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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 10:28

Jeudi 17 novembre, lors du dernier western diffusé par France 2 et mettant en scène les sept mercenaires de la droite dite républicaine, nous avons eu droit à un morceau d’anthologie du cinéma politique ! Joe Dalton en personne est monté sur ses grands chevaux en dégainant son arme favorite, à savoir le mépris et l’insulte à l’égard d’un shérif qui, semble-t-il, ne faisait que son devoir !

Bon, on va revenir à la V.O. et enlever les sous-titres…

Hier soir, donc, David Pujadas qui ne passe pas pour le plus gauchiste des journalistes (bien qu’à côté d’Elkabbach…), a voulu interroger Sarkozy sur les valises contenant quelques millions d’Euros en liquide que Takieddine affirme lui avoir remises ainsi qu’à Guéant pour le financement de sa campagne de 2012. « Quelle indignité ! Vous n’avez pas honte pour un journaliste du service public (sous-titre : payé par le contribuable) que de poser une telle question ? »

Sarkozy a depuis trop longtemps compris que face à des questions pour le moins embarrassantes, il ne fallait pas répondre sur le fond mais attaquer celui qui pose la question, se draper dans une pseudo-dignité et, s’il le faut, continuer à mentir et surjouant le rôle de la victime. Mais la ficelle est un peu grosse ; Sarkozy ne doit plus tromper personne en ressassant une énième fois le scénario de la victime outragée, lui qui incarnerait la pureté, le désintéressement et la loyauté !

Sarkozy apparait de plus en plus comme ce qu’il est en réalité à savoir menteur, provocateur, intéressé uniquement par sa réélection à n’importe quel prix, bref, le candidat de la division des Français.

Et à propos de division, le calcul que je fais est le suivant :

Dans 5 mois, sauf miracle auquel je ne crois pas, Madame Le Pen sera qualifiée pour le second tour de la présidentielle, face à Madame ou Monsieur X. Mes convictions antifascistes et antiracistes m’obligeront à faire barrage à la représentante du FN. Comme je n’ai vraiment aucune envie d’être contraint de choisir Sarkozy contre Le Pen, dès dimanche prochain, et le suivant si nécessaire, j’irai tenter d’éliminer le pseudo-indigné de la course à la présidentielle.

Je sais qu’une majorité d’électeurs de gauche n’hésitera pas à voter NKM ou Juppé si l’un des deux se trouvait face à Le Pen au deuxième tour ; faisons donc en sorte que nous ne nous trouvions pas obligés de choisir entre une raciste aux dessous d’un brun douteux et un xénophobe tricheur.

C’est peut-être du calcul, mais c’est surtout de l’hygiène.

Car demain, il sera peut-être trop tard.

dr

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 10:41

Sale temps pour la planète, sale temps pour les démocraties, sale temps pour le climat, sale temps pour les Latinos, sale temps pour les Afro-Américains qui auront plus de difficultés à éviter les balles de la police, sale temps pour les musulmans…Le Donald que tous, nous pensions incapable de gagner la course à la Présidence des Etats Unis, a réussi à endormir les consciences, à flatter les plus bas instincts de l’électorat populaire, à vendre des fausses promesses qui, dans peu de temps, auront le goût amer des vraies désillusions.

Mais beau temps pour les climato-sceptiques, les adeptes du Ku-Klux-Klan, les Poutine, les Bachar, beau temps pour le FN, beau temps aussi pour Daech. Parce que ne nous y trompons pas, faute de réussir à créer un véritable Etat islamique pérenne, Daech ne peut que se réjouir des victoires comme celle du Donald qui va un peu plus fustiger l’ensemble des musulmans, les stigmatiser, les rejeter, jusqu’à en emmener certains à franchir le pas de l’irréparable à force d’être humiliés. Au-delà de son horreur, l’attentat de Nice nous a montré à quel point il pouvait susciter des comportements racistes. La finalité des actions de Daech n’est pas seulement l’horreur mais surtout les conséquences, le bénéfice à tirer de l’horreur.

Schtroumph a tenu un discours nationaliste, protectionniste voire, isolationniste. Une vraie soupe populiste mitonnée dans un océan de vulgarité et de sexisme. Mais ça a marché. Triste constat pour nous mais ce n’est pas fini hélas, puisqu’en France, les émules du Schtroumph se sentent tout ragaillardis. Le FN était depuis longtemps sur les rails, Sarkozy fait tout pour monter dans le train !

Parce que, question populisme et vulgarité, Sarkozy est déjà dans la locomotive. Populiste quand il fustige les soi-disant bobos qu’il oppose à une soi-disant France profonde, lui, l’homme du Fouquet’s, l’exhibitionniste de la Rollex, l’empereur du cynisme décomplexé. Vulgaire et insultant quand, en veine d’effets faciles, il tente de faire rire un parterre  de supporters beaubeaufs en comparant l’immigration des réfugiés à une fuite d’eau, en ironisant sur le réchauffement climatique qui aurait favorisé l’émergence de la jungle de Calais, en prétendant interdire les menus de substitution dans les cantines scolaires, en proposant double ration de frites à la place du jambon aux petits élèves de confession musulmane ! (petite parenthèse : est-il certain que les chères petites têtes blondes de Neuilly amatrices de frites, ne vont pas se déclarer musulmanes pour la circonstance ?)

Tout cela est attristant, consternant, révoltant. Tous ceux qui pensent que l’élection d’un ou d’une Présidente populiste en France est impossible se trompent lourdement. Pour ma part, ma religion est faite au moins sur ce point ; je ferai tout ce qui est en mon pouvoir de citoyen pour ne pas avoir à choisir en 2017 entre deux candidats populistes, entre deux candidats vulgaires. Dès novembre, j’irai mettre les mains dans le cambouis, ça s’en va au lavage, ce qui n’est pas le cas du nationalisme, de l’anti européanisme,  du repli sur soi et du racisme décomplexé.

Donald, le gros schtroumph bleu à la Maison Blanche, bien des Américains doivent en rougir de honte…

dr

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 10:11

Plan fixe sur une banlieue russe aux allures très soviétiques, avec des voitures qui circulent dans un matin blafard entre les cheminées d'une centrale atomique.

Dans l'autobus, une petite fille mal réveillée que sa maman conduit à l'académie de danse classique locale, pour un casting.

C'est le début du film.

A la fin du film, la petite fille a grandi, elle a travaillé à Aix-en Provence, elle a travaillé à Anvers, et elle revient vers son premier professeur à l'académie de danse de sa ville, où les mêmes cheminée de la même centrale nucléaire sont toujours en activité.

Sinon, rien.

Sinon, quatre petites scènes de vraie jubilation artistique : la petite fille danse dans la neige avec son casque sur les oreilles qui lui diffuse de la musique moderne; plus tard, la jeune fille danse sur les quais du port d'Anvers, la nuit, avec son amoureux; un plan large de la ville à la nuit tombée, avec le flux des voitures qui rentrent à la maison, et les deux artistes, tout petits, dans une vignette de l'écran, qui répètent leur ballet; et enfin, le ballet en spectacle avec un décor de forêt sous la neige en fond de scène.

Sinon, rien.

Même Juliette Binoche en professeur-chorégraphe n'arrive pas à être crédible. Et pourtant Binoche joue bien, elle a des regards qui parlent, et Binoche aime danser. Elle l'a prouvé en 2008, en se produisant dans un ballet à deux intitulé "In-I" , avec Akram Khan au Théâtre de la Ville. Binoche aime les défis, elle n'a pas peur du danger. Sans grande imagination, les réalisateurs de Polina se sont dit qu'il fallait son nom au générique pour soutenir leur film. Entre 2008 et 2016, Binoche a continué à aimer la danse, et elle a dit oui. Mais Binoche n'est pas chorégraphe.

Alors, rien.

Quel dommage, quand on évoque le Bolchoï, quand on sait la difficile discipline de cet art millénaire, quand on a la chance d'avoir une danseuse actrice qui a parfaitement compris la leçon initiale : "on ne doit pas voir que tu as mal", quel dommage d'en arriver à un résultat aussi monotone.

Le scénario est tiré d'une bande dessinée de Bastien Vivès. Heureusement qu'il y avait cela.

Si vous avez un retard de cinéma, allez plutôt voir le très beau Frantz de François Ozon pendant que ça passe encore - peut-être - dans une salle près de chez vous. A Paris, c'est mort, l'obsolescence programmée des films, y compris les meilleurs, a été abandonnée à l'élite promue de nos grandes écoles de commerce. Faut que ça tourne, faut faire du fric.

La seule chose qu'aient en commun Polina et Frantz c'est la scène d'une jeune fille qui veut se noyer de désespoir. Elles s'en sortent toutes les deux.

Sinon rien.

 

ML

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=KS4bL42OY8E

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 10:23

Ken Loach fait un cinéma militant, social. Il dénonce.

De l'horreur de l'internement arbitraire d'une jeune fille récalcitrante dans Family Life (1971) à l'horreur des décisions arbitraires de l'Administration du chômage en Grande-Bretagne auxquelles est confronté Daniel Blake, en passant par la nécessité des petits larcins d'un père qui veut acheter une robe de communion à sa fille (Raining stones -1993), le toujours jeune et combattif Ken Loach (80 ans) se sert de sa caméra pour montrer, et pour dénoncer les situations kafkaïennes que l'Homme, sous couvert d'une administration orientée pour le soumettre, fait subir à son frère.

Dans ce maelström d'iniquité, il y a ceux qui servent le système et ceux qui le subissent. Parfois, il y a ceux qui se dressent. Il y a Daniel Blake.

 

Daniel, la cinquantaine bien avancée, menuisier de son état, a eu un accident de santé, le cœur qui s'est mis en grève, à la suite de quoi il a perdu son emploi. Impasse, le corps médical ne le juge pas encore apte à reprendre un travail. Trop fragile, encore quelques mois de convalescence, le temps que le traitement produise plus d'effet.

En France, on a une Sécurité sociale qui, pendant quelques mois vous prend en charge à 100%, et si vous perdez votre emploi, d'autres aides viennent en relais pour vous aider à naviguer dans cette galère, parce que, depuis 1945, aucun gouvernement n'a osé remettre en cause ces avancées essentielles du Conseil de la Résistance. Mais d'aucuns en parlent...

Au Royaume-Uni (adjectif fort discutable), c'est le JobCenter Plus qui "administre" votre cas. Donc, Mister Blake, first of all, vous allez s'il vous plait chercher du boulot, pendant 35 heures par semaine au minimum, et que ça saute ! Et vous nous rapporterez les preuves de vos démarches.

Si par chance, l'une de vos démarches aboutit à une offre d'emploi, vous serez bien obligé de dire que vous n'êtes pas médicalement apte, et vous vous ferez insulter par le boss.

Et puis votre CV au crayon de papier, comme ça, sans preuve que vous l'ayez donné à qui que ce soit, vous savez ce qui va se passer Mister Blake ? Vous allez avoir une sanction : de un mois sans indemnités  la première fois, à trois ans en cas de récidive au prochain pointage !

Humiliation !

Bien sûr, vous pouvez renoncer à vos indemnités chômage et opter pour la pension maladie, mais ça fera moins d'argent, Mister Blake.

 

Et qu'est-ce que c'est que cette jeune folle, avec ses deux lardons, qui braille qu'elle est arrivée en retard au pointage parce qu'elle a raté le train et qu'elle ne connait pas la ville ? Sécurité, faites évacuer cette dame !

 

Ils en sont là nos héros, au bureau du JobCenter Plus, héritiers de l'ère Thatcher, la "dame de fer" qui a redressé le pays, comme se plait à le dire l'un des candidats à l'élection présidentielle de notre République.

Mais les anglais sont résistants, et plus ils sont pauvres plus ils s'entre-aident. Parfois on rencontre bien quelque salopard pour vous faire une proposition dégradante, mais d'autres fois on croise une belle âme.

Daniel et Kate, avec ses deux gamins, vont se serrer les coudes. Epaule contre épaule, ils vont tâcher de résister. Jusqu'où ? Jusqu'à quand ?

 

Ken Loach ne donne pas de leçon, il ne fait que montrer ce qui est.

On se dit que ce n'est pas possible, que c'est exagéré, que c'est de la science-fiction.

Mais non. Tout est réel. C'est sa colère que le réalisateur nous fait partager.

Mais c'est de la Grande-Bretagne qu'il s'agit (grande ?), pour nous, la colère de Loach deviendra donc de  la crainte. De cette crainte qu'au nom des erreurs de gestion (peut-être...) des gouvernements passés, il se trouve un énergumène néo-libéral de droite ou de gauche - la frontière est de plus en plus ténue - qui impose au bon peuple de faire de nombreux trous à sa ceinture sociale pour réparer les bêtises, comme si lui, le bon peuple, il en était responsable.

 

On parle des douleurs de la Grèce, de l'Espagne, c'est le Sud. On parle de la splendeur de l'Allemagne, c'est le Nord. Mais on ne parle pas de la misère des anglais, et il y aurait beaucoup à dire sur le "succès" allemand.

Ken Loach, lui, il nous donne à voir ce qu'est la réalité de son pays, car rien n'est inventé, rien n'est truqué, rien n'est exagéré. Tout ce que vivent Daniel Blake et Kate, des centaines de milliers de rosbifs le vivent. On comptait en 2014 presque 2 millions de mal nourris de l'autre côté du Channel (article du Monde en suivant le lien ci-dessous 1)

Prenons garde aux apprentis-sorciers qui, en ces temps de racolage électoral, voudraient nous faire prendre leurs vessies pour des lanternes.

Et serrons les coudes. Car le moins pire n'est jamais sûr !

 

Daniel Blake, Kate, Ken Loach : 20/20 avec mention pour les acteurs Dave Johns et Hayley Squires.

 

ML

 

1/ http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/04/07/malgre-la-reprise-economique-le-royaume-uni-touche-par-la-faim_4609782_3214.html

La bande annonce ici : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19564084&cfilm=241697.html

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 13:49

Le lecteur se moque totalement de mon itinéraire personnel et il aura bien raison. Simplement, qu’il sache que depuis près de 50 ans que j’utilise un bulletin de vote à chaque élection, qu’elle soit départementale, régionale, législative, présidentielle ou européenne, ce bulletin a toujours été étiqueté à gauche (exception faite de l’affrontement de 2002 entre Chirac et Le Pen).

Tout ça pour dire en premier lieu que je ne pense pas avoir trop souvent retourné ma veste ni ma blouse d’écolier en politique, depuis l’école maternelle.

Alors, quand je dis à mes amis que j’ai l’intention d’aller voter à la primaire de droite pour m’opposer à ce que Sarkozy puisse à nouveau être candidat et se retrouver au deuxième tour opposé à la candidate du FN, tous ne partagent pas ma position. Je comprends leurs arguments mais j’ai du mal à les accepter, pour beaucoup de raisons.

On me permettra de balayer d’un revers rapide l’argument Mélenchonesque selon lequel il ne serait pas « honnête » pour un électeur de gauche de s’immiscer dans un scrutin réservé à la droite. Outre que les leçons d’honnêteté politique me paraissent quelque peu déplacées, venant d’un responsable dont la stratégie personnelle de conquête du pouvoir continue à s’inspirer de méthodes trotskystes bien assimilées dans sa jeunesse, je ne vois pas en quoi il existerait un ordre moral de gauche qui m’interdirait d’exécuter lors de la primaire de droite, le geste que la plupart des électeurs dits « de gauche » accompliront eux aussi au deuxième tour de la présidentielle quand ils seront, comme moi, confrontés au dilemme, soit voter à droite, soit laisser élire Madame Le Pen. En d’autres termes, si comme cela semble se profiler, je n’ai le choix qu’entre une Le Pen et un candidat issu des primaires de la droite et du centre, et comme dans cette hypothèse, j’ai bien l’intention de faire barrage à la candidate FN en contribuant à faire élire celui ou celle qui lui sera opposée, qu’on me laisse au moins cette liberté d’éliminer dès maintenant Sarkozy de la compétition. Et à ceux qui me disent aujourd’hui que choisir le candidat de la droite et du centre, « ce n’est pas leur problème », j’ai envie de leur dire, ne soyez pas des autruches car demain, ce sera votre problème… et vous ne serez peut-être pas trop mécontents que d’autre aient fait leur part de sale boulot en allant éliminer Sarko quand il était encore temps…

Bien entendu, je dénie totalement à messieurs Sarkozy, Ciotti et consorts le droit de me qualifier de « traître » à mon propre camp. Les leçons de morale assénées par une bande de tricheurs sont mal venues et n’ont pour objet que de culpabiliser et donc de dissuader des gens comme moi d’aller voter à ces primaires. Etonnamment, ce reproche n’est pas fait avec la même vigueur aux militants FN qui s’apprêtent à se déplacer assez nombreux semble-t-il, pour tenter de faire passer Sarkozy devant les autres candidats, de telle sorte que se réalise l’hypothèse d’un second tour opposant ce dernier à Le Pen, ce qui serait évidemment la configuration la plus intéressante pour porter la blonde au pouvoir.

Je suis d’autant plus à l’aise par rapport à ces primaires de la droite et du centre que je serais bien incapable à ce jour de choisir parmi les candidats déclarés dits de gauche ! Voter pour Mélenchon ? Impossible, non seulement à cause de ses positions opportunistes, voire, démagogiques, mais parce qu’il n’a aucun programme crédible, se contentant de promesses populistes qu’il serait bien incapable de tenir. Je n’ai aucune envie que la France devienne le Venezuela de l’Europe. Choisir un « frondeur » ? Je ne tiens pas en haute estime des élus ou des ministres qui sous couvert d’orthodoxie de gauche n’ont eu de cesse de critiquer l’action du gouvernement (ce que je peux admettre), mais sans proposer d’alternatives crédibles (ce que je n’accepte pas) et qui en définitive se comportent en déserteurs.

Je sais que parmi mes amis dont la sincérité et l’attachement aux valeurs républicaines ne peut être mise en doute, certains reculent à l’idée de signer la charte soutenant les valeurs républicaines de la droite et du centre. Sans vouloir être trop cruel avec eux, j’ai cependant envie de leur demander si ces « valeurs » républicaines sont vraiment les mêmes selon Sarkozy, Poisson ou Juppé. Manifestement non. Il y a un réel enfumage à vouloir nous faire croire que les candidats déclinent ces valeurs à l’identique, chacun le sait. Sur ce plan là, on ne peut mettre dans le même sac un Wauquiez qui n’a de cesse d’exclure les réfugiés ou les chômeurs et une NKM qui se comporte de façon plus républicaine. Je me sens beaucoup moins éloigné des « valeurs républicaines » d’un Bayrou que de celles d’un Sarkozy et je connais, moi, le sens de la signature qu’il me faudra, sans aucun enthousiasme, déposer. Et je ne me sentirai pas l’âme d’un traître pour autant.

Je sais que le jour de la primaire de la droite et du centre, je pourrai sans difficulté me regarder me raser dans la glace. J’ai envie de dire à mes amis qu’après tout, ils ne sont pas vraiment obligés de se raser ce dimanche-là. En revanche, et si par malheur Sarkozy sortait vainqueur de cette primaire, nous n’aurions plus qu’à raser les murs, et pour très longtemps.

dr

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 10:09

A vrai dire, ce n'est pas son titre qui nous a donné envie de voir le film. Ce capitaine fantastique aurait pu être traduit par "Capitaine formidable", au sens étymologique du mot, redoutable.

Car il est redoutable de détermination ce capitaine papa qui, en l'absence de la maman, mais en parfait accord avec les principes qu'ils ont élaborés tous les deux, élève ses 6 rejetons en pleine forêt, vivant sous un tepee ou perchés dans les arbres, ne mangeant  de viande que celle qu'ils ont chassée, ignorant l'école mais connaissant sur le bout des doigts les théories révolutionnaires maoïste, marxiste-léniniste, et les amendements de la Constitution de leur pays, les Etats-Unis. Le philosophe activiste Noam Chomsky est leur unique héros.

On chasse, on plante, on s'entraîne, on vit, on se parle franc, on raisonne et on rigole bien entre nous.

Mais il y a des circonstances de la vie où il faut bien revenir à la civilisation, parce qu'elle sont tragiques, et parce que c'est la société qui est organisée pour administrer ces situations, de façon conventionnelle.

Et là se noue l'intrigue et commence le road-movie. L'un des plus dingues qu'il ait été donné de voir depuis longtemps.

C'est une fable, c'est une folie douce qui donne à réfléchir. Aller jusqu'au bout de ses idées, au risque de verser dans un intégrisme qui peut s'avérer dangereux, ou, après avoir affronté les conventions, mettre un peu de sociétal dans son état sauvage.

L'Amérique folle capable de tous les excès fait face à la bien-pensante et réactionnaire nation. L'idéalisme le plus libérateur se frotte au conservatisme le plus rationnel.

La dernière partie de ce film (un peu long mais savoureux) est un régal. On ne peut pas vous en dire davantage sans risquer de dévoiler de façon dommageable un scénario des plus originaux.

Allez voir ce film !

Il est servi par un Viggo Mortensen tour à tour séduisant, irritant, et émouvant, et six gamins géniaux qui rivalisent de naturel. Et la V.O est un vrai avantage pour apprécier leur talent.

Cette petite famille est accompagnée par une pléiade de bons acteurs, tous presque inconnus, et elle évolue dans des décors naturels qui vous donnent envie d'aller faire un tour dans les Rocheuses du Colorado et de prendre la route pour Coronado au Nouveau Mexique.

Le voyage est d'autant plus beau qu'il se déroule dans un bus improbable aménagé par Captain Fantastic, qui sert tout autant de roulote que de bibliothèque très intellectuelle.

Have a nice trip people !

ML

Regardez la bande annonce en suivant ce lien : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19562357&cfilm=227320.html

 

 

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:00

Allo maman, les bobos parisiens, les élites, les écolos de l’AMAP, les gauchos, les parjures et j’en passe, se liguent contre LE défenseur des Français moyens, des Français déclassés, de la France rurale, de la France qui travaille et se lève tôt…

Les bras m’en tombent et mon stylo aussi ! Quoi ? Le pourfendeur de bobos, le héraut de la France déclassée est celui qui plastronnait au Fouquet’s, le croisiériste en promenade sur le yacht de Bolloré, l’homme sandwich du stylo Montblanc et de la Rollex réunis ! De qui se moque-t-il à la fin, ce donneur de leçons ?

Pour tenter d’échapper à la déroute qui s’annonce, il nous promet un futur premier Ministre gominé, François Babouin, il promet deux referendums totalement démagogiques, l’un pour enfermer les fichés « S » avant tout jugement dans des centres de rétention au mépris de la constitution et des textes européens, l’autre pour modifier les règles relatives au regroupement familial… Où est l’urgence impérieuse à modifier ces règles ? la procédure référendaire est-elle la plus appropriée pour aborder des questions dont la complexité semble difficile à traiter par un « alors, c’est oui ou c’est non ? »… Tout cela n’est que démagogie, populisme, tentative de plébiscite au cas (de plus en plus improbable heureusement) où il gagnerait l’élection présidentielle.

A mesure que les vagues de sondages laissent Sarko sur le sable, échouer à marée vraiment basse, la crainte que l’on pourrait cependant avoir, c’est que pour éviter un échec cuisant, il organise un coup d’Etat au sein de sa formation politique, avec son dernier carré de fidèles, au prétexte que dans les électeurs de Juppé se seraient glissés des « parjures ». Cela parait impensable pour un esprit soucieux du respect des valeurs  démocratiques et républicaines, mais avec cet homme-là, on n’est plus à une tricherie près…

dr

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:06

Toute la presse en a parlé pendant une journée, à tel point que Alep, les milliers de migrants perdus en Méditerranée, plus rien ne comptait face au drame qu’avait vécu une actrice ( ?) de téléréalité victime de malfrats en plein Paris à qui ils ont dérobé des bijoux pour 9 millions d’euros. Même si on déplore que ladite actrice ait pu passer un très mauvais moment, ses bijoux ont eu pendant la journée, un incroyable écrin de papier journal, de « unes » de journaux télévisés, voire de commentaires politiciens récupérateurs, bref, un travail d’orfèvrerie en matière de déontologie de l’information…

Et puisque nous parlons des orfèvres, ayons une pensée pour leur patron, Saint Eloi, qui, entre autres actions de vifs éclats, avait courtoisement fait remarquer au roi Dagobert qu’il avait mis sa culotte à l’envers. Nous aurions bien besoin qu’il soit à nouveau parmi nous pour qu’il rappelle à certains responsables politiques que c’est leurs vestes qui se trouvent à l’envers à force d’être retournées. Suivez mon regard…

Et toujours à propos d’orfèvres, rendons grâce à deux d’entre eux qui viennent de s’illustrer une fois de plus sur le terrain de la morale politique et de l’honnêteté intellectuelle, deux véritables orfèvres en ces matières ; Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Sarkozy.

Le premier vitupère contre les électeurs ou sympathisants de gauche qui envisageraient d’aller voter à la primaire de la droite et du centre. Ces derniers seraient des « tricheurs » puisqu’ils iraient s’immiscer « dans une élection qui ne leur est pas destinée », selon celui qui s’érige en nouveau directeur de conscience de la gauche ! Mélenchon qui fustige ce qui s’apparenterait selon lui à un bourrage des urnes, Mélenchon, le faux dur qui n’arrête pas de nous bourrer le mou avec ses fantasmes de grand soir, son idolâtrie pour Chavez qui a conduit le Vénézuela à la ruine et à la dictature, Mélenchon qui trahit ses alliés du PC en se présentant à la présidentielle sans leur demander leur avis, Mélenchon qui défendait hier l’Europe de Maastritcht et la condamne aujourd’hui, Mélenchon et sa connivence avec Poutine, qui contestait encore en février dernier que la Russie bombardait plus les opposants Syriens au régime de Damas que les positions de l’Etat islamique… Un sympathisant de gauche qui envisagerait de voter à la primaire de droite se verrait ainsi qualifié de tricheur par le grand manipulateur en chef, excommunié par celui qui se prend pour le pape de la gauche et se comporte comme tel en assénant des leçons de morale politique aux brebis qui risqueraient de s’égarer…et qu’il ne pourrait plus dévorer le moment venu. Non, Monsieur Mélenchon, pas vous, définitivement non.

Le second vitupère lui aussi, mais pas contre les sympathisants de gauche qui effectueraient la démarche d’aller voter à SA primaire mais… contre ceux qui leur font appel comme Juppé qu’il qualifie aimablement de « parjure » ou Fillon… Il est loin le temps de l’Université d’été de La Baule (septembre !) où Sarkozy prônait le respect et l’absence d’agressivité entre les candidats ! Manifestement, une fois de plus, il n’était en rien concerné par des consignes réservées à l’usage exclusif de ses concurrents. Quelle belle âme ! On n’épiloguera pas plus longtemps sur le cynisme du personnage qui tente de faire passer son principal adversaire pour un traître à son parti. Orfèvre en matière de traîtrise politique, Sarkozy est totalement disqualifié pour jouer sur le terrain de la morale, et cela, depuis longtemps. En outre, Juppé possède sur lui un avantage incontestable en matière de rigueur morale, c’est qu’il a assumé devant la Justice ses fautes (et celles des autres probablement), ce qui n’est pas le cas de celui qui se comporte en fuyard. Non, Monsieur Sarkozy, pas vous, définitivement non.

Les sympathisants de gauche qui feront la démarche de participer à la primaire de la droite et du centre feront ce que commande l’intérêt général, à savoir, ne pas se trouver dans la situation de devoir choisir au deuxième tour de la présidentielle de 2017 entre la peste brune et le choléra. En tous cas ni Mélenchon ni Sarkozy ne peuvent se prétendre, ni propriétaires de leurs voix, ni gardiens de leurs consciences.

dr

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 22:10

Je me sens sauvagement de mauvaise humeur , de la même mauvaise humeur - mais non feinte - dont nous gratifiait régulièrement l'avocat général Desproges déclamant sur France Inter (Tribunal des flagrants délire) : " Bonjour ma hargne, salut ma colère, et mon courroux coucou ! ".

Ah oui, nom d'un chien, ma tête n'a cessé, dès la fin du 1er quart d'heure, de refreiner l'irrésistible envie de sortir de la salle, pendant que mon corps alangui luttait pour ne pas accompagner ma voisine dans le sommeil profond qui avait déjà abattu ses défenses.

Déjà qu'on avait été plus que réservé pour Cézanne et moi (précédente critique à La Hune)…je me demandais si le vieillissement de mes cellules n'était pas tout simplement plus cruellement à l'assaut de mes neurones et de ma joie de vivre qu'à la conquête de mon corps d'athlète.

La réalisatrice, Justine Triet, est visiblement tombée amoureuse du corps de Virginie Efira : ça commence par les jambes, ultra minijupées, ultra minishortées, ultra exhibées, ultra exploitées. Tout est moulant, du haut jusqu'en bas, quand il y en a.

Et on n'échappera pas à la scène d'amour qui dévoilera les seins - oui, avec un peu d'élégance, on pourrait dire "la poitrine", mais là, on est dans l'ordinaire, donc "les seins" - avec une infinie banalité qui rend les choses vulgaires et inutiles.

Pire ! S'inspirant d'un fait réel, mais anecdotique car unique, on cherche à nous embarquer dans le témoignage d'un chien dalmatien qui, selon qu'il remuera la queue à droite ou à gauche, accusera ou innocentera l'inculpé… Vous pensez déjà " Non, ce n'est pas possible, on ne peut pas faire un film avec aussi peu d'arguments ". Réponse : " Si… il suffit de trouver un producteur."

Alors, si vous n'avez jamais assisté, malgré vous ou par politesse, à un mariage moderne dans lequel l'alcool et le ridicule règnent en maître, courez voir ce film. Et ce n'est que le début !

Si vous avez envie de croire sérieusement qu'une avocate à succès consulte à la fois une voyante africaine, un psy, un autre psy, embauche un délinquant qu'elle a jadis défendu, tout ça, parce que "chimiquement" sa vie part en sucette, courez voir ce film.

Si vous pensez que, après tout, on peut faire un film sans scénario, dans l'espoir que ça devienne un collector du genre nanar, courez voir ce film.

Si vous êtes un inconditionnel d'une critique devenue uniforme et insipide, y compris celle de Télérama, courez voir ce film.

Si le fait d'avoir été sélectionné pour Cannes suffit à vous faire courir, courez voir ce film.

Mais ne vous plaignez pas de regretter vos courbatures . Elles resteront musculaires, mais votre cerveau sera épargné.

Il semble même que la série des Camping - 1, 2, puis 3 - soit plus divertissante, plus drôle, plus réelle.

Désolé, mais là, c'est sans appel : NUL !

Et tant pis pour vous si vous courez quand même…on reste amis.

Et si vous avez vraiment envie de voir un film avec Virginie Efira, procurez-vous le DVD de Vingt ans d'écart, et vous pourrez penser que, animatrice TV, elle a aussi un talent d'actrice.

ML

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Published by lahune - dans Culture
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 11:07

La lecture de l’Ancien Testament de la Bible nous enseigne que Moïse fut appelé par Dieu à libérer son peuple en entendant la voix divine sortir d’un buisson brûlant sans se consumer, cet évènement « miraculeux » relaté dans la Bible porte le nom de « buisson ardent ».

Patrick Buisson est quant à lui un ardent militant de la droite extrême. Après avoir conseillé durant des années Sarkozy (contre rémunération bien entendu), le Buisson ardent sort un livre-brûlot dont nombre de passages sont consacrés à l’ex-payeur du conseilleur. Il s’est approché d’un peu trop près du Buisson, le Sarkozy, et il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui, il ait un peu chaud aux fesses ! Il se défend (mal) en sur-jouant le rôle de la victime du traitre Buisson, lui, Sarkozy, l’expert des traitrises en tous genres… Le début de semaine dernière sentait déjà le roussi !

Et voilà qu’en milieu de semaine, France 2 publie l’enquête d’ « envoyé spécial » sur l’affaire Bygmalion ! La tricherie est avérée et étalée au grand jour. Sarkozy et son équipe de campagne ont triché lors de la dernière campagne électorale, les preuves sont sous nos yeux… mais pour le courageux Sarkozy qui n’est évidemment au courant de rien, ce doit être probablement l’équipe de campagne, Copé, Lavrilleux et consorts… Sa garde rapprochée conteste cette enquête à charge, oubliant de préciser que Sarko et ses avocats ont été sollicités pour s’expliquer et éventuellement se justifier devant les caméras, mais qu’ils n’ont pas souhaité le faire.

La présomption d’innocence n’empêche personne de s’expliquer, voire d’attaquer en diffamation l’auteur d’un reportage ou d’un livre quand manifestement ce reportage ou ce livre contiennent des éléments faux et malveillants, mais notre présumé innocent continue à jouer la victime en se gardant bien de demander un droit de réponse ou l’interdiction de la sortie d’un livre… Pas de fumée sans feu serait-on tenté de penser…

A moins tout simplement que dans sa course effrénée pour tenter d’obtenir l’immunité que lui procurerait une nouvelle élection, Sarko soit toujours dans une folle fuite en avant, fondée à la fois sur les bâtons procéduriers qu’ils va continuer à mettre dans les roues de la Justice, et sur la propension de son électorat à « oublier » les affaires dans lesquelles son nom est cité. En d’autres termes, priorité 1 : gagner les primaires de la droite, priorité 2 : gagner l’élection présidentielle, priorité 3 : régler les comptes, priorité 3789 éventuelle, gouverner le pays dans le sens de l’intérêt général.

Laurent Wauquiez qui, jusqu’à ces dernières semaines, se faisait lui aussi « conseiller » par Patrick Buisson, aurait, parait-il, rompu avec ce dernier. Ne soyons pas naïfs et ne confondons pas une rupture avec une simple lézarde sur l’enduit de la façade que ce dernier veut exposer aux militants de son parti pour tenter de garder la présidence des républicains quel que soit le résultat de la primaire. Il suffit pour s’en convaincre d’apprécier les déclarations dudit Wauquiez sur les camps de rétention, sur le démantèlement de la jungle de Calais, sur les réfugiés, pour constater avec effroi que ce petit opportuniste est capable de tout pour parvenir à ses fins, dans l’extrême-droite ligne de Buisson ou de Sarko, le mentor.

Et il pense qu’on n’y verra que du feu…

dr  

 

 

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

Bonnes Feuilles ...

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