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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 18:06

 

Non à l’invasion des étranglés en France !!!

On aurait bien prolongé encore un peu le silence de « la hune », s’interrogeant sur l’incapacité profonde d’une partie des électeurs de gauche en France à adopter une position de gestion responsable des affaires publiques. La culture d’opposition (sous couvert de « débats démocratiques ») est plus forte que le souci de gérer qui suppose que toute réforme profonde nécessite du temps, de la patience et le sens de la responsabilité. Non que tous ces débats et discussions n’aient pas leur légitimité propre, mais gouverner en temps de crise implique des choix parfois douloureux comme celui par exemple, de sacrifier quelques lignes du Code du Travail pour tenter d’améliorer en profondeur l’emploi et la protection sociale. Il y aurait eu beaucoup à dire ces derniers mois, sur le corporatisme latent qui se cachait sous les manifs de certains enseignants à propos de l’abandon de la semaine de 4 jours, les finalités pour le moins diverses de certains occupants de Notre Dame des Landes, bref, on a vu ces derniers mois une partie des électeurs de François Hollande ne pas hésiter à hurler avec les loups, être tentés par la désertion avant, peut-être, de commencer à tirer sur l’ambulance…mais tout ceci n’est pas le propos de ce jour où l’on préfèrera s’en prendre à la question des étranglés qui ne cessent de crier de plus en plus dans notre beau pays !

 

Maman la petite Batho a-t-elle des jambes ? Oui, certes, des jambes qu’elle a pris à son cou pour organiser la conférence de presse consécutive à son départ du gouvernement. Notre ex ministre s’étranglait de colère après son éviction, insinuant à qui mieux mieux, dénigrant à tout va, condamnant sans appel son ancien patron… Madame Batho a du caractère, ce n’est pas contestable, mais comment peut-elle s’étonner qu’après avoir clairement dit que la politique suivie par Matignon n’était pas la bonne, elle doive renoncer à ses fonctions de ministre ? Un salarié du privé qui dénigre son entreprise ou exprime son désaccord sur la stratégie décidée par les responsables de ladite entreprise se retrouve vite à Pôle Emploi par les temps qui courent, d’autant plus s’il s’agit, comme Madame Batho, d’un cadre supérieur. L’intéressée est trop fine politique pour avoir ignoré le risque qu’elle prenait et il y a fort à penser que l’étranglement de colère n’avait d’autre objectif que de venir renforcer la posture de « victime » qu’elle avait délibérément choisi d’adopter. Le « quand on est ministre, on démissionne ou on ferme sa gueule » n’a plus cours, dirait-on et c’est bien dommage. L’ex ministre va retrouver son siège de député des Deux Sèvres, ce qui s’apparenterait à un petit parachute doré dans une entreprise privée. On verra si lors des prochaines élections, le Batho s’échouera ou non dans cette circonscription finalement assez peu maritime … Les escarpins ministériels chausseraient-ils un pied vraiment marin ? L’avenir le dira.

 

Chez les Le Pen, ce sont les mots qui ont des relents nauséabonds : On passe des escarpins aux rangers de l’extrême-droite avec les propos de Le Pen père qui s’étranglait de fausse fureur en qualifiant jeudi à Nice la présence de Roms dans la ville d' « urticante et odorante ». Commentaire de Le Pen fifille, « J.M. Le Pen est parfois rugueux sur la forme » … Mais c’est justement dans la forme que se situe le caractère raciste du propos, ce que la fille se garde bien de reprocher au père, la fille qui, pour avoir comparé les prières de rue à l’occupation allemande, vient de voir levée son immunité parlementaire européenne et sera poursuivie, comme papa en d’autres circonstances, pour incitation à la haine raciale. Monsieur Estrosi avait donné le ton dans sa bonne ville de Nice, véritable terre d’asile pour ceux qui se plaisent à cultiver racisme et xénophobie, en tenant des propos de la même odeur que ceux du vieil étranglé de fuhreur. Illustration supplémentaire de tous ces élus de l’UMP qui essaient d’enfiler des rangers à la place de leurs vieux godillots, oubliant que l’odeur nauséabonde vient du pied lui-même et non de sa chaussure…

 

Les gros sabots de Mélenronchon : Il faudrait une chronique quotidienne pour commenter les écarts de langage, les provocations haineuses, bref, les mélenchonneries proférées à longueur de semaines et à portée de micros par ce faux défenseur du peuple dont il se prétend le porte-voix. Nous avions (en classe « affaires » quand même !), nous avions donc eu droit au capitaine de pédalo, à Hollande « pire que Sarkozy », « autoritaire et machiste »… on admirera la finesse du trait politique mais après tout, ce sont là des invectives qui sont le menu quotidien des combats politiques entre camps opposés. Mélenchon qui se voulait le premier opposant au FN, avec le succès que l’on sait, se veut aussi le premier opposant à la gauche socialiste afin de faire main basse sur le PC. D’où les étranglements de colère qu’il simule dès qu’un média complaisant se trouve à proximité. Mais en déclarant Jérôme Kerviel « innocent », le Mélenronchon a battu un nouveau record dans la discipline de la démagogie. On veut bien admettre que le trader n’est pas et de loin,  l’unique responsable de la perte de quelques milliards, mais il est difficile d’oublier que l’intéressé pratiquait une activité financière qui lui rapportait beaucoup d’argent à titre personnel, qu’il était donc objectivement tout à fait complice d’un système financier honni et dénoncé par le leader du Front de Gauche, et que de surcroît, il s’était délibérément affranchi de certaines règles déontologiques. Kerviel a sans doute quelques excuses à faire valoir, son licenciement pour faute « lourde » est contestable sur le plan du droit et le Conseil des Prud’hommes la requalifiera probablement en faute « grave », la Société Générale a certainement ses propres responsabilités, mais tout ceci ne suffit pas à en faire un innocent. Mélenronchon montre une fois de plus qu’il n’hésite devant aucun moyen pour faire parler de lui et tenter d’aspirer en sa faveur n’importe quel bulletin de vote. Consternant.

 

Chaussures à talonnettes, le retour… L’ancien Président dont le Conseil Constitutionnel a retoqué les comptes de campagne s’est lui-même étranglé d’indignation et en a profité pour en « claquer la porte » de la digne institution… alors qu’il n’y avait pas de porte puisqu’il ne pouvait démissionner d’un organe au sein duquel il n’avait pas été nommé ! Faire semblant de claquer une porte qui n’existe pas, c’est tout simplement et comme à l’accoutumé, faire du vent. Argumenter sur les 2% de dépassement de budget autorisé par rapport à la sanction à 100%, c’est inventer une règle qui n’existe pas, donc, une règle de circonstances. Allez donc expliquer à un gendarme que vous n’avez dépassé la ligne jaune que d’un mètre par rapport à la largeur de la route, ou que votre taux d’alcoolémie à 0,60% ne devrait vous valoir qu’une suspension de permis de 10 minutes… Mais le plus consternant dans cette histoire, c’est de voir qu’après avoir contribué à ruiner son propre parti l’UMP en s’affranchissant des règles en vigueur, Nicolas Sarkozy s’attribue la posture de la victime d’un complot, puis, comble du cynisme, le rôle du sauveur potentiel de ce parti auquel il a mis la tête sous l’eau ! C’est beau de faire don de sa personne à son parti, en y ajoutant 7500 €uros de sa poche ! Finalement, ce n’est pas une très mauvaise nouvelle pour la gauche que de voir l’ancien Président revenir aux affaires,  d’autant qu’à propos d’affaires dans lesquelles son nom revient de façon insistante, la justice ne semble pas chômer.

Nicolas Sarkozy se drapant dans le lin blanc de l’innocence pour sauver l’UMP, en insistant sur son désintéressement, alors là, il y a vraiment de quoi s’étrangler de rire !

 

dr

 

 

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

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