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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 19:31

 

 

 

A la Hune, il nous arrive d’avoir des opinions, des points de vue différents sur les mêmes évènements. C’est ce qui se passe avec le mariage pour tous sur lequel, Michel et Dominique ne portent pas le même regard. Ils sont d’accord cependant pour estimer que la question du mariage pour tous ne peut se traiter par un débat opposant la gauche à la droite. Ils sont d’accord pour refuser toute prééminence du pouvoir religieux sur le pouvoir politique. Dominique estime le questionnement de Michel légitime et réfléchi, Michel n’aurait pas mis le pied dehors pour participer à la procession du dimanche 13 janvier. Deux regards différents, deux tons différents, une humeur, un humour, rien de véritablement antagoniste mais seulement un peu d’enrichissement mutuel, de refus de réponses manichéennes. Bon, Michel, on s’arrête sinon nos lecteurs vont s’imaginer que nous allons leur annoncer notre mariage !

 

 

 

 

 

 

 Est-il possible de dire qu'on est contre le MPT,

tout en étant foncièrement de gauche, sans se

 faire taxer d'homophobie ?...

 

 

 

A l'énoncé un peu long de cette question, 

j'ajoute ... "n'en déplaise à Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. " 

Celui-ci , en effet, a jugé légitime de rappeler à l'obéissance tout député PS qui, lors du vote de la loi, donnerait droit à sa conscience plutôt qu'à la discipline de groupe.

Sur l'air du Maréchal, ...."Godillot nous voilà" !

C'était une promesse de campagne du candidat Hollande. Fort bien ! Et la séparation des pouvoirs, Messieurs, ça vous dit quelque chose ?

 

Le mot "mariage" est depuis la nuit des temps chargé de sens dans notre civilisation. Pour faire court, il signifie qu'un homme et une femme qui s'aiment décident d'unir leurs destins pour le meilleur et pour le pire, qu'il veilleront l'un sur l'autre, et harmoniseront leurs avis sur l'éducation des enfants.

 

Sauf contrat ad hoc, c'est-à-dire sous le régime de la communauté, c'est à peu près tout, et il consacre donc socialement et légalement l'union d'un homme et d'une femme.

C'est ce même statut que veulent obtenir ujourd'hui les associations homosexuelles militantes, lesquelles ont, depuis quelques années, suffisamment bataillé pour convaincre le candidat à la présidence de la République et une partie importante de son parti de soutenir cette idée, qui est désormais un projet de loi.

 

L'homosexualité est-elle un phénomène nouveau, récent ? Non.

Les hommes et les femmes ont pu avoir des penchants de cette nature  depuis la nuit des temps . Ce qui a changé, avec l'évolution de notre société, c'est que ce n'est plus devenu un "péché" au sens laïque du terme, et depuis 1982 cela n'est plus un délit juridique. C'est aujourd'hui très largement accepté, même s'il est vrai qu'il se trouve encore quelques nervis, toujours trop nombreux et absolument intolérants, pour persécuter les personnes qui n'ont pas les mêmes amours que la majorité de la population.

 

En 1999, a été instauré le PACS dans l'objectif de mieux préserver les intérêts des personnes homosexuelles ou hétérosexuelles  vivant ensemble hors mariage. Sur le plan de la fiscalité, sur le plan du bail d'habitation, la défense de leurs intérêts a progressé. 

Il est fort probable que les dispositions du PACS soient encore insuffisantes, et qu'il se trouve un certain nombre de cas de figure dans lesquels les contractants sont  toujours lésés par rapport aux personnes mariées. C'est le cas notamment pour ce qui concerne l'héritage, puisque le conjoint pacsé n'est pas héritier, sauf si un testament a été enregistré.

Mais il s'agit bien de défendre, de préserver, et probablement de faire évoluer, un certains nombre de droits " matériels ".

 

Et que mettent  en avant les tenants du "mariage pour tous" ? L'égalité des droits et de celui de s'aimer.

Sur le droit de s'aimer librement quel que soit son genre et celui de l'élu de son cœur, il faudrait être effectivement assez rétrograde pour le contester.

Presque tout le monde s'accorde pour dire que l'amour doit être vécu librement et dans le plus grand respect possible de la préservation du patrimoine commun des conjoints.

Il suffirait de réformer le PACS dans ce sens.

Mais qu'on ne s'y trompe pas, derrière cette bannière du bon sentiment sous laquelle défilent des centaines de milliers de sympathisants, c'est une petite troupe de prétendants à l'adoption homoparentale qui avance masquée.

 

Dans le PACS, en effet rien n'est prévu pour ce qui concerne les enfants, pour la bonne raison que s'ils ne sont pas l'enfant des deux contractants,  ils sont a priori l'enfant de l'un des deux, et que , dès lors, dans un cas comme dans l'autre, c'est le droit commun qui s'applique.

 

Or, indépendamment du PACS,  la loi française prévoit qu'une personne célibataire puisse adopter un enfant. Et tout au long du parcours du combattant que constitue la procédure d'agrément,   il n'est pas fait d'enquête sur la sexualité du demandeur, et c'est tant mieux. C'est ce qui a permis jusqu'à aujourd'hui qu'un certain nombre d'enfants adoptés évoluent "légalement" au sein d'un couple homosexuel qui ne s'était pas déclaré.

 

Et ce qui est consubstantiellement lié à la revendication d'aujourd'hui des associations militantes pour le MPT, c'est précisément le droit à l'adoption par des couples homosexuels déclarés.

D'où cette revendication au mariage.

En effet, dès lors que le même mot "mariage" vaudrait pour tous, il serait anticonstitutionnel de discriminer certains couples mariés par rapport à d'autres couples également mariés, au seul motif que leur sexualité est différente.

L'un de leurs arguments est de dire que l'enfant qui se retrouve orphelin de son parent d'adoption n'est pas protégé par la loi car le concubin n'a aucun droit à son égard. Mais qu'est-ce qui empêche le concubin, s'il le souhaite d'adopter l'enfant déjà adopté de son conjoint ? A priori, rien !

 

Mais l'enjeu du mariage pour tous va bien au-delà de l'adoption, car, pour certaines associations il intègre la  volonté même de pouvoir accéder à la procréation médicalement assistée (PMA)  pour les couples féminins,  ou à la gestion pour autrui (GPA), pour les couples masculins.

 

Alors qu'est-ce qui m'empêche d'adhérer à cette avancée de démocratie ou ce progrès de société que prétend être le MPT ?

 

Une intuition réfléchie, une révolte intime, et l'inconséquence de certains propos.

 

 

Une intuition réfléchie, et elle vaut bien toutes les pseudo convictions qui défilent de part et d'autre, qui tient à ce que j'ai le sentiment qu'on joue aux apprentis-sorciers avec le devenir des enfants ainsi adoptés par des couples homoparentaux déclarés tels.

Quand on a un papa ou une maman, qui, en se séparant de son conjoint, change également de vie sur le plan de sa sexualité, le traumatisme de la séparation des parents  est certain, mais il reste en outre à gérer l'acceptation personnelle et sociale du changement de vie du parent concerné.

Ca peut très bien se passer. Ou non.

Et dans tous les cas, l'enfant sait d'où il vient. Il est comme tout le monde, il connaît son père et sa mère.

On ne lui a pas demandé son avis, ou rarement, sur la façon dont allait s'organiser sa nouvelle vie, mais si elle ne lui plait pas, il aura la possibilité de "changer" de famille d'hébergement, même si cela n'est pas toujours juridiquement facile. Et il retrouvera dès lors  son autre géniteur.

J'ai l'intuition que c'est un moindre mal.

 

Ma révolte intime tient à ce qu'on voudrait donner accorder de la raison à un désir d'enfant au nom de l'égalité des droits, sans tenir compte des droits de l'enfant.

Comme si ce que la nature n'a jamais permis devait être autorisé par la société.

Quand un couple hétérosexuel recoure à la Procréation médicalement assistée, on est dans un geste thérapeutique, car son infécondité est une anomalie pathologique.

Il n'ya aucune anomalie pathologique quand deux hommes ou deux femmes ne peuvent pas avoir d'enfant naturellement. Il peut en résulter une névrose, mais ça se soigne différemment.

Il n'est certainement pas exagéré de prétendre que l'épanouissement optimal d'un enfant  se trouve dans l'éducation sexuée et équilibrée qu'il reçoit d'un homme et d'une femme qui sont ses géniteurs.

Qu'on soit né garçon ou fille, on n'aime bien avoir, sur sa vie, le regard d'une femme et celui d'un homme. On se construit avec ses parents, et contre eux également. Et  avec la complicité de l'un ou de l'autre, comme en opposition avec lui, alternativement, et tout au long de sa croissance.

Il faut n'avoir jamais été privé de son père ou de sa mère dans l'enfance pour ignorer le manque constant auquel il faut faire face, et qui laisse souvent des traces dans la vie d'adulte.

 

Si l'on suit l'argument de l'égalité des droits, et si, à ce titre, on permet aux couples homosexuels mariés d'adopter, il faudra bien qu'ils puissent adopter indifféremment une petite fille ou un petit garçon, quel que soit leur genre. Sans quoi la loi serait discriminante et probablement anticonstitutionnelle.

Je ne doute pas un seul instant que tout un chacun soit à même de donner de l'amour à un enfant, puisque c'est aussi un argument, quel que soit sa sexualité. Mais que fait-on du vécu ? Que fait-on de l'expérience du genre qu'on n'a pas ?

Auquel de ses deux papas la petite fille adoptée viendra-t-elle se confier et demander conseil au moment de ses premières règles ?

Et lorsqu'il aura tapissé sa housse de couette de sa première carte de France, à laquelle de ses deux mamans le petit garçon adopté pourra-t-il dire son embarras sans risquer une petite moquerie ?

On m'opposera que ce sont des circonstances particulières ou extrêmes, et que la vie s'arrangera de ces petits incidents.

Réponse facile si l'on est militant. Réflexion à approfondir si l'on est un sympathisant de forme.

 

Et enfin, la vacuité, l'agressivité, l'inconséquence de propos tenus par certains partisans du MPT.

Et en premier lieu, citons Pierre Bergé, qui n'en est plus à une "gâteuserie" près.

Pour lui, la mère porteuse d'un enfant pour le compte d'un couple gay ne fait rien d'autre qu'un travail. Il ne fait pas de différence entre le ventre et les bras...

 

Raphaël Enthoven, sémillant philosophe, déclare que l'argument d'une adoption homosexuelle qui serait non naturelle ne tient pas, car la nature n'est pas normative. Les  biologistes et les physiciens apprécieront.

 

Pour la journaliste Caroline Fourest, si on a voté Hollande, on a voté pour le MPT. Je suis au regret de lui appeler qu'il y avait 60 propositions dans le programme du candidat, et qu'à l'égard de certaines, notamment économiques, il a déjà changé d'avis. Et puis, au second tour, on élimine et il n'en reste qu'un. Le moins en désaccord avec nos propres valeurs.

 

Que dire des slogans brandis dans les manifestations pro MPT ? Jugeons plutôt :

" Si Hollande recule, on l'encule " ...élégant !

ou encore celui-ci :

 "On est pédés mais pas curés Pas de danger pour les mouflets" ... fine comparaison statutaire !

Et encore ceci :

"Je suis gouine et je suis un excellent papa"...et on s'offusquera quand l'enfant entendra la même chose dans la cour de récré à l'égard de l'une de ses mamans.

Sur Twitter aussi, on a fait assaut de courtoisie (propos reconstitués hors limite des 140 caractères):

" mariage institution sacrée, ça me fait doucement rigoler quand on sait qu'un couple sur deux divorce et que les autres se trompent"

"manifester contre une loi qui ne retire aucun droit à personne est vraiment l'apanage des crétins"

"le MPT ne détruira pas la famille, il permettra d'en créer, c'est un projet d'amour Les réacs haineux ne peuvent pas comprendre".

 

Heureusement que dans ce concert de désinformation, de méconnaissance du Droit, de réactions épidermiques ou partisanes, et de capricieuses interpellations, une voix s'élève pour dire qu'on peut être de gauche, pas homophobe, et trouver plus qu'aventureux ce projet de loi du MPT.

Cette voix est celle de Sylviane Agacinski.

Et elle dit clairement que son mari, Lionel Jospin, est du même avis qu'elle.

 

Alors, on peut essayer de réfléchir ?

 

ML

 

 Lettre à ma fille                       

 

Ma chère fille aînée,

C’est ta mère, la sainte Eglise catholique et romaine qui t’écrit ainsi, chère France, puisque depuis des siècles, on t’appelle ma fille aînée. Je voulais te dire combien j’ai été heureuse de te voir arpenter, dimanche 13 janvier, les rues de la capitale. Tu arborais de jolies tenues roses et bleues qui se mariaient aussi bien avec le gris pâle des cieux qu’avec le tendre vert des pelouses du Champ de Mars… Ah, quelle belle procession ce fut ! On inhalait bien quelques bouffées d’homophobie au milieu des parfums d’encens mais on ne va pas gâcher la fête pour si peu ! Tes sœurs ont voulu faire la même chose dimanche 27 janvier, mais manifestement (c’est le mot), leur défilé était deux fois moins important que ta procession.

J’ai beaucoup apprécié, chère fille aînée, que tu répètes à l’envi que c’était le sort des enfants qui t’inspirait avant toute autre considération. «  Oui, oui oui, au mariage homme-femme ! », «  2 pères, 2 mères, bonjour les repères... », « Mariageophile, pas homophobe », « Un papa et une maman »… En tête de gondole cheminaient Jean François Copé à la recherche de ses enfants égarés, Monseigneur 23 composant son numéro pour ramener à lui les âmes damnées absentes. Vu de l’extérieur, c’était en quelque sorte comme une grand-messe du conservatisme moral habillé pour la circonstance, du lin blanc immaculé de l’enfance décrétée malheureuse.

Il est temps cependant, chère fille aînée, que je te parle en adulte : Je suis ta mère mais toi qui réclamait dimanche une maman et un papa pour tous, c’est un comble pour une fille de ne pas avoir de père ! Fille aînée de l’Eglise mais née de père inconnu ! Cela fait un peu désordre, je l’avoue mais tu connais mes principes maintes fois réaffirmés sur la contraception ou l’usage du préservatif. Pas de ça chez nous ! D’aucuns me reprochent d’avoir une position beaucoup trop rigide en matière de morale familiale… Pourtant, je suis beaucoup moins regardante qu’avant : Je célèbre toujours des mariages religieux et ce type de cérémonies remplit les églises beaucoup plus que les messes dominicales, avec grandes orgues, défilé de chapeaux, discours de notables et tout le tralala ! Je sais bien que la plupart des participants, mariés inclus, ne remettront quasiment jamais les pieds à l’église, que la moitié d’entre eux divorcera, que 10% des femmes encourent un jour le risque d’être victimes de violences conjugales, mais je préfère bénir des mariages hétéros tout en sachant tout cela plutôt que  de tolérer un seul mariage homosexuel. Finalement, l’église dans mes mariages, c’est comme la robe blanche de la mariée, on ne l’utilise qu’une fois et ensuite, on la met dans un placard pour ne plus jamais y toucher… Ah si, quand même, on retournera à l’église pour le baptême des enfants ! Faut pas jouer avec ça, on ne sait jamais, ça peut servir des fois que Dieu existerait et se serait converti au catholicisme romain!

Vraiment, chère fille ainée, cela m’a fait chaud au cœur de nous voir si nombreux le 13 janvier. Nous, les cathos, on était les plus représentés mais j’avais réussi à convaincre mes cousines musulmanes et juives de soutenir notre démarche, à défaut de participer à notre procession. L’Islam est bien connu pour être garant de l’égalité des sexes, dans le droit à demander le divorce par exemple. Quant au Judaïsme, même si des voix se font entendre pour demander et croire en une évolution vers plus d’égalité dans les statuts des hommes et des femmes, ces dernières demeurent largement exclues du champ des responsabilités politiques ou religieuses… au nom d’une lecture de la Loi. Certains esprits chagrins estiment que notre procession du 13 janvier s’apparenterait à une tentative des religions de peser sur la législation d’une république laïque… J’ai même entendu Jean Paul Cluzel, ex Président de Radio France (entre autres) et revendiquant sa proximité avec la droite républicaine dire que « L'Église a dit beaucoup de bêtises dans son histoire, … La religion n'a pas à imposer ses règles à l'État. Que l'Église intervienne sur le mariage religieux, quoi de plus normal. Mais là nous parlons du mariage civil… Enfin, je suis catholique. L’essence de notre société est basée sur la laïcité. Appliquer la Bible à la lettre pour en déduire une loi civile, j’appelle cela la charia»…

Bon, c’est pas tout ça, ma grande, mais il faudrait toi-même songer à te marier. Christine Boutin et moi, nous avions été très peinées de voir il y a quelques années que ma fille aînée, sous l’emprise de la gauche, avait passé un PACS avec le Diable ! Organises donc à nouveau quelques JMJ qui te permettront de rencontrer l’âme sœur, sinon ce 13 janvier risque fort de rester dans les mémoires comme la dernière grande procession d’une grande fille, promise inéluctablement à un destin de vieille fille, dépourvue de tout attrait à force de se réfugier dans un passé totalement dépassé…

  

dr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

     

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Guy Flury 06/02/2013 09:47

Des convictions intimes, des papa/mamans avec des trémolos dans la voix, un amalgame mariage/PMA/GPA, un appel à la rescousse de M et Me Jospin dont on sait depuis longtemps que Mme a toujours été
contre, position fondée sur une articulation exclusive procréation/sexualité, donc en hierarchisant la sexualité et que M., d'une grande rigueur morale par ailleurs, n'a brillé ni par son courage
ni par une vision audacieuse quand il était en responsabilité. Ce parrainage des convictions n'apporte pas grand chose.Mauvaise pioche. S'il faut lire une réflexion profonde et riche, je
conseillerais plutôt la lecture de Françoise Héritier; son regard aiguisé et humain d'anthropologue apporte un éclairage d'une autre nature. On quitte le champ des émotions pour rejoindre
l'Homme.Expression d'émotions personnelles, regards parallèles qui ne se croisent pas. En conclusion, je n'aime pas trop, mais je n'ai pas trouvé le bouton Face book "J'aime pas". Guy

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

Bonnes Feuilles ...

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