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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 14:20

Je te tiens par la barbichette a murmuré Marine à Nicolas… Effectivement, Dupont la joie ne sera que partiellement remboursé de ses frais de campagne puisqu’il n’a pas atteint le seuil des 5% de voix requis. Celui des candidats en lice qui avait, soit dit en passant, l’un des plus gros patrimoines personnels allait devoir mettre la main à la poche et puiser dans son confortable bas de laine. Il a préféré enfiler des bas de contention, ou plutôt, de contorsion, et se marier avec Le Pen, vendre son âme au diable pour ne pas avoir à tirer le diable par la queue. Le bonus : la promesse d’un poste de premier ministre si elle devient présidente de la République.

Si par malheur, les abstentionnistes de dimanche prochain nous conduisaient à cette catastrophe, nous aurions Dupont la joie comme premier Sinistre, triste épilogue du mariage le plus triste de l’année.

Faisons donc en sorte que cela n’arrive pas, que la liberté de penser, d’aller et venir, de chanter ne nous soit pas enlevée. Manifestons contre le mariage triste en votant massivement contre Le Pen dimanche prochain.

Et puisque les chansons de Brassens ne sont pas encore interdites, faisons en sorte qu’elles ne le soient jamais, au grand jamais. Et remettons nous à fredonner librement sa marche nuptiale à lui, tellement plus belle que l’union de ces deux Thénardier de la basse politique que sont Le Pen et Dupont la joie.

dr

Mariage d'amour, mariage d'argent,
J'ai vu se marier toutes sortes de gens :
Des gens de basse source et des grands de la terre,
Des prétendus coiffeurs, des soi-disant notaires...

Quand même je vivrai jusqu'à la fin des temps,
Je garderais toujours le souvenir content
Du jour de pauvre noce où mon père et ma mère
S'allèrent épouser devant Monsieur le Maire.

C'est dans un char à bœufs, s'il faut parler bien franc,
Tiré par les amis, poussé par les parents,
Que les vieux amoureux firent leurs épousailles
Après long temps d'amour, long temps de fiançailles.

Cortège nuptial hors de l'ordre courant,
La foule nous couvait d'un oeil protubérant :
Nous étions contemplés par le monde futile
Qui n'avait jamais vu de noces de ce style.

Voici le vent qui souffle emportant, crève-cœur !
Le chapeau de mon père et les enfants de chœur...
Voilà la plui' qui tombe en pesant bien ses gouttes,
Comme pour empêcher la noc', coûte que coûte.

Je n'oublierai jamais la mariée en pleurs
Berçant comme un' poupé' son gros bouquet de fleurs...
Moi, pour la consoler, moi, de toute ma morgue,
Sur mon harmonica jouant les grandes orgues.

Tous les garçons d'honneur, montrant le poing aux nues,
Criaient : "Par Jupiter, la noce continue !"
Par les homm's décrié', par les dieux contrariés,
La noce continue et Viv' la mariée !

GB

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

Bonnes Feuilles ...

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