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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 12:28

Ils ne sont plus que quatre à pouvoir espérer se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle de dimanche prochain. Selon toute vraisemblance, Benoît Hamon ne fera pas partie de ce quatuor et nous analyserons plus tard les raisons de ce qu’il faudra bien appeler un échec, non pas tant en raison des idées qu’il porte et qui ne sont pas toutes, loin de là, à jeter aux orties, mais d’une stratégie de rupture avec la social-démocratie qui l’a placé à la remorque de Mélenchon, pour ne pas dire à sa merci. Passons, c’est un sombre épisode, un triste épilogue.

Il en reste donc quatre. Je ne parlerai pas ici de Le Pen et de l’aversion qu’elle m’inspire, raciste, xénophobe, future condamnée pour escroquerie en bande organisée, du moins on le souhaite. Les lecteurs de la hune savent que jamais, cette sinistre irresponsable politique et aucun des candidats de son parti n’auront jamais ma voix lors d’une élection. Je ne parlerai pas non plus de Fillon : chacun sait ce que je pense de la cupidité de ce Tartuffe, indigne de présider aux destinées du pays.

En revanche, je dirai de Mélenchon que c’est avec Le Pen, le plus grand danger qui existe pour l’avenir de la France. Passons sur l’agressivité dont fait montre ce personnage à l’égard de qui ne pense pas comme lui, que ce soit la gauche social-démocrate ou les journalistes. Mais ne passons pas sur des amitiés internationales indécentes avec Poutine, feu Chavez ou Maduros. Ne passons pas sur les risques de conflit que ce candidat autoproclamé de la paix fait peser sur l’Europe dont il se verrait bien le fossoyeur, sur les pays de l’est de l’Europe qui se sentent de plus en plus menacés par Poutine. Ne passons pas sur la critique systématique des organisations internationales (qui est la copie quasi-conforme des positions du Parti communiste français des années 50), critique qui pourrait aboutir à ce que la France prenne la tête d’une alliance avec le Venezuela et autres pays d’Amérique latine ruinés par des dirigeants aussi peu scrupuleux en ce qui concerne les libertés et des droits de l’homme dans leurs pays que de la gestion de l’économie. Ne passons pas sur le programme économique de Mélenchon qui promet moins d’impôts et plus de dépenses publiques (cherchez l’erreur), qui promet l’interdiction des licenciements boursiers (on aimerait en avoir une définition juridique). Quel chef d’entreprise normalement constitué peut avoir confiance dans un programme économique ou les promesses non financées se multiplient comme des petits pains et donc, décider d’investir ou de recruter ? Mélenchon, si par malheur il devait être élu, échouerait sur le plan économique en moins de deux années et bien entendu, comme cela a toujours été le cas, ce sont les plus modestes qui souffriraient des méfaits de l’inflation et d’un accroissement du chômage.

Question subsidiaire mais pas secondaire : avec quelle majorité gouvernerait Mélenchon ? Qui peut croire qu’après son éventuelle élection, il serait en mesure de réunir une majorité radicale de gouvernement ? Ou bien il s’affranchirait des règles démocratiques et ce serait l’amorce d’un régime fortement autoritaire, ou bien… Mélenchon s’affranchirait de ses promesses inconsidérées, ce qui pousserait une partie de son électorat dans les bras du FN.

La présence au deuxième tour des deux candidats extrêmes que sont Le Pen et Mélenchon serait une catastrophe, tant pour l’économie et le social que pour nos libertés, sans parler évidemment du discrédit qui nous frapperait tous sur un plan international. Et si d’aventures, nous étions dans la sinistre obligation de choisir Mélenchon pour éviter Le Pen, ce ne serait qu’un sursis de deux ans, l’échec de la gestion de Mélenchon s’avérant le plus court chemin pour faire tomber le pays dans l’aventure d’extrême-droite.

Il ne me reste que Macron, avec une bonne dose d’incertitudes évidemment, tant sur sa capacité à rassembler une majorité qu’à mettre en œuvre une politique soucieuse de préserver le dialogue social. Mais je sais que ces incertitudes ne sont pas inexorables ; pas autant et de loin que les routes sans retour où nous mèneraient Mélenchon et Le Pen.

Dimanche, je voterai pour entendre sonner le glas pour les extrémistes anti européens. Et j’espère qu’on sera nombreux à le faire à nouveau 15 jours après.

dr

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Published by lahune
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Michel Lachartre 17/04/2017 19:33

Je ne serai pas de ceux qui tirent la corde pour faire sonner le glas sur la candidature de Benoît Hamon. Et je me demande sérieusement si les sondages sont, comme le prétendent les sondeurs, des atouts pour la démocratie, tant sont tentés de le faire souvent nos compatriotes de voler au secours de la victoire, oubliant de défendre leurs convictions. Si Macron est au deuxième tour, héritier du vote utile, je n'aurai pas d'autre choix, mais je pressens dans son programme libéral de grands dangers. On sait ce que font les banques quand on leur laisse, comme il veut le faire, la bride sur le cou.

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

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