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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 22:10

Je me sens sauvagement de mauvaise humeur , de la même mauvaise humeur - mais non feinte - dont nous gratifiait régulièrement l'avocat général Desproges déclamant sur France Inter (Tribunal des flagrants délire) : " Bonjour ma hargne, salut ma colère, et mon courroux coucou ! ".

Ah oui, nom d'un chien, ma tête n'a cessé, dès la fin du 1er quart d'heure, de refreiner l'irrésistible envie de sortir de la salle, pendant que mon corps alangui luttait pour ne pas accompagner ma voisine dans le sommeil profond qui avait déjà abattu ses défenses.

Déjà qu'on avait été plus que réservé pour Cézanne et moi (précédente critique à La Hune)…je me demandais si le vieillissement de mes cellules n'était pas tout simplement plus cruellement à l'assaut de mes neurones et de ma joie de vivre qu'à la conquête de mon corps d'athlète.

La réalisatrice, Justine Triet, est visiblement tombée amoureuse du corps de Virginie Efira : ça commence par les jambes, ultra minijupées, ultra minishortées, ultra exhibées, ultra exploitées. Tout est moulant, du haut jusqu'en bas, quand il y en a.

Et on n'échappera pas à la scène d'amour qui dévoilera les seins - oui, avec un peu d'élégance, on pourrait dire "la poitrine", mais là, on est dans l'ordinaire, donc "les seins" - avec une infinie banalité qui rend les choses vulgaires et inutiles.

Pire ! S'inspirant d'un fait réel, mais anecdotique car unique, on cherche à nous embarquer dans le témoignage d'un chien dalmatien qui, selon qu'il remuera la queue à droite ou à gauche, accusera ou innocentera l'inculpé… Vous pensez déjà " Non, ce n'est pas possible, on ne peut pas faire un film avec aussi peu d'arguments ". Réponse : " Si… il suffit de trouver un producteur."

Alors, si vous n'avez jamais assisté, malgré vous ou par politesse, à un mariage moderne dans lequel l'alcool et le ridicule règnent en maître, courez voir ce film. Et ce n'est que le début !

Si vous avez envie de croire sérieusement qu'une avocate à succès consulte à la fois une voyante africaine, un psy, un autre psy, embauche un délinquant qu'elle a jadis défendu, tout ça, parce que "chimiquement" sa vie part en sucette, courez voir ce film.

Si vous pensez que, après tout, on peut faire un film sans scénario, dans l'espoir que ça devienne un collector du genre nanar, courez voir ce film.

Si vous êtes un inconditionnel d'une critique devenue uniforme et insipide, y compris celle de Télérama, courez voir ce film.

Si le fait d'avoir été sélectionné pour Cannes suffit à vous faire courir, courez voir ce film.

Mais ne vous plaignez pas de regretter vos courbatures . Elles resteront musculaires, mais votre cerveau sera épargné.

Il semble même que la série des Camping - 1, 2, puis 3 - soit plus divertissante, plus drôle, plus réelle.

Désolé, mais là, c'est sans appel : NUL !

Et tant pis pour vous si vous courez quand même…on reste amis.

Et si vous avez vraiment envie de voir un film avec Virginie Efira, procurez-vous le DVD de Vingt ans d'écart, et vous pourrez penser que, animatrice TV, elle a aussi un talent d'actrice.

ML

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Published by lahune - dans Culture
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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

Bonnes Feuilles ...

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