’en délivre sur la réalité du travail de sa famille pour le service de la représentation nationale. Fillon voudrait nous faire passer de Molière à OSS 117 !

Mais admettons un très court instant que la Justice soit dans l’incapacité de dire si Pénélope et ses enfants ont réellement travaillé ou non, admettons que l’affaire se termine par un non-lieu, il n’en restera pas moins que Fillon aura largement trompé les Français en leur prêchant la rigueur, la nécessité de redresser les comptes d’une France en faillite, en défendant l’idée de supprimer 500 000 postes de fonctionnaires pour réduire la dette, lui qui aura fait verser à sa femme et à ses enfants des rémunérations dont on peut affirmer sans aucun risque de se tromper, qu’elles étaient sans commune mesure avec le travail effectué. Encore Tartuffe.

En terminant, j’ai une pensée pour les juges du Parquet financier. Eux qui comme tous les magistrats, souffrent d’un fonctionnement de la Justice souvent défectueux, faute de crédits suffisants, faute d’argent public consacré à d’autres priorités. J’ai une pensée pour ces juges qui, le soir à la maison, vont comparer leur fiche de paye de magistrats aguerris et diplômés avec celles de deux petits étudiants en droit payés, comme eux mais beaucoup plus qu’eux, avec de l’argent public...

Ce sera pour eux sans doute un grand moment de solitude !

Quoi qu’il en soit, tout cela ne prédispose pas, c’est le moins qu’on puisse dire, à accorder en mai prochain la moindre confiance à Fillon et à se retrouver ainsi pour 5 ans, attachés par le menteur !

dr

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 10:27

Tocqueville avait écrit en son temps « De la démocratie en Amérique », œuvre qui est à la science politique ce que pourrait être une bouteille de Romanée Conti 1966 pour tout œnologue qui se respecte. Force est de constater que notre démocratie aurait peut-être un « petit coup dans l’aile » lorsque l’on regarde les assauts de démagogie, voire de populisme obscène qui parsèment les élections en Amérique, le référendum sur le Brexit en Grande Bretagne jusqu’aux « primaires » de droite comme de gauche en France, en passant évidemment par les primates hors primaires que sont Le Pen et Mélenchon.

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’écris pas : Je ne mets pas tous les candidats dans un même panier. J’ai voté à la primaire de droite pour contribuer à l’élimination de Sarkozy, je n’ai pas réussi à éliminer Fillon, je vote à la primaire de gauche, simplement parce que je crois qu’une gauche de gouvernement, cela peut contribuer à améliorer notre cadre de vie, nos libertés, les relations entre les salariés et les entreprises, les services publics, l’accès à l’éducation… La gauche de gouvernement ne fait pas assez, ne fait pas assez bien, certes, mais mise au pied du mur, elle travaille et ne se contente pas d’incantations,…, elle !

Mais quand même, si l’on excepte les débats entre finalistes de droite comme de gauche qui ont eu plus de tenue que les précédents, quel gâchis démocratique ! On se rend compte avec la primaire de droite que Fillon n’a pas été désigné sur un programme qu’ignoraient largement ses électeurs et qui n’a été découvert que tardivement. On se rend compte que la désignation de Fillon n’a été finalement que la conséquence du lâchage de Sarkozy par une droite qui a trouvé en lui, le candidat de remplacement pour contrer un Juppé qu’elle ne trouvait pas assez revanchard vis-à-vis de la gauche et du centre. Fillon a vendu son programme comme un produit marketing, emballé dans le loden vert du XVI ème arrondissement, dans la naphtaline ressortie des placards de l’après-guerre et d’un catholicisme moralisateur en direction électorale des partisans de la manif pour tous. La primaire de droite n’a pas été un exemple d’exercice démocratique mais simplement de marketing électoraliste. Je n’ai pas plus de bienveillance sur le fond des débats de la primaire de gauche dont l’Europe a été la grande absente alors que ce doit être notre préoccupation essentielle ; Je n’ai pas plus apprécié que Benoît Hamon sorte de son chapeau un produit miracle appelé « revenu universel » dont nul ne connait ni la composition ni le prix, et qui au fond, ne sert que d’habillage marketing pour sa candidature.

On se rend compte, en constatant avec effarement les changements brutaux et imprévisibles de l’opinion sur les candidats, l’engouement suivi du lynchage en quelques semaines, les slogans qui prennent le pas sur les idées, les illusions qui tiennent lieu de programmes, on se rend compte que l’élection du Président de la République au suffrage universel est devenue, avec la médiatisation extrême qui l’entoure, beaucoup plus un spectacle que le moment grave du choix d’un destin collectif. Dans cet exercice, ce sont évidemment les bateleurs qui prennent l’avantage et ceux qui les applaudissent aujourd’hui pensent naïvement qu’ils pourront dès demain changer d’amuseur si le spectacle ne leur plait plus. C’est d’abord pour cela que Le Pen et Mélenchon sont dangereux : une fois installés sur la scène, il sera très difficile de les en faire descendre. Mais en dehors de ces deux-là, ceux qui aujourd’hui envisagent de diriger la France, seraient bien inspirés de refuser le spectacle navrant de la démagogie, de l’utopie présentée comme une espérance alors qu’elle n’est qu’illusion, et qui risque de précipiter les déçus dans les bras (ou les tenailles) des prétendants les plus arrogants, les plus populistes, les plus anti européens auxquels je n’accorderai jamais le droit de diriger le pays, ce pays qui mérite tellement mieux.

dr

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:57

Pas question de prétexter une partie de pêche à la ligne dimanche prochain pour s’abstenir de voter, pour tous ceux qui comme moi, croient à la nécessité d’une force démocrate sociale en France. Voter à la primaire de gauche est un devoir de salubrité publique pour plusieurs raisons :

Un minimum de participation est indispensable, non pas tant pour donner un soupçon de légitimité au vainqueur, mais avant tout, pour donner de la crédibilité à l’idée de la social démocratie, qui dépasse de loin la stature de ceux qui prétendent l’incarner. C’est par la social démocratie que l’on pourra progresser dans la construction européenne, que l’on pourra promouvoir les droits de l’homme, lutter contre l’exclusion, même si le chemin est long et difficile. C’est l’idée de la social démocratie qui est porteuse de paix entre les hommes et les nations.

Une participation insuffisante laisserait beaucoup trop le champ libre à Mélenchon, le nombriliste dont l’ambition suprême n’est pas de gouverner le pays (il peut d’autant plus promettre n’importe quoi qu’il sait qu’il n’exercera pas la responsabilité présidentielle), mais de devenir « MOI », chef incontesté de la future opposition au futur gouvernement de droite. Le leader minimo ne doit pas sortir vainqueur d’une primaire à laquelle il s’est dérobé, ce serait totalement immoral.

Une participation trop faible accélérera l’éclatement du PS. Bien entendu, le PS va sortir grand perdant de la séquence présidentielle mais pour les raisons citées plus haut, il faudra bien qu’une force se constitue ou se reconstitue pour structurer dans l’avenir, l’alternative nécessaire à un gouvernement de droite qui semble probable, pour assurer le moment venu une alternance crédible pour gouverner.

S’abstenir, c’est au fond donner raison à la démagogie, quelle qu’en soit la forme ; c’est renforcer la crédibilité des 3 amis de Poutine que sont Fillon, Le Pen et Mélenchon en leur permettant d’occuper le haut du pavé de la scène médiatique. Entre la naphtaline d’un Fillon et son conservatisme pseudo-chrétien, les incantations d’un Mélenchon hurlant et les perspectives de Franceexit d’une Le Pen qui se vautre dans la couche des exclus comme Trump l’a fait avec les petits blancs américains, où se trouvera l’idée européenne, demain ? qui la défendra, voudra la promouvoir ? qui plaidera pour une Europe qui doit impérativement demeurer une force économique et politique, sous peine de n’être plus dans le futur, que l’enjeu des appétits russes et américains ?

Alors, voter, oui mais pour qui ? Tous les candidats à la primaire ne se valent pas et il est difficile pour un social démocrate, d’en désigner facilement un plutôt qu’un autre. Mais l’important n’est sans doute pas là. Demain, j’irai voter pour la social démocratie et non pour un éventuel futur président. A chaque jour suffit sa peine.

Mais ce qui est sûr, c’est que je n’irai pas à la pêche à la ligne et que les Fillon, Mélenchon et Le Pen ne pourront, dans leur pêche aux voix, espérer y trouver la mienne.

dr

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

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