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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 18:26

 

La critique est facile et le ridicule ne tue pas…

… deux bonnes raisons de ne pas se priver de commenter la diplomatie française initiée par le Président Sarkozy. On notera au passage la majuscule attribuée à la fonction en raison de ce qu’elle n’appartient pas en propre  à son actuel dépositaire et ne saurait refléter un respect très relatif qu’il inspire à l’auteur de ces lignes.

Or donc, nul ne saurait ignorer la loi ni, de surcroît, l’article de la Constitution de la Vème République qui attribue au Président de ladite République la prérogative de la conduite de la politique étrangère de la France.

C’est donc, comme par le passé qui remonte à 1958, Monsieur Sarkozy qui oriente la politique extérieure de notre pays et qui supervise la nomination des représentants  de cette politique hors de nos frontières.

Pauvre France !

Pauvre Corneille aussi, qui enseignait qu’aux âmes bien nées la valeur n’attend pas le nombre des années. L’observation des mœurs de ce début de XXIème siècle l’aurait probablement conduit à tempérer son propos puisque le brevet « d’âme bien née » s’obtient désormais à la sortie d’une quelconque grande école de commerce ou d’administration,  et qu’une option « langues orientales », qu’on y ait brillé ou non, suffit à vous faire obtenir la mention « diplomaticable ». Confère les tribulations du jeune Boris Boillon, fraîchement nommé ambassadeur en Tunisie après avoir étincelé en Irak.

Le titre d’Excellence usuellement accordé aux ambassadeurs de France  pourrait bien, si ça continue, devenir un simple sous-titre,  voire une vulgaire didascalie dans le scénario funeste que les conseillers de l’Elysée écrivent au jour le jour, sans imagination, et sans le sens de l’anticipation, en fonction des indications scéniques pompées au Théâtre  des Etats-Unis.

L’essentiel est de tenir en coulisse une escouade d’hallebardiers et de valets impatients d’être à l’affiche.

Pauvre Conservatoire !

MAM, dans le rôle de doyen de la troupe s’illustre par des représentations de fin d’année douteuses, passant très discrètement du théâtre subventionné au théâtre privé, très privé, et ramassant au passage la recette collectée par ses parents qui ont accepté, pour une soirée, de tenir la caisse, à défaut du manche à balai.

A 92 et 94 ans, qui pourrait soupçonner ces honnêtes citoyens qui investissent dans l’immobilier tunisien d’envisager un seul instant d’étoffer, à plus ou moins long terme, le trousseau de leur fille chérie ? Acheter des murs blancs au soleil pour ses (quelques) vieux jours, n’est-ce pas simplement une saine action de gestion de patrimoine ?

Et qu’on ne vienne pas nous chanter que voyager dans l’avion d’un affidé du pouvoir local soit le début d’une quelconque compromission avec le dictateur en place, même si les parts de la société immobilière qu’on rachète appartiennent au même affidé, et même si , par discrétion, et au nom du respect de la vie privée, très privée, on n’étale pas spontanément pas ce genre d’opération au grand jour, sitôt que les médias révèlent que les répétitions des « Parents terribles » ont démarré.

Cocteau est mort, qu’on lui foute la paix !

Certes, et tournons nos regards vers le théâtre contemporain, ce théâtre inspiré de la vraie vie, laquelle vraie vie s’impose périodiquement sur nos petits écrans devenus grands en ce qu’il est désormais convenu d’appeler la télé-réalité.

Ah, la belle réalité qui accouche à chaque saison de son lot d’avortons !

De Ferme des Célébrités en Secret Stories, d’Iles de la Tentation en Qui veut épouser mon fils, on ne nous épargne pas la moindre rime de poésie moderne, la plus petite évolution de la grammaire française, la moindre saillie d’une intelligence reconnue d’utilité publique.

Car c’est bien d’utilité publique qu’il s’agit puisque réfléchir s’apparente désormais à un acte de subversion pouvant mener au terrorisme et puisqu’il suffit de regarder la télé pour s’épanouir. Un projet de loi est à l’étude qui fera remplacer au fronton des écoles publiques l’antique « Liberté, Egalité, Fraternité ». La nouvelle enseigne sera « Casse-toi pauvre con », et la liste des franchisés ne cesse de s’allonger selon des sources autorisées proches du dossier.

Premier de la classe, et décoré de la Légion d’Honneur à la fin de l’année dernière, Boris Boillon, déjà cité, a considérablement contribué au renforcement du rayonnement de la France à l’étranger.

Lunettes noires façon Matrix, abdomen chocolaté façon Nutella, slip kangourou façon Ben Hur, Monsieur l’Ambassadeur, du haut de ses 40 ans, affirmait, dans un précédent rôle, que le roi Kadhafi n’était plus un terroriste et que tout le monde avait, comme lui, le droit d’avoir fait des bêtises dans sa vie.

Même quand on s’impose par la force à la tête de son pays depuis des décennies ?

Parole d’expert !

Nouvelle vague, nouvelle diplomatie.  Pour être franc, il faut bien reconnaitre que le jeune étalon avait été encensé par son mentor d’alors, le très honorable french doctor Kouchner, lors d’une émission de télévision. On vous le dit la télé-réalité vous autorise à ne plus réfléchir, ne plus penser.

Alors quand des journalistes tunisiens qui tiennent leur légitimité d’une révolution toute neuve prétendent poser des questions intelligentes à la vénérable diplomatie française incarnée par l’un de ses plus remarquables acteurs, il ne faut pas s’étonner que l’artiste s’offusque et fasse tomber le rideau sur une réplique sans relief.

Quand les poitrines sont trop gonflées d’orgueil, c’est la Légion d’Horreur qu’il conviendrait d’épingler à certains trop jeunes trous du cul. Histoire de leur fermer le bec !

Il paraît que le mandat de l’Administrateur de cette Comédie (à la) Française arrive à échéance en mai 2012.

Pauvre théâtre !

Est-ce que le public tiendra jusque-là ? Il paraît qu’il y a un début de sédition au Café le Marly. Ca commence souvent comme ça …

 

ML

 

 

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Published by lahune - dans élections 2012
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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

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