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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:10

Du haut de son mât, La Hune a jeté un œil interloqué sur cette information de Libération reprise par 20 MINUTES.fr ce 11 octobre 2011. Pour mieux connaître les protagonistes de cette petite affaire entre amis, elle a visité aussi les pages de Wikipédia, et vous en livre quelques extraits en fin d’article.   ML 

JUSTICE -Pour faire obstacle à une procédure visant deux proches de Nicolas Sarkozy, le parquet veut les voir bénéficier de l'immunité présidentielle... 20 MINUTES.fr

 

L’immunité présidentielle ne protège pas que le président de la République, mais aussi «la présidence de la République» et ses collaborateurs éventuels. C’est en tout cas ce que veut faire croire le parquet. Comme le rapporte ce mardi un article de Libération, la chambre de l’instruction examinait lundi la procédure pénale visant deux proches de Nicolas Sarkozy, à la demande du parquet. Celui-ci souhaite empêcher le juge Serge Tournaire d’enquêter sur Patrick Buisson et Emmanuelle Mignon, deux anciens collaborateurs du chef de l’Etat.

Il s’agit de l’affaire des sondages de l’Elysée: en juin 2007, une convention est signée au nom de la présidence par Emmanuelle Mignon, ex-directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, avec la société Publifact études, dirigée par Patrick Buisson, alors conseiller du président de la République. Problème: il n’y a pas eu d’appel d’offres précédant cette signature, procédure obligatoire au vu des montants en jeu. Patrick Buisson aurait donc pu bénéficier du favoritisme de l’Elysée.

En mars dernier, le procureur Jean-Claude Marin avait fait appel de la décision du juge d’instruction Serge Tournaire d’ouvrir une enquête sur cette affaire, au motif que les personnes visées par l’enquête, Emmanuelle Mignon et Patrick Buisson, ont agi au nom de la présidence. C’est cet appel qui était présenté ce lundi devant la chambre d’instruction. L’immunité du président, pour le parquet, «doit prendre en compte l’intervention possible de collaborateurs».

«Le parquet se ridiculise»

«Le parquet brandit un parapluie parce qu'il est démuni» dans cette affaire, estime Jérôme Karsenti, avocat de l'association Anticor à l'origine de la plainte visant les deux proches du chef de l'Etat. Mais son interprétation de l'immunité présidentielle «est complètement délirante juridiquement», poursuit l'avocat, joint par 20Minutes. «L'immunité ne peut être qu'exceptionnelle, elle est attachée à la personne du président de la République. On assiste à une réelle instrumentalisation du parquet, qui se ridiculise. Il doit s'en rendre compte, mais il accepte ce rôle de serviteur du pouvoir politique en place.»

Pour Me Karsenti, il y a deux suites possibles à l'affaire. «Soit la cour d'appel infirme l'ordonnance du juge, et on ira en cassation. Soit la cour d'appel confirme l'ordonnance du juge. Mais dans ce cas, le parquet est également capable de se pourvoir en cassation.» Comme le souligne Libération, en cas de pourvoi, la Cour de cassation ne pourrait rendre une décision avant le printemps 2012. Trop tard pour gêner la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

N. Bé.

Emmanuelle Mignon, née en 1968, est une haute fonctionnaire française. Entre mai 2007 et juillet 2008, elle fut directrice du cabinet du président de la République Nicolas Sarkozy, puis elle a été nommée conseiller auprès du président de la République, le 28 juillet 2008, avant de retourner au Conseil d'État le 5 décembre 2009

En 2002, elle est nommée conseillère au cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, chargée des questions juridiques et des libertés publiques

En mars 2004, elle suit Nicolas Sarkozy au ministère de l'économie et des finances, où elle a notamment la responsabilité de la concurrence et de l'accord sur la baisse des prix.

En novembre 2004, elle devient directrice des études de l'UMP : elle est chargée des discours et de l'élaboration du projet de l'UMP en vue des élections présidentielle et législatives de 2007

Elle a ainsi présenté ses idées dans Le Monde du 7 septembre 2004 : « J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché ». Concernant le terme « conservatrice », elle précise : « Il faut le comprendre dans le sens britannique. » La même année, elle se déclare en faveur d’une privatisation totale de l’éducation nationale.

Le 19 mai 2010, Emmanuelle Mignon rejoint Front Line, société holding de Luc Besson, pour prendre en charge la Direction de la stratégie et du développement. Le 19 juillet 2011, elle devient secrétaire générale du groupe EuropaCorp du cinéaste.

Elle a également été commissaire nationale guide aux Scouts unitaires de France dans les années 1990, considérant en janvier 2006 que « [sa] vie scoute [lui] a appris que le service du bien public fait partie des missions du chrétien. Il n'y a pas incompatibilité.

Le 16 mai 2007, le jour de son investiture à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy la nomme directrice de son cabinet. Le 26 septembre 2007, elle est nommée, comme l'était son prédécesseur, présidente du conseil d'administration du domaine national de Chambord

  •  2007 Dans le monde entier, les scouts célèbrent le centenaire du scoutisme. En France, les SUF participent à de nombreux rassemblements inter-mouvements. À la Pentecôte (du 28 au 28 mai), 17 300 SUF se réunissent dans les bois de Chambord pour les journées nationales, dans un vaste camp de plus de 2 500 tentes.

Wikipédia

 

Patrick Buisson est un journaliste français, né le 19 avril 1949 à Paris. Spécialiste des études d'opinion, conseiller du président de la République Nicolas Sarkozy, il est aussi directeur général de la chaîne Histoire depuis 2007.

Décoré par le président de la République au titre de chevalier de la Légion d'honneur, le 24 septembre 2007,[] il dirige la chaîne Histoire (détenue à 100 % par le groupe TF1) depuis octobre 2007.

Son engagement politique débute au lycée où, marqué par la guerre d'Algérie, il refuse de respecter une minute de silence après un attentat meurtrier de l'OAS. Durant ses études, il devient vice-président de la Fédération nationale des étudiants de France (FNEF), et s'oppose au Mouvement du 22 Mars en 1968 aux côtés d'Alain Renault.[]

Lorsqu'il dirige Minute de 1986 à 1987, il œuvre alors au rapprochement de toutes les droites, déclarant que « Le Pen, le RPR et le PR, c'est la droite. Souvent, c'est une feuille de papier à cigarettes qui sépare les électeurs des uns ou des autres ». Selon son analyse, « les électeurs du FN sont pour l'essentiel d'anciens électeurs du RPR déçus par le recentrage et l'évolution pro-européenne de Chirac, pour le reste d'anciens communistes nostalgiques du temps où le PC était conservateur, autoritaire et nationaliste ». Remercié de Minute, il devient directeur de la rédaction générale de Valeurs actuelles en 1987.

Après quinze ans de presse écrite, il s'oriente vers le conseil aux hommes politiques. Il devient conseiller de Jimmy Goldsmith et de Philippe de Villiers dont il dirige la campagne pour les élections européennes de 1994 et la campagne présidentielle de 1995, en axant les discours vers l'aile droite du RPR par l'affirmation du  souverainisme.

Ayant prédit la victoire du « non » à 55 % au référendum français sur le traité constitutionnel européen, il est approché par Nicolas Sarkozy en 2005, alors ministre de l'Intérieur, qui en fait un de ses proches conseillers, équilibrant le gaullisme social d'Henri Guaino, rédacteur des principaux discours de sa campagne présidentielle. Sans poste officiel à l'Élysée, à sa demande, il demeure cependant un collaborateur très écouté du nouveau président de la République, et quitte l'antenne de LCI. Dès lors, Patrick Buisson guide les choix de Nicolas Sarkozy, notamment sur la création du ministère de l'Identité nationale (et de l'Immigration) ou encore dans la conquête du vote Front national via l'élaboration d'un discours sécuritaire ad hoc.

À la tête du cabinet Publifact, Patrick Buisson a facturé en 2008 à l'Élysée un total de 130 autres factures pour des conseils, dont une quinzaine de sondages réalisés par OpinionWay et publiés par Le Figaro et LCI, pour un prix de 392 288 euros. Selon la Cour des comptes, le total de ses prestations a atteint la somme de 1,5 million d’euros pour l'année 2008. Le 23 juillet le PS demande la création d'une commission d'enquête.

Selon Le Monde, c'est sa proximité avec le président de la République qui aurait permis à la chaîne Histoire de recevoir, entre 2008 et 2009, 270 000 euros de la part du ministère de la Culture

Wikipedia

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 18:14

 

Tous les salariés des entreprises françaises qui croyaient dur comme fer aux promesses Sarkozyennes relayées par François Baboin en sont pour leurs frais : la fameuse prime de 1000 €uros a fondu au soleil de l’été malgré le temps pourri; Certaines entreprises n’ont pas même hésité à pousser jusqu’à l’extrême la logique financière qui était sortie de l’esprit Elyséen en proposant une prime de … 3,50 €uros (Sécuritas). Notre grand calculateur politique qui s’avère chaque jour être de plus en plus un petit président s’est une fois encore pris les pieds dans le tapis de ses promesses non tenues… La « primette » restera un symbole du mode de fonctionnement de Nicolas Sarkozy : la fuite en avant pour masquer les échecs et l’impuissance, de nouvelles promesses pour faire oublier les anciennes… Cette fuite en avant procède du même mécanisme que celui qui conduit le trader fou à prendre chaque jour des risques supplémentaires pour tenter de masquer un trou financier qui s’élargit sans cesse. Finalement, notre président est le Jérôme Kerviel de la politique, un brasseur de vent permanent. La réalité le rattrape inexorablement et le moment s’approche où il faudra rendre des comptes.

                       

Ce constat devrait conduire nos valeureux candidats aux primaires socialistes à se montrer prudent sur les promesses à tenir, les anticipations économiques à prendre en compte pour présenter un programme cohérent et réaliste. On notera que si jusqu’ici, les débats demeurent d’une certaine tenue, quelques promesses des uns ou des autres paraissent bien peu crédibles, que ce soit sur l’age du départ en retraite ou sur le nombre d’enseignants à recruter. On ne va pas exposer ici, à « la hune », les raisons qui feraient pencher pour l’un ou l’autre des candidat(e)s mais on reste attentif au risque de dérapage qui existe trop souvent en période électorale. Les routes de la campagne électorale sont souvent recouvertes d’un verglas démagogique…

 

On sera aussi très attentif à un second risque qui est celui des alliances ou des « pactes » qui sont susceptibles d’exister entre les deux tours de la primaire. Il semblerait totalement inconvenant que des candidats, soit directement, soit par l’intermédiaire de leurs lieutenants, tentent de faire pression sur l’électorat pour favoriser l’un ou l’autre des finalistes : un pacte conclu à la va-vite entre les deux tours serait perçu, non comme un accord programmatique mais comme un marchandage obscène pour se partager des postes éventuels dans un gouvernement futur ; une sorte de vente de la peau de l’ours Sarkozyen avant de l’avoir affronté. Par ailleurs, ce serait un calcul bien dangereux : Personne ne pense que le « pacte » signé entre DSK et Martine Aubry ait été très efficace pour cette dernière et par ailleurs, aucun des candidats à la primaire ne peut entretenir l’illusion d’être un tant soit peu propriétaire de son électorat : les primaires ne sont pas un congrès du PS dans lequel chaque courant compte ses électeurs ; c’est le vote d’une partie du peuple de gauche qui n’entre pas dans une logique d ‘appareil.

 

 

 

Souhaitons donc que ces écueils soient évités ; souhaitons que ces primaires qui sont déjà un succès médiatique soient avant tout un succès politique ; et pour cela, souhaitons que beaucoup de déplacent pour manifester leur attachement à la démocratie, même très imparfaite, que met en œuvre ce processus.

 

Et que les dé-primés de la primette n’hésitent pas à se déplacer pour voter aux primaires !

 

 

 

dr

 

 

PS :  l’UMP n’a pas ces interrogations sur le processus des primaires : on a appris cette semaine qu’après s’être largement gaussé des socialistes, les dirigeants de l’UMP trouvaient très bien ce processus qui d’ailleurs, figure dans les statuts du parti ! On ne s’en était pas rendu compte mais c’est à croire que même Jean François Copé n’avait pas lu ces statuts puisqu’il qualifiait ces primaires de « gigantesque fichage politique » ! … Mais évidemment cet exercice devenu hautement démocratique n’est pas de mise pour 2012 à l’UMP puisqu’il y a un « candidat naturel » dans la famille. L’expression « candidat naturel » paraît assez judicieuse en effet si on fait le parallèle avec ce qu’est, pour le Code Civil, un « enfant naturel » :  ce dernier est un enfant qui était dit « illégitime » du fait qu’il était né hors mariage ; Nicolas Sarkozy serait donc devenu un candidat lui aussi illégitime… à suivre !

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Published by lahune - dans élections 2012
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:29

  

1. Le contexte

C’est la rentrée, on rhabille les enfants, on met une croix sur les vacances et on reprend le collier, sans joie, mais parce qu’il le faut bien.

Les boutiques ont profité de l’été pour refaire leurs vitrines.

Les arbres ont mis du jaune à leur feuillage. Tout change.

Chaque année en septembre, on entre dans une ère nouvelle. Et ce septembre 2011 ouvre une ère particulièrement nouvelle puisqu’elle sera le théâtre de combats singuliers, fratricides, partisans, bref, tout ce qu’une élection présidentielle offre à voir et à entendre.

 

2. Les attendus

Un tel spectacle, ça se prépare !

Oh, mais dites-donc, il ne s’agit pas seulement de parler des décors et des costumes. Encore faut-il que les spectateurs soient éduqués. Car il ne s’agit pas de leur livrer la pensée des auteurs sans qu’ils aient reçu les clés de compréhension des messages. C’est du raffiné qu’il nous faut, et pas du brut.

Qui sera en charge de cette belle entreprise d’éducation ?

LES MEDIA, LES MEDIA, LES MEDIAS, entend-t-on sur l’air des lampions.

 

3. Les instruments de l’entreprise d’évangélisation

C’est idéal les médias, il y en a de toutes formes et de tous bords.

La Télévision n’est sans doute pas la forme la plus diversifiée ni la plus aboutie , mais elle est fort bien contrôlée. Le président des chaînes publiques n’est-il pas nommé par le Président de la République en personne ? Cette nomination s’applique à Antenne 2, France 3, France 4, France 5, et France O pour l’outre-mer, un joli panel,  non ?

Quant à la grande concurrente TF1, n’est-elle pas la propriété d’un ami sénateur de l’Essonne et grand fournisseur de l’Armée française , par ailleurs propriétaire du Figaro, du Journal des Finances, et indirectement, via certains liens avec le Groupe Hersant (la Comareg), de La Provence, de Nice Matin,… ?

Direct 8 n’appartient-elle pas à Vincent Bolloré, propriétaire accessoire d’un yacht de bronzage présidentiel ?

La Télé est donc sous contrôle et les esprits seront donc éduqués, comme il se doit.

 

La Presse , ach ! la Presse , gross malheur !

On a bien par-ci par-là quelques amis bien-pensants déjà nommés pour Le Figaro et consorts, et toi, lecteur, si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira-t-à toi (Europe 1, Journal du Dimanche, Paris Match, Psychologie Magazine,…).

On a bien aussi le petit fils du roi du papier à cigarette, ce bon Monsieur Bolloré déjà cité, qui abreuve les rames de métros et de RER de son Direct Matin et de ses produits dérivés Direct Sport et Direct Femme (suivez bien les aventures de ce bon Monsieur Vincent).

Il reste néanmoins quelques irréductibles gauchisants qu’on aura toujours un peu de mal à soumettre (Libération … jusqu’à preuve du contraire, Le Monde, Le Nouvel Obs, …), mais il faut bien donner des gages à la démocratie. Les pratiques de notre ami Silvio le Transalpin sont trop visibles et trop décriées dans son propre pays pour qu’on se risque à employer les mêmes méthodes de concentration des médias dans une même main.

 

Reste la Radio.

Europe 1, on l’a vu, nous est tout acquise, puisque fille de Lagardère.

RTL appartient majoritairement à l’allemand Bertelsmann. C’est ennuyeux ça. C’est historique, mais c’est ennuyeux. Ils sont pénibles ces allemands !!!

Qu’est-ce qu’il reste ? France Inter !!!

Rappelez-moi qui nomme le président de Radio France et les directeurs des chaînes du Groupe ? Le même Président de la République qui nomme par ailleurs les présidents des chaînes de télévision publique !

Jean-Luc Hees, ex animateur et chroniqueur très acerbe et très moderne des fréquences publiques dans les années 1990-2000 relève le gant pour (re)faire l’éducation des auditeurs qui ont (encore) quelque chose entre les oreilles en 2011.

 

4. La mise en œuvre de la croisade.

(extraits de conversations ordinaires sorties de notre seule imagination)

 

N.S, Proviseur : Monsieur le Censeur, qui sont les perturbateurs de la classe ?

 

Jean-Luc H., Censeur : On en avait deux , Monsieur le Proviseur, le matin on a un mal rasé, Stéphane Guillon, qui faisait rien qu’à agacer les ministres et qui raillait vos initiatives ; et en fin de matinée, on avait un barbu mal léché, Didier Porte, qui faisait rire sur les mêmes honorables grands serviteurs de l’Etat. Ces deux-là, Monsieur le Censeur, c’était l’abomination de la désolation !

 

NS, Proviseur : Alors ! qu’est-ce que vous avez fait ?

 

Jean-Luc H., : Virés, Monsieur le Proviseur, je les ai virés ! Et idem pour un chef de classe, Nicolas Demorand, un peu trop près de ses camarades. Je lui ai conseillé d'aller voir ailleurs. Mais je sens bien que la bête immonde respire encore.

 

NS, Proviseur : Alors, qu’est-ce ce que tu vas faire ? Je te tutoie, c’est plus sympa.

 

Jean-Luc H., Censeur: Je vais en parler au Surgé !

 

NS, Proviseur: Fais-le tout de suite !

 

Jean-Luc H., Censeur: Allo,  Philou ? Dis-moi Philou, toi qui viens du très subversif Charlie Hebdo et qui nous fit tant rire avec ton complice Patrick Font, ça n’a pas été trop mal interprété que tu vires les deux fripouilles pour effronterie chronique, n’est-ce pas ? On n’a pas eu une révolution de palais ?

Alors maintenant, ce serait bien de finir le boulot, tu vois.

Regarde un peu ce qui se passe dans tes Matinales.

Guillaume Erner, qui a sa petite rubrique Souriez vous êtes informés chez Pascale Clark, c’est un peu trop subtil pour nos zôditeurs, tu vois !

Tous ces Olivier Todd, Daniel Schneidermann (Arrêt sur image) , Claude Angeli (le Canard enchaîné), Jean-François Kahn (Marianne) qui viennent désinformer le bon peuple… la France mérite mieux que ça, Philippe.

Et puis, juste derrière, là, entre 10 heures et 11 heures, cette Isabelle Giordano et son Service public, qui fait intervenir sans arrêt des associations de consommateurs et qui dénonce de prétendues dérives des banques, des assurances, des laboratoires pharmaceutiques, les impérities des Administrations,  … enfin, Philippe, c’est comme ça que les français vont  bien comprendre les grandes avancées sociales de la politique de notre Etablissement ?

Et puis ce Stéphane Bern , sous ses bouclettes de Premier Prix de camaraderie, qui fait la part belle dans le Fou du Roi à de vrais boute-feu, les Daniel Morin, les Albert Algoud, les Régis Mailhot, Jean-Jacque Vanier, Vincent Roca, et j’en passe , il faudrait me mettre de l’ordre dans cette émission-là.

Philippe, tu sais bien comment on a procédé avec Benoît Collombat qui s’est cru malin en faisant tout un reportage malveillant sur notre ami Bolloré (Cameroun, l’empire noir de Vincent Bolloré) : Procès, diffamation, viré !

 

Philippe V., Surveillant Général : J’ai compris chef Jean-Luc, mais je vais la jouer fine. Je me suis fait repérer avec Guillon et Porte. Alors cette fois, je ne vire personne, mais je disperse, j’éparpille, je ventile. On va les retrouver aux quatre coins de la chaîne sur des sujets qui ne sont pas leur spécialité, façon chaises musicales, avec de l’électricité dans le coussin. Si ça déraille, j’envoie la sauce !

Alors, le lèche-bottes des altesses, je le laisse partir dans son Luxembourg natal. Plus de Fou du Roi, mais à la place quelque chose qui serait du genre « esclaves qui ont acheté leur liberté ». Ca s’appellerait les Affranchis et je confierais ça à Mademoiselle Giordano. Ca ne fera plus rire personne, mais elle nous foutra la paix avec les agios bancaires, les contrats d’assurance défaillants, les couches bébé qui irritent les fesses etc…

A sa place, je vois bien Guillaume Erner. Ca va être une vraie promotion pour lui. Il va me manger dans la main. Je ne change pas le titre, surtout pas, ça reste Service Public, mais j’édulcore, je mets de l’aspartam dans le haut-parleur. Le Guillaume, il a donné dans le chiffon dans le Sentier , il aime la consommation, il est prof de socio à Sciences Po. Maintenant il va parler de la cocotte-minute, de la vie sexuelle des français, des arbres généalogiques, plein de choses comme ça…

Nous voilà tranquilles avec l’humour corrosif et les pourfendeurs de la grande industrie.

Les français vont enfin commencer à réfléchir dans le bon sens !

Ah, et puis j’ai une petite dernière pour la route, Patron.

Le dimanche matin, de 12h à 14h, cette émission 3D de Stéphane Paoli qui était en direct du Théâtre du Rond-Point, on ne va quand même pas attendre que ça dérape ! Le théâtre, c’est dangereux, ça cause ! Le Jean-Michel Ribes, là, qui brocarde Monsieur le Proviseur avec son René l’énervé, dans son théâtre à deux pas de l’Elysée… au temps d’Alain Peyrefitte, on t’aurait censuré tout ça vite fait bien fait !

Comme on ne peut rien lui reprocher jusqu’à présent à Paoli, je trouverais assez intelligent, j’ose le mot, de le rapprocher de notre belle maison ronde. On lui refait un studio tout beau tout neuf, le 107, et là, on l’a sous la main. On le rapproche du cocon familial, et du même coup , on le contrôle mieux.

Et puis, s’il se laisse aller, le Paoli, il aura moins de chemin à faire pour passer prendre son chèque à la DRH.

 

Jean-Luc H, Censeur : c’est bien, ça, mon petit Philou, je suis fier de toi. Tu sais que si tout va bien, tu risques d’être reconduit après mai 2012, toi ?

Pour tout te dire, moi aussi.

J’espère bien, alors il faut tout faire pour, hein !

Continue, mon Philou, on éduque !

 

 ML

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 08:37

 

Non, l’équipe de France de rugby n’a pas perdu contre la Nouvelle Zélande ! On a même entendu un ancien capitaine de l’équipe s’indigner une minute avant le coup de sifflet final… l’équipe adverse n’a pas matière à triompher, disait-il ! Pourtant, bien peu de supporters de l’équipe bleue se pressaient autour des micros tendus par les journalistes. Certains se sont tout de même exprimés : « Ce résultat était attendu et il est conforme à la simple logique arithmétique… l’addition du poids  de chaque joueur adverse était supérieure à la nôtre, c’est aussi simple que cela ! »… Ou encore « non, mille fois non ! ce n’est pas un désaveu de la stratégie de notre coach à tout faire, c’est seulement qu’on était pas assez soudé sur le terrain… »

 

Remplacez « équipe bleue » par UMP, « ancien capitaine » par Raffarin, « coach à tout faire » par Sarkozy et vous aurez un fidèle compte-rendu de la soirée électorale de dimanche après la gifle prise par l’UMP à l’élection sénatoriale. Indiscutablement, les vrais joueurs de rugby ont plus de fair-play que les dirigeants de la majorité présidentielle et singulièrement, Marc Lièvremont a bien plus de classe que le Président actuel. A l’inverse de ce dernier, Marc Lièvremont ne se contente pas de « prendre acte » du bout des lèvres du résultat du match : il se tient face aux journalistes, n’a pas peur des conférences de presse, lui… et si un journaliste lui demande assez sottement s’il envisage toujours d’être champion du monde, il lui répond spontanément « tu m’emmerdes avec ta question, on vient de se prendre près de 40 points ! ». Comme dans le feu de la mêlée, sur le terrain, il répond avec ses tripes et sa franchise.

 

Il faut dire que l’équipe politique bleue a une conception particulière du jeu : pas de talonneur mais des talonnettes, l’embauche (ou la débauche) de joueurs de l’équipe adverse n’ayant pas hésité à retourner leurs maillots dans tous les sens, des sponsors (alias « grands donateurs ») douteux, des mêlées où au sein de la même équipe, l’on s’échange des mallettes de billets entre des coups bas, des crachats…

 

Et à propos de crachats, on retiendra que Pierre Charon, ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, aura eu des propos totalement indignes à l’égard de sa collègue de l’UMP Chantal Jouanno. La droite parisienne qui l’a élu sénateur peut se targuer d’avoir fait entrer au Palais du Luxembourg un individu qui, pour se faire élire, a adopté un comportement de porc. Espérons, pour la dignité de la Haute Assemblée, que tous ses collègues, toutes tendances confondues, sauront le mettre à sa véritable place, c’est à dire, à l’écart.

Et s’il en était autrement, s’il était réintégré ou même seulement apparenté à l’UMP, l’équipe bleue, sous la mêlée, ne sentirait pas que la transpiration !

 

Dernière différence entre Marc Lièvremont et Nicolas Sarkozy ; le premier a indiqué clairement qu’il s’en tiendrait à un seul mandat, quoi qu’il arrive. Le second voudrait bien s’accrocher… Pour gouverner pensez-vous ? Peut-être seulement, dans ces temps difficiles où les affaires succèdent aux affaires, pour prolonger une immunité qui tombe bien à propos. On peut laisser Charon cracher sur Jouanno mais on ne va pas cracher sur l’immunité liée à la fonction Présidentielle !

 

 

dr

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 15:28

 

Le premier aurait-il pu devenir petit chanteur à la croix de bois ? On en doute un peu vu sa propension à collectionner les rollex, les ray ban et les femmes… Comme aux premiers jours, il continue à nous seriner les mêmes couplets sur les bienfaits de la prison…

Le second se résout à quitter la scène. Espère-t-il ainsi tout oublier ? Il va ranger définitivement son bermuda et ses chaussettes noires…

Le premier distille ses « souvenirs, souvenirs », le second qui n’en pense pas moins, laisse entendre « j’ai oublié de l’oublier…[1] »

Le premier n’arrête pas de se donner en spectacle et il y a longtemps que plus personne n’accorde d’importance à ses textes ; ce n’est au fond qu’une grande gueule qui n’a rien à dire ! Le second est plus discret, plus proche des citoyens de base, plus « épais » sans doute…

Le premier dont la cote n’est plus ce qu’elle était, s’accroche comme un forcené à son fauteuil, le second nous apprend avec sobriété qu’il renonce définitivement à la scène… Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers…

Et oui, Eddy Mitchell prend sa retraite mais Johnny Hallyday nous reste comme un boulet ! résultat, à nous de déchanter « les portes du pénitencier »…

 

Les lecteurs empressés qui auraient fait un amalgame hâtif avec messieurs Sarkozy et Chirac en seront pour leurs frais : Si l’on peut comprendre que la comparaison Hallyday-Sarkozy n’est désobligeante pour aucun de ces deux personnages, « la hune » (http://lahune.over-blog.fr/) serait tout à fait discourtoise à l’égard de Monsieur Eddy Mitchell en le comparant à Monsieur Chirac !

 

Du rock n’ roll au Bourgi woogie : A propos, la droite « classique » se donne à nouveau en spectacle, cette semaine : Après les insinuations lancées sur le financement de la campagne de Balladur en 1995, campagne à laquelle participait étroitement le jeune Nicolas Sarkozy, la riposte n’a pas tardé. L’avocat Robert Bourgi s’est opportunément excusé d’avoir porté des valises pleines de billets d’argent sale à Messieurs de Villepin et Chirac, pour le financement de la campagne de maître Jacques ! Il peut sembler cocasse de voir la couleur douteuse de la robe de l’avocat se couvrir du délicat plumage de la blanche colombe, sauf à y voir une version détournée du goudron pétrolier et des plumes, chère aux albums de Lucky Luke. On peut se demander si le Président aujourd’hui en exercice, qui avait sans doute fait brûler quelques cierges pour que l’affaire de Karachi soit enterrée au plus vite et qui en brûlait d’autres pour que Villepin soit condamné en appel dans l’affaire clearstream, n’a pas voulu allumer une mèche supplémentaire ou plutôt une « bourgi », histoire d’éliminer ledit Villepin de la course à la Présidence… Quoi qu’il en soit, les grosses coupures de l’affaire Karachi et les petites coupures de la campagne de Chirac constituent des blessures pour la démocratie que même le fameux docteur Delajoux aurait du mal à soigner ! On ne peut que constater avec tristesse que les tenanciers de l’Elysée se seraient comportés en l’occurrence comme les Ténardier… les vrais misérables ne seraient donc pas ceux que décrivait Victor Hugo. En marge de ces sombres histoires, on se surprend à penser que Bernadette ne jouait pas dans la même cour quand elle fredonnait avec son gros Douillet « les gens m’appellent l’idole des pièces jaunes »…

 

Allumez le feu ! … C’est ainsi sans doute que Ségolène Royal envisage la campagne pour la primaire du PS. Alors que bon an mal an, les cinq autres candidats se contentent de s’égratigner en essayant de ne pas trop se blesser (les égratignures n’ont rien à voir avec les petites ou grosses coupures du paragraphe précédent), Ségolène confie aux journalistes que ce pauvre François Hollande n’est pas un homme d’action et que la pauvre Martine Aubry n’a à son bilan qu’une élection législative perdue ! A sa décharge, on notera que sa cote dans les sondages a un peu de mal à décoller, un peu comme un fer à repasser tentant de décoller d’un porte-avions ! Alors, elle fait feu sur tout ce qui bouge au-dessus d’elle dans les intentions de vote, et feu sur les instituts de sondage. Dès que ses tirs ont touché leur cible, elle s’empresse d’affirmer que ses propos ont été sortis de leur contexte ! Pourtant, elle ratisse large, la Ségolène : appel aux centristes, aux socialistes, jusqu’aux gaullistes ! Madame Royal, devrons nous vous appeler dorénavant Ségaulienne ou sainte Nitouche ?

 

Pour notre part, à « la hune », on souhaite que le fer à repasser ne repasse surtout pas au premier tour des primaires…ça sentirait le brûlé pour la gauche !

 

 

dr



[1] Chanson Eddy Mitchell Polydor 1966

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 10:52

 

Du correspondant de « la hune » (http://lahune.over-blog.fr/) à Marseille.

 

 

 

 

Que fait la police ? Claude Guéant a eu beau changer à nouveau le Préfet des Bouches du Rhône, c’est toujours l’insécurité qui règne ! Les bandes rivales continuent s’entretuer sans que la police n’intervienne ! l’illustration nous en a été à nouveau fournie le week-end dernier à l’occasion de l’Université d’été de l’UMP…

 

A l’origine des incidents, rien de très sérieux, comme toujours : un désaccord entre deux clans sur une question mineure au regard des enjeux planétaires qui ne semblaient pas retenir l’attention des acteurs en présence. Le petit Picsou qui était resté dans son château avait chargé son fidèle François Mickey et la petite souris Valérie Minnie de défendre le projet de faire passer de 5,5% à 19,6% le taux de TVA applicable aux parcs de loisirs. Comme à l’accoutumée, François Dingo le premier ministre, s’en tenait à une prudente réserve. C’était sans compter sur la hargne de Jean Pierre Donald qui avait fait le voyage depuis son Poitou pour venir défendre son territoire. « Irresponsable » ! le qualifia aussitôt Picsou… « il faut supprimer cette niche » renchérissait la petite Minnie, ce qui, entre parenthèses, n’était pas du meilleur effet aux yeux de Dingo et des 101 Dalmatiens qui craignaient alors de se retrouver sdf lors des législatives de 2012…

 

Donald et Picsou voyant que l’affaire prenait une mauvaise tournure, décidèrent alors d’enterrer provisoirement le hasch de guerre ! Les 101 Dalmatiens présents frétillèrent alors de la queue avec une belle unanimité. La planète entière respira, soulagée ; le monde allait ainsi continuer à tourner…

 

Picsou et Dingo ont certes perdu la bataille contre Donald, mais on ne saurait trop recommander à ce dernier de lire le livre « Picsou m’a tuer »… la rancune est si tenace…

 

A part ce « pastis », qu’avez vous retenu, vous, de l’Université d’été de l’UMP à Marseille ?

 

 

 

 

dr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 10:31

 

 

Petit rappel pour les plus jeunes lecteurs de « La hune » (http://lahune.over-blog.fr/) : « Touche pas à mon pote » est le slogan fondateur de l’association SOS Racisme dont Harlem Désir fut l’un des pionniers et le premier président. Aujourd’hui, celui-ci est Premier secrétaire du PS par intérim, le temps que se déroule la désignation du candidat du parti dans le cadre des primaires.

 

 

1 : « Touche pas à mon pote » (version 1) ou l’arroseur arrosé : Harlem Désir a dénoncé vigoureusement l’attitude du Ministre de l’intérieur Claude Guéant lors de la dernière journée de l’Université d’été du PS, accusant à juste titre ce dernier de participer à la construction d’une passerelle entre l’UMP et le Front National. « Triste copie » du député européen FN Bruno Gollnisch a-t-il même précisé ! On pourrait d’ailleurs se demander lequel de Guéant ou Gollnisch s’est senti le plus offensé… aucun, sans doute ! Toujours est-il qu’il est cocasse de voir Brice Hortefeux voler au secours de son successeur dans un registre « touche pas à mon pote » scandalisé : il a dénoncé « les agressions verbales tout à fait inadmissibles » d’Harlem Désir que les responsables du PS auraient du selon lui s’empresser de condamner ! Averell Hortefeux a la mémoire courte et oublie les propos racistes qu’il a lui-même tenus et qui lui ont valu déjà deux condamnations… par la justice.

 

 

2 : « Touche pas à mon DSKpote » (version 2 ) : Michel Rocard a la langue qui a dérapé devant les caméras de Canal + en disant que DSK était atteint d’une « maladie mentale » qui l’empêchait de résister à ses pulsions. Levée de boucliers de ténors du PS qui vitupèrent les fausses notes de l’ancien penseur de la gauche moderne. Ce « touche pas à notre pote » est finalement assez hypocrite : si le propos de Michel Rocard était incontestablement outrancier, il voulait signifier que le comportement de DSK n’était pas compatible avec l’exercice de la fonction présidentielle… ce que Martine Aubry a confirmé à sa manière : « Je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l'attitude de Dominique Strauss-Kahn vis-à-vis des femmes". Différence de ton, différence de mots, différence de posture : Martine est en campagne, Michel ne sort plus qu’en ville.

 

 

3 : « Touche là, mon pote » (version 3) : Le déjeuner du mercredi 24 août entre Nicolas Hulot et Nicolas Sarkozy suscite un début de polémique et quelques interrogations… Les amis verts de Nicolas Hulot n’en reviennent pas, certains en sont même devenus encore plus verts de rage et ce « ton sur ton » n’est effectivement pas du meilleur effet ! Il faut dire aussi que l’hôte de l’Elysée adore se parer de toutes les couleurs : vert avec Hulot, rouge avec Jaurès quand il fait campagne, rose avec Besson, bleu avec Marine, tirant même sur le brun avec Jean Marie… un véritable Arlequin, un avaleur de couleurs qui serpente au gré des vents électoraux et populistes. On connaît le désintéressement proverbial de Nicolas Sarkozy ! Ce déjeuner n’était évidemment pas organisé pour proposer au grand Nicolas de devenir le parrain du futur enfant du petit Nicolas ! Le Président n’avait pas non plus pour préoccupation de savoir si les vacances de Monsieur Hulot s’étaient bien déroulées après sa déconvenue aux primaires écologistes !  Il s’agissait simplement de faire savoir qu’Hulot avait rencontré Sarkozy, afin de semer un peu de doute chez les verts et leurs électeurs, ébaucher un début de passerelle pouvant permettre quelques transferts de voix écolo modérées, après que l’on aura longuement tapé (médiatiquement) sur Eva Joly l’étrangère radicale ! Nicolas Hulot est-il complice de la manœuvre ? Accordons lui le bénéfice de la présomption d’innocence politique ou de naïveté, comme on préfère. L’avenir nous dira si cette rencontre était simplement pour lui un déjeuner entre potes ou s’il s’agissait du passage devant l’examinateur, en vue d’obtenir le brevet de nageur en eaux troubles. Nous saurons alors si le grand Nicolas est un écolo égaré dans le monde politique ou s’il a été plus ou moins un sous-marin Elyséen pour draguer des voix, une sorte de « yellow submarine » en mission chez les Verts…

 

 

4 : « Touche pas à mon despote » (version 4) : L’affaire dite Bettencourt n’en finit pas d’accrocher son lot de casseroles aux responsables de l’UMP ! Voilà même que Nicolas Sarkozy revient sur le devant de la scène ! Espérons seulement qu’une enquête nous dira un jour si oui ou non, celui ci a perçu des sommes de l’héritière de l’Oréal pour alimenter sa caisse de campagne. L’unanimité des responsables UMP volant au secours du despote est cependant touchante : pas plus que nous, humbles citoyens, ils ne savant où se trouve la vérité puisqu’ils n’étaient pas présents au moment des faits supposés… Qu’importe, le chef a dit « c’est pas vrai ! », donc il a raison et avec les mêmes éléments de langage fournis par le staff Elyséen, (« boule puante », « déstabilisation du Président avant la campagne »…), ils crient à tue-tête aux journalistes et aux magistrats ce « touche pas à mon pote » dont la véhémence n’a d’égale que le ridicule. Le livre incriminé, « Sarko m’a tuer » ne porte pas, loin s’en faut, uniquement sur l’affaire Bettencourt. On lira à ce propos une interview des auteurs accordée à l’Express en cliquant sur le lien :

 http://www.lexpress.fr/actualite/politique/quand-sarkozy-a-quelqu-un-dans-le-nez-il-l-elimine_1025487.html

ça fait froid dans le dos…

 

 

5 : « Mes potes vont toucher ! » (version 5) : Les « amis de la Libye » se retrouvent à Paris ce 1er septembre. Nicolas Sarkozy va tenter de se donner la posture du grand libérateur du peuple Libyen. S’il est vrai que les forces militaires Françaises ont été déterminantes dans l’aide aux rebelles, on ne peut oublier que la diplomatie Sarkozyenne a été extrêmement malsaine à l’égard de l’ancien dictateur : versement de rançon en contrepartie de la libération des infirmières bulgares, avec mise en scène destinée à promouvoir l’image du couple Sarkozy d’alors ; Invitation de Kadhafi à Paris avec camping autorisé au cœur des jardins du gouvernement… Et si la résistance libyenne ne s’était pas organisée, nous serions sans doute encore en train de faire ami-ami avec l’ancien dictateur ! Toujours est-il que le 1er septembre, on va parler politique, c’est vrai, mais aussi gros sous ! Après que les fabricants d’armes français aient contribué à détruire une partie des infrastructures du pays, il va falloir faire appel aux marchands de bétons qui se frottent les mains en se retroussant les manches et les babines parce qu’à la différence de l’Afghanistan, la Libye a, elle, les moyens de payer avec ses réserves de pétrole ! Et les marchands d’armes, les marchands de béton… sont des potes auxquels il ne faut pas toucher mais qui, eux, risquent de toucher gros dans l’opération !

 

 

Pour l’heure, « Touche pas à mon poste » est sans doute ce que Nicolas Sarkozy voudrait dire à l’électorat en voyant avec inquiétude l’horizon de mai 2012 se rapprocher…mais ceci est une autre histoire.

 

 

dr

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 21:40

 

Avec quelques jours d’avance sur le calendrier des chères têtes blondes, le gouvernement fait sa rentrée à grands coups de médias pour dire au bon peuple tout le bien que lui procurera  l’utilisation des derniers outils mis au point au cours de l’été.

 

La gomme, c’est d’abord pour les promesses du candidat Sarkozy qui tombent les unes après les autres. Après le bouclier fiscal, voici le tour des heures supplémentaires qui devaient permettre de gagner plus ! A la trappe, les promesses du Président du pouvoir d’achat ! Ne parlons pas non plus des promesses d’emploi pour les jeunes, de logements pour que plus personne ne dorme dehors, de la sécurité qui devait revenir dans les quartiers… Le courageux Président qui voit sa cote de popularité stagner dans les sondages, en dépit du silence qu’il s’impose pour avoir un peu plus l’air d’un Président, charge Fillon de passer la gomme sur les promesses pour ne pas apparaître en première ligne.

 

L’ardoise, c’est ce que tout le monde va partager, sauf que les pauvres, les modestes et les moyens vont partager un peu plus que les autres ! La facture de la crise économique et de l’endettement budgétaire est une réalité incontournable et la France va devoir la payer. Evidemment et en dépit des effets d’annonce sur la taxation des très gros revenus (500 000 €uros annuels, c’est le revenu annuel de 30 smicards !), ce sont les moins bien lotis qui vont contribuer le plus via la fiscalité indirecte, la baisse des moyens alloués aux services publics, l’augmentation des taxes sur les mutuelles de santé qui seront évidemment répercutées sur les consommateurs… Mais l’ardoise, elle ne sera payée ni par les grandes entreprises, ni par les plus hauts revenus qui ont largement profité des largesses Sarkoziennes pour augmenter considérablement leurs patrimoines depuis 2007…

 

Les ciseaux, ils sont affûtés pour opérer des coupes sombres sur les services publics, sur la culture, sur les subventions dont bénéficie le secteur associatif. Peut être qu’à son corps défendant, le gouvernement  parviendra même à couper les ponts avec son électorat populaire. Les ciseaux ne couperont évidemment pas les ponts d’or construits durant le quinquennat pour les bons amis du Fouquet’s dont certains en viennent à appeler le pouvoir à les taxer un peu plus… Ah, les braves gens ! Il faut croire qu’après avoir profité largement des cadeaux fiscaux consentis par le Prince, ce geste qu’ils esquissent s’apparente finalement à la monnaie que le client laisse sur le comptoir en guise de pourboire … ou  à celui du joueur de casino qui quitte la table de jeu après avoir gagné des sommes folles en laissant quelques jetons pou le « personnel » !

 

La règle (d’or) vient à point nommé dans le débat public : Passons sur le cynisme consistant à se vêtir du blanc manteau de la rigueur budgétaire, après avoir largement contribué au déficit de l’Etat en accordant des cadeaux fiscaux sans effet ni sur l’emploi, ni sur l’investissement. Passons sur la stratégie nauséabonde visant à tenter de couper les moyens de mettre en oeuvre une politique plus sociale à un éventuel gouvernement de gauche. Passons encore sur la tactique politicienne qui tente d’obliger l’adversaire politique à n’avoir qu’un programme complètement édulcoré ou que l’on présentera comme totalement irréaliste car impossible à financer dans le cadre de cette règle d’or.

On se contentera ici de répéter que faire de cette règle d’or un principe constitutionnel n’a strictement aucun intérêt puisque cette règle s’impose déjà à tous les pays de l’Union Européenne, dont la France ; Par ailleurs, on fera aimablement ( ?) remarquer au prince qui nous gouverne mal qu’il s’est déjà confortablement assis sur des droits fondamentaux de nos concitoyens comme le droit au logement ou le droit au travail (qui existe toujours dans le préambule de notre constitution).

On ajoutera que cette règle qui est de bonne gestion, s’applique à tout gouvernement responsable comme à toute opposition sérieuse. Il n’est pas besoin de la graver dans le marbre constitutionnel pour la pratiquer, comme cela a été le cas pour tous les gouvernements de la République. A moins que la « constitutionnalisation » de cette règle d’or soit le « gage » réclamé par les marchés, ce qui serait une nouvelle capitulation du politique devant les puissances d’argent.

Puisque notre locataire Elyséen semble avoir des fourmis dans les doigts lorsqu’il relit la Constitution, on lui suggère une vraie modification : Actuellement, seul, le Président a le pouvoir de dissoudre l’Assemblée Nationale aux termes de l’article 12 de notre Constitution. Comme pur le référendum d’initiative populaire, nous proposons qu’un référendum visant à dissoudre l’Assemblée Nationale puisse être organisé à l’initiative d’un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, notamment quand ceux ci constatent que les promesses électorales qui leur ont été faites ne sont pas tenues. Cela inciterait les acteurs de la vie politique à être un peu plus réalistes lorsqu’ils se présentent à nos suffrages et les gouvernants à être un peu plus soucieux de tenir leurs engagements.

 

 

Cette rentrée politique faite de rigueur et de grisaille ne doit cependant pas nous inciter à devenir des adeptes de l’école buissonnière, en d’autres termes, à nous désintéresser de la vie politique. En nous présentant son plan de rigueur, François Fillon s’est évertué à tenter de nous persuader que les sacrifices seraient consentis équitablement… Ce faisant, il prend les citoyens pour des électeurs et les électeurs pour des imbéciles. A ce titre, il mérite largement le premier bonnet d’âne de cette rentrée.

 

 

 

dr

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 16:27

 

L’actualité de ces derniers jours est un vrai fourre-tout : les mauvaises nouvelles économiques, les émeutes en Grande Bretagne, les dirigeants politiques qui interrompent leurs vacances à peine commencées… le mois d’août est vraiment pourri et la météo des prochains mois n’est vraiment pas optimiste…

 

 

Comment qualifier d’abord ce qui se passe en Grande Bretagne ? David Cameron tente de rétablir l’ordre en mobilisant une police qui, comme en France, s’est vue amputée de certains de ses moyens depuis quelques années. Discours martial, coups de menton, on désigne les « voyous » qui cassent les vitrines comme d’autre, de l’autre côté de la Manche, désignaient les racailles et promettaient la sécurité à coups de Karcher… avec le succès que l’on sait ! Si l’on comprend évidemment l’exigence qu’il y a à rétablir l’ordre dans la rue, on ne peut que déplorer que la seule réponse à ce déchaînement soit de nature répressive. Pourquoi une probable bavure policière entraîne-t-elle une telle réaction, une colère qui justement, s’exprime par le pillage ? Les jeunes qui se livrent à ces pillages sont-ils véritablement des « voyous » ou n’ont-ils pas choisi d’adopter pour la circonstance un comportement « voyou » ? Ils choisissent de casser des vitrines, c’est à dire des lieux d’exposition de produits de consommation. Ils se servent et cassent ainsi le processus normal de la consommation : exposition du produit, affichage du contrat (le prix), acceptation du contrat par la remise du produit contre son paiement.

S’il n’est pas question de faire l’apologie d’un tel comportement, on peut cependant s’interroger sur un point : ce comportement est le fait de jeunes de quartiers difficiles, exclus du monde du travail ou du système scolaire et pour faire simple, assez fortement désocialisés par rapport aux normes d’un Etat démocratique. Une réponse exclusivement répressive ne soignera évidemment pas le mal. On ne naît pas voyou mais on peut en adopter le comportement si l’Etat et la société n’offrent pas de futur. Les « indignés » qui manifestent depuis des mois en Europe sont sans doute aussi désespérés que ces « voyous ». Pour l’heure, ils se « contentent » de manifester, sans violences, mais quelle réponse leur sera donnée par un monde politique auquel ils ne croient d’ailleurs plus ? Qu’y aura-t-il après « l’indignation » ?

 

 

La crise financière et économique devient chaque jour plus menaçante : Les Etats Unis qui pensaient que l’alphabet était exclusivement composé de la lettre « A » vont devoir retourner à l’école. La zone Euro commence à bégayer à son tour ; Il suffit qu’un journal britannique connaissant à peine le B.A BA de la finance fasse état d’une rumeur sur la Société Générale pour que la Bourse de Paris chute de 5% en une seule séance. La Banque en question avait comme  les autres Banques européennes d’ailleurs, passé avec succès l’épreuve du « scénario de crise »… ce qui en dit long sur la crédibilité des leçons que l’on peut en tirer dans le contexte de tourmente actuel ! La machine infernale va-t-elle s’arrêter ? personne ne semble capable de répondre à la question…

Jusqu’à quand les citoyens de nos pays, les hommes politiques qui aspirent à les gouverner et les gouvernements eux-mêmes vont-ils accepter que des mécanismes économiques et des institutions financières dictent leur loi sans contrôle ? Avez vous souvenir d’avoir voté un jour pour une agence de notation financière ? pour un banquier ? pour un fonds de pension ? A quoi pourrait servir de voter dans une démocratie si le gouvernement élu n’a ni le pouvoir, ni la volonté de maîtriser la machine infernale qui nous tient par la barbichette ?

Dans une démocratie digne de ce nom, lorsqu’une ressource présente un intérêt stratégique vital pour la survie de la nation, on fait en sorte que cette ressource soit totalement contrôlée par l’Etat. Il en a été ainsi en France à une époque pour l’électricité, le nucléaire, le transport ferroviaire… On comprend que les démocraties aient voulu secourir les banques pour éviter une crise économique mondiale mais on ne comprend pas que l’on ait pas tiré aussitôt la leçon qui en découlait : si la sauvegarde des institutions financières représente un intérêt vital pour nos démocraties, pourquoi la contrepartie immédiate de ce sauvetage n’a-t-elle pas été accompagnée aussitôt d’un vrai contrôle permettant la maîtrise de la machine infernale ? Le discours d’alors sur « la moralisation du capitalisme » prend aujourd’hui toute sa valeur : au mieux, un vœu pieux, au pire, une supercherie.

On souhaiterait que les responsables politiques qui aspirent à gouverner notre pays en 2012 aient un discours audible et crédible sur ces questions ; On souhaiterait que la gauche européenne se rassemble autour d’une philosophie, d’une volonté et d’objectifs communs pour que la démocratie survive. La France ne peut mener un combat isolé mais l’Europe demeure, on l’espère, encore assez forte pour faire entendre sa voix. Ce n’est évidemment pas la sortie de l’Euro préconisée par le Front National qui pourra sauver notre démocratie : Marine Le Pen le sait mais son attachement à la démocratie restant à démontrer, ce n’est pas ici un sujet d’étonnement.

 

 

 

Dernier sujet de cette chronique fourre-tout de ce début d’août pourri : On a appris que Christine Lagarde qui occupe depuis peu le fauteuil de Directrice Générale du FMI se retrouvait sur la sellette, la Cour de Justice de la République ayant émis un avis favorable à l’ouverture d’une enquête pour complicité de faux et détournement de biens publics dans la décision de faire appel à un tribunal arbitral pour…  « dédommager » Bernard Tapie. Bien entendu, elle proteste de sa bonne foi dans cette affaire tout en ajoutant que quand même, elle n’a pas une tête à être la copine à Nanard ! On veut bien la croire, même ce type de défense paraît un peu « court » et fait songer à un argument de marchand de Tapie…  C’est vrai qu’elle, elle n’en a pas franchement la tête, mais son patron d’alors ? celui qui sait si bien fredonner « les copains d’abord »…

 

 

dr

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 17:49

 

pautauberge-verso-3.jpg

 

Monsieur,

 

Je profite de ces moments de vacances gouvernementales pour vous adresser cette petite carte postale de la part de « la hune » (http://lahune.over-blog.fr/) et de ses lecteurs. Avant que vous ne découvriez l’image au recto de la carte, je me permets de vous la décrire succinctement : On y voit une femme enceinte chercher un hébergement après avoir été mise littéralement à la porte de son domicile en raison de travaux urgent à effectuer dans le logement qu’elle occupe. On se rend compte qu’elle est désemparée de n’avoir pu joindre le SAMU social au 115, celui-ci étant en grève…Je sens que cette description vous révolte… alors, retournez maintenant la carte postale… Comment ça ? Vous êtes soulagé ? Ah ! vous pensiez que la photo était celle de Carla qui a du quitter l’Elysée en raison des menus travaux de réfection à effectuer pendant les vacances ? Vous respirez maintenant que vous constatez qu’il s’agit seulement d’une famille d’immigrés qui trouvera peut être un hébergement pour une nuit sur la banquette des urgences d’un hôpital parisien… Vous pouvez donc profiter pleinement de vos vacances…

 

De tous les ministres ou secrétaires d’Etat que notre despote Elyséen a pu nommer pour endosser la responsabilité des engagements non tenus, des promesses oubliées ou des dérapages incontrôlés, vous êtes sans doute celui dont la position est la plus inconfortable mais aussi la plus scandaleuse : personne n’a oublié en effet qu’en décembre 2006, Nicolas Sarkozy lançait en pleine campagne présidentielle : "Je veux que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. Parce que le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine"… Depuis, les hivers se sont succédés, les tentes sont de plus en plus nombreuses à fleurir sur les trottoirs des villes, les campings regorgent de pseudo vacanciers qui n’ont pour habitat qu’un logement de toile, une voiture, un mobil home pour les mieux lotis. La situation s’est considérablement dégradée pour nombre de foyers, l’urgence se substitue de plus en plus au besoin et le seul résultat concret et chiffrable aujourd’hui de votre action consiste en une baisse des moyens alloués à ceux qui exercent la difficile mission de gérer ces urgences.

 

 

Votre position est comme je l’ai dit, inconfortable et scandaleuse : inconfortable si on considère que l’homme politique que vous êtes est avant tout un politique qui doit gérer les contradictions, les reniements voire, les mensonges présidentiels ; scandaleuse pour ceux qui estiment qu’un homme politique est d’abord un homme qui doit respecter les engagements pris dans le cadre d’un contrat politique qui s’appelle, dans une démocratie, l’élection. Vous ne comprenez pas très bien ? Alors, je vous explique : Xavier Emmanuelli, par exemple, est un homme d’engagements qui, s’il a exercé des fonctions de nature politique au sein d’un gouvernement de droite, a utilisé le « politique » pour tenter de servir au mieux les convictions humanitaires (et humanistes) qu’il a depuis toujours défendues. La politique est pour lui, un outil au service d’une cause et non une fin en soi. Il démissionne du Samu social, non seulement parce que vous lui refusez les moyens d’agir, mais il le fait aussi d’une manière spectaculaire, accomplissant ainsi un geste politique destiné à attirer l’attention sur la cause de l’urgence sociale qui est fortement menacée par votre « action » ( !). Dans un domaine similaire, Martin Hirsch n’utilise la politique que comme un instrument pour peser sur les décisions qui vont servir la cause humanitaire qu’il défend. Ces deux hommes sont au service de causes qui les dépassent et si on peut les qualifier « d’hommes politiques » à une certaine époque de leur vie, c’est incontestablement la dimension de « l’homme » et non celle du « politique » qui prévaut chez eux.

 

…Tout ça pour vous dire qu’en acceptant de demeurer au gouvernement dans les conditions qui sont celles dans lesquelles doit s’exercer votre action en matière de politique du logement, gestion de l’urgence sociale et humanitaire, votre maintien ne peut être considéré que comme une attitude scandaleuse. On aimerait qu’à l’instar des deux personnages cités plus haut, vous fassiez prévaloir la dimension de l’homme sur celle du politique. Vous pourriez rétorquer, bien sur, que vous restez fidèle à votre engagement politique et solidaire de l’action gouvernementale. Quelle valeur accorder à une telle fidélité et à une telle solidarité si elles sont au service d’un clan politique et non pas de l’intérêt des plus démunis, de ceux dont votre mission, faut-il le rappeler, est de gérer le besoin ?

 

Pour conclure, je ne sais pas si vous avez l’intention de pratiquer le camping durant vos vacances… essayer peut-être le modèle de tente qui fera fureur (au vrai sens du terme) l’hiver prochain sur les trottoirs de la capitale… Quoi qu’il en soit, s’il est un sujet de devoir de vacances qui pourrait vous faire réfléchir, c’est le suivant : « le métier d’homme politique : quelle part d’engagement, quelle part de complicité ? »

 

 

A vous lire,

 

 

 

Pour « la hune »

Dominique Rossignol

 

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

Bonnes Feuilles ...

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