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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 14:30

 

 

Décidément, la météo n’est pas bonne sur l’ensemble de l’Europe. Averses de plans de rigueur, orages sociaux annoncés en Espagne et au Portugal, tempête en Grèce, jusqu'au massacre dont la Norvège vient d’être le théâtre de la part d’un fou venu de nulle part… vraiment venu de nulle part ? pas si sûr…

 

 

Peut-on répandre inconsidérément de l’essence sur le sol sans risquer un jour l’accident ?

 

Depuis déjà de nombreuses années, l’extrême droite et ses thèmes de stigmatisation de l’étranger progressent en Europe. « L’autre » est devenu l’indésirable, celui qui est la cause ultime des malheurs, notamment économiques, de nos pays.

L’antisémitisme survit assez confortablement dans des pays comme la Pologne ; la Hongrie est peuplée de miliciens xénophobes et parallèlement, se dote peu à peu d’institutions liberticides. Les partis d’extrême droite à vocation anti-musulmane prospèrent aux Pays Bas et en Europe du nord. L’Italie est gouvernée par une coalition qui oscille entre le néo fascisme et l’affairisme. La France qui avait confié le monopole du populisme et de la xénophobie au Front National est maintenant largement gangrenée puisque les thèmes et la rhétorique de ce parti sont quasiment repris à l’unisson par une partie de l’UMP et certains membres du gouvernement.

La banalisation de la haine de l’étranger a largement imprégné le sol européen et l’image simpliste d’une société manichéenne devient de plus en plus répandue ; La tolérance, l’ouverture à l’autre deviennent laxisme et complicité alors que l’intolérance et la haine sont érigées en légitime défense, voire en pureté !  Il ne faut pas alors s’étonner qu’un jour, en Norvège ou ailleurs, un pyromane veuille tester sa capacité de nuisance, son pouvoir de tuer, sur un terrain devenu de mieux en mieux balisé où sont identifiables le bien et le mal, les causes justes et celles qui ne le sont pas. Le regard que porte ce fou sur lui-même n’est pas celui d’un assassin mais d’un croisé, d’un kamikaze se sacrifiant pour « la  cause ». Si un tel regard est possible, indépendamment du déséquilibre profond de l’individu lui-même, c’est que « la  cause » a acquis un certain degré de légitimité sociale et politique…

 

 

Peut-on laisser les religions jouer avec des allumettes ?

 

Il est clair que des individus ou des groupes utilisent les religions à des fins qui n’ont guère à voir avec le message qu’elles sont censées délivrer. Lorsque le terreau est imprégné de l’essence depuis des années, il suffit d’une allumette pour tout enflammer. Ceci est valable aussi bien pour l’Islam que pour le monde chrétien. Ces deux grandes religions seraient bien inspirées de chasser plus énergiquement qu’elles ne le font, leurs éléments les plus radicaux, ceux qui désignent l’ennemi au nom de leur foi, ceux qui se réclament d’un Dieu pour conquérir le pouvoir politique. A ne pas savoir le faire avec assez d’efficacité, les responsables religieux de toutes confessions jouent avec le feu. Le présumé assassin de Norvège pensait probablement avoir l’aval de Dieu pour commettre son forfait et se placer ainsi au-dessus de l’humanité et de ses règles. Les islamistes radicaux qui se font sauter à l’explosif avec leurs victimes n’ont rien à lui envier. Les condamnations verbales des responsables religieux paraissent bien insuffisantes face à la montée des exactions commises au nom des religions.

Et puisqu’en l’état actuel des choses du monde, il est acquis que l’humanité ignore fondamentalement si Dieu existe et dans l’affirmative, de quelle religion il se réclame, le moins qu’on puisse attendre de ceux qui adoptent telle ou telle religion est la condamnation des certitudes assénées par des clercs intégristes aux intentions justement pas très claires. Prêtres, rabbins, imams de tous pays, unissez vous pour éloigner les allumettes de vos enfants mal élevés !

 

 

Grèce antique, Europe en toc ?

 

In extremis, un accord a été trouvé pour tenter provisoirement de sauver non pas la Grèce, mais l’ensemble de la zone Euro. L’Europe nous a depuis longtemps habitués aux longues tractations, aux suspenses insoutenables, aux nuits blanches passées à négocier… Ne nous plaignons pas puisque ce dialogue tempétueux est plutôt signe de vie et l’on sait bien que vaincre les difficultés est un signe encourageant pour l’avenir…

 

Mais de là à se réjouir exagérément, à chercher à tirer la couverture à soi avec si peu d’élégance, comme le Premier Ministre français l’a fait, il y a un pas qu’un simple zeste d’humilité suffirait pour dissuader de le franchir… Décidément, le mois de juillet n’a pas été avare en Filloneries de tous genres : après les déclarations intempestives de l’intéressé sur les origines étrangères (lisez « étranges ») d’Eva Joly, (qu’on peut d’ailleurs relier au premier paragraphe de cet article), notre chef du gouvernement a cru bon de faire et de dire comme si le mérite principal du sauvetage de l’Euro revenait à l’exécutif français… C’est ça la solidarité vécue au travers du prisme chauvin du Premier Ministre. Belle démonstration en tous cas du phénomène des vases communicants : plus le Président dit de bêtises, plus le Premier Ministre se tait et plus le nouveau muet de L’Elysée essaie de ressembler au mime Marceau, plus François Fillon raconte n’importe quoi !

 

Ce qu’il y a d’insupportable, dans cet accord, c’est quand même que les grandes Banques européennes aient été parties dans sa négociation : C’est la démonstration que nos responsables politiques ne peuvent imposer les nécessités de l’intérêt général aux puissances d’argent. On pensait naïvement que les politiques étaient élus pour organiser le cadre législatif et réglementaire dans lequel les intérêts particuliers pouvaient exercer librement leurs activités ; il n’en serait donc rien et le chantage au désordre et au cataclysme financier auquel se livrent les Banques devient chaque jour une ligne jaune que s’interdisent de franchir ceux qui nous gouvernent ! Pour qui voter alors ? A notre avis, nous devrons prochainement voter pour les banques plus que pour des responsables politiques impuissants ; il ne manque à ces dernières qu’un programme électoral… mais là, on peut encore attendre longtemps qu’elles s’engagent et qu’elles tiennent leurs engagements !

 

 

dr

 

 

PS : Le Président Sarkozy reçoit en fin de journée les coureurs FRANÇAIS du Tour de France : nul doute qu’il va leur faire état de sa passion pour la petite reine alors que chacun sait qu’il préfèrerait concourir en 2012 avec la grande Royal !

 

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Published by lahune - dans élections 2012
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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

Bonnes Feuilles ...

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