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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 15:32

Avant de profiter de vacances bien méritées, Christiane Taubira nous a préparé un petit cadeau emballé dans une pochette surprise ! Elle propose que le défaut de permis de conduire soit dorénavant passible d’une contravention et ne soit plus constitutif d’un délit faisant l’objet d’une instance de jugement devant le tribunal correctionnel. Fini donc le permis obtenu dans une pochette surprise mais est-ce vraiment un cadeau pour les contrevenants ?

Les levées de bouclier, les indignations, les cris d’orfraie que l’on entend dans tous les coins de l’hexagone ont de quoi rendre perplexe. En effet, si les chiffres données par la garde des sceaux sont exacts (ils doivent être vérifiables), le délit actuel du défaut de permis de conduire coûte au délinquant une condamnation pécuniaire allant de 120 à 450 euros alors que la proposition de la ministre est de sanctionner la contravention d’une amende de 500 euros. Qui plus est, la procédure actuelle de condamnation dure en moyenne plus d’un an alors que l’ordonnance pénale proposée par la ministre serait quasi immédiate. Où se trouve le laxisme dénoncé par certaines voix légèrement politiciennes ?

Bien entendu, on pourra rétorquer que la législation actuelle prévoit des sanctions allant jusqu’à un an de prison en cas de conduite sans permis mais comme dans la réalité, ce « barème » n’est jamais appliqué, il vaut peut-être mieux mettre en place une amende forfaitaire, le même prix pour tous, dont on peut effectivement discuter le montant.

Les associations dénonçant à juste titre la violence routière montent également au créneau mais ne vont-elles pas un peu vite en besogne ? Pour le coup, elles paraissent assez largement le rater, leur créneau !  Les causes de la mortalité sur les routes tiennent d’abord à la vitesse excessive, à la prise d’alcool, à la fatigue et au stress, beaucoup plus qu’au fait, certes déplorable, que des gens conduisent sans permis. La conduite sans permis ou sans assurance doit être sévèrement sanctionnée mais dans la réalité, et pas seulement dans un code pénal inappliqué car devenu inapplicable. Par ailleurs, on aimerait bien que ces associations dont le combat doit être encouragé, dénoncent avec la même vigueur ceux qui s’insurgent contre les radars, que ce soient les internautes franchouillards qui vous abreuvent de messages pour que vous puissiez échapper à tel radar mobile ou à telle voiture de police banalisée, ou que ce soient des buralistes (dont le combat est plus discutable) qui vont recouvrir les radars avec des sacs poubelles !

Affirmer ainsi que ce projet mettrait à mal la sécurité routière semble a priori un peu gratuit. Le véritable danger, sur la route comme ailleurs, c’est celui qui ne respecte pas les normes de conduite, celui qui transgresse non pas les normes d’habilitation mais celles de l’usage de l’habilitation. Reste cependant le fait qu’il y a inégalité de fait entre celui qui a passé et réussi son permis avec les frais que cela induit, et celui qui prendra le risque de l’amende de 500 euros… en passant souvent entre les gouttes d’eau avant d’être pris. Il y a là un vrai débat, mais qui existe déjà dans la réalité.

Le répu Georges Fenech s’est exprimé pour son parti avec l’argument bien pauvre qu’il sera désormais « moins cher de conduire sans permis et d'être sanctionné que de passer l'examen.

 On aimerait rappeler à ce fin renard disert que l’un des siens s’est engagé dans une course, en 2012. Ce petit coureur était parfaitement habilité à participer à la course présidentielle, puisqu’il avait son permis. Le problème, c’est qu’il a totalement transgressé les règles en commettant le plus grand excès de vitesse (de dépenses de campagne) jamais enregistré par rapport aux normes imposées. Croyez-vous qu’on lui aurait retiré son permis pour autant ? Ce chauffard continue à nier l’évidence, à affirmer qu’il n’était que le passager, que c’est la faute de la machine (UMP) etc…Tout ça ne s’apparenterait pas à un délit de fuite, par hasard ?

Pour ce qui me concerne, en 2017, je sais que j’obtiendrai le permis d’éconduire ce personnage, et du premier coup en plus !

dr

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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 10:31

Décidément, on en a vu de toutes les couleurs ces dernières semaines, à propos de la situation de la Grèce. Il est vrai que la question Grecque était particulièrement difficile à traiter et qu’aucune solution satisfaisante ne pouvait être trouvée pour l’ensemble des parties dans l’état d’urgence que nous connaissions.

Pour autant, les prises de position et les réactions de la classe politique française témoignent au mieux, d’un irréalisme affligeant, au pire, d’un cynisme quasi-militant dont l’essentiel s’énoncerait en cette sorte de maxime : peu importe le sens des mots, seule compte la posture dans laquelle se tient celui qui dit les mots. Illustrations :

Passons sur le FN qui brûle aujourd’hui ce qu’il adorait hier, à savoir, l’extrême gauche grecque. Philippot crie à la mise à mort ou à la condamnation à l’esclavage de la population hellénique, se gardant bien de dire que la sortie brutale de ce pays de la zone Euro aurait été encore plus douloureuse … et aurait fait l’affaire des fascistes d’aube dorée, prêts à reprendre du poil de la bête immonde en profitant de la misère et du désordre… charmante attention du FN pour ses petits camarades grecs...

Dupont-Aignan se distingue lui aussi en évoquant le « Reich » Allemand ! Il a beau battre lâchement en retraite en tentant d’expliquer qu’il ne pense pas au 3ème Reich mais que le mot signifie seulement « empire », Dupont-Aignan nous prend ici pour des imbéciles. Faire semblant d’oublier la connotation que le mot allemand a encore en France et l’utiliser à des fins purement politiciennes en jouant sur le ressort de la xénophobie anti allemande, ce n’est pas glorieux, monsieur le souverainiste ; et pour être à ce point souverainiste, vous mérites incontestablement un titre de roi de …

La xénophobie anti allemande est du reste bien partagée dans le discours des ténors du front de gauche qui expliquent que la Grèce ayant signé l’accord avec « un pistolet sur la tempe », pistolet tenu par la main allemande, ils votent contre cet accord que leur ami premier ministre grec a pourtant paraphé et défendu devant son propre Parlement. Le ton de leur discours rappelle étrangement celui des affiches du PC des années 60 qui s’insurgeaient contre la construction européenne menée de concert avec « les revanchards de Bonn » (sic). Les postures de Mélenchon, Pierre Laurent et consorts apparaissent pour ce qu’elles sont à savoir, des contorsions à la chorégraphie incertaine, voire, les convulsions d’une idéologie finissante.

Dans le registre des contorsions, les répus n’ont pas été en reste : l’inénarrable Christian Jacob a fustigé l’attitude de François Hollande, le taxant d’immobilisme ce qui ne semble pas correspondre à la réalité vécue par les négociateurs de Bruxelles, tout en votant lui-même en faveur de l’accord … mais en laissant la liberté de vote à ses petits camarades parlementaires ! On aurait pu penser que sur un sujet aussi important pour l’avenir de l’Europe, les répus auraient pu faire l’effort de définir une position majoritaire, une ligne politique digne d’un parti de gouvernement mais non, chez les répus, on préfère la posture à la position politique. Le chef répu avait déjà donné le ton en disant tout et son contraire dans les jours précédents, changeant de discours comme on change de braquet sur un vélo ! En réalité, Nicolas Sarkozy qui ne peut s’empêcher de se mettre en scène sur un vélo à l’occasion du Tour de France en affirmant être un « grimpeur » n’est au fond qu’un petit monte en l’air dont l’appétit de pouvoir et d’argent demeure le seul moteur. En définitive, le « grimpeur » autoproclamé s’avère être de plus en plus chaque semaine un boulet que les répu vont devoir traîner jusqu’à la primaire…

On a entendu aussi de bons penseurs de gauche ou de droite aux idées méritant sans doute d’être discutées… mais comme d’habitude, se contentant de regarder les pompiers tenter de circonscrire l’incendie en critiquant leurs méthodes, oubliant au passage qu’il y a un temps pour imaginer des maisons ignifugées et un autre pour éteindre le feu…

L’Europe a choisi le Pirée mais ce n’est évidemment pas le meilleur. La crise Grecque a montré de façon éclatante les limites de la solidarité des Etats de l’union. Le meilleur ne pourra venir que de la poursuite de la construction européenne qui passera par une démarche vers une véritable fédération européenne combinant à la fois un surcroit de décentralisation et de démocratie et liant la solidarité à l’émergence d’une souveraineté européenne se substituant progressivement à la souveraineté des nations. Le chemin sera très long encore mais c’est le seul avenir possible.

dr

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 09:12

Non, ce n’est pas terrible de faire payer par le contribuable le déplacement de 3 supporters du FC Barcelone qui se sont rendus par avion privé à Berlin pour voir leur équipe favorite remporter la finale de la ligue des champions. On imagine que sur le chemin du retour, et comme le font en général les supporters des équipes de foot, on a fêté la victoire à coups de canettes de bière et de champomy! Encore heureux que nos joyeux fêtards se soient abstenus de casser la figure aux supporters adverses et n’aient pas descendu les Champs Elysées en braillant leurs slogans imbéciles… Heureusement pour nous que c’était l’heure du marchand de sable et que les deux petits Vals avaient sommeil !

Parce que, quand même, une aussi énorme faute de comportement de la part d’un Premier ministre qui aspire à devenir un jour Président a vraiment de quoi surprendre. Et vouloir nous faire avaler la couleuvre de « J’avais besoin de voir Platini ce jour-là pour parler de l’organisation de l’Euro en France en 2016 », c’est vraiment se moquer du monde, surtout lorsqu’on apprend le mercredi suivant que le Président de la République avait lui-même rendez-vous avec le Platini en question à l’Elysée pour évoquer, lui aussi, le même sujet ! Vraiment, Vals s’est foutu de nous ou alors, comme beaucoup d’autres responsables politiques, il a oublié le premier repère auquel se fie l’électeur, à savoir, l’exemplarité du dirigeant.

Et quand bien même ; le foot et Platini ne sont pas des sujets tels, qu’ils nécessiteraient que les deux têtes de l’exécutif s’en emparent. Qu’il soit permis de dire ici que ce sport sent l’argent sale, la corruption, la magouille à grande échelle et que le Platini qui aspire à devenir président de la FIFA doit se demander s’il n’a pas laissé de vieux shorts un peu sales trainer dans la machine à blanchiment de l’institution. Bref, Hollande et Vals ne se déshonoreraient pas en prenant un peu de distance avec le ballon rond…

Heureusement, les nuits portent conseil et Vals s’est rendu compte qu’il méritait un carton jaune. Il a reconnu sa faute et se propose de prendre en charge l’équivalent financier des places en avion de ses deux chérubins. Faute avouée peut être à demi pardonnée. Il n’est pas si fréquent qu’un homme politique reconnaisse ses erreurs et on peut faire crédit à l’intéressé d’être ainsi revenu de Berlin en passant par Canossa. L’opinion l’y avait, il est vrai, fortement poussé. Dont acte, cependant, c’est mieux ainsi.

Mais le comble dans tout cela, c’est d’entendre les cris des répus (nous les appellerons ainsi dorénavant) jouant les vierges effarouchées, de Morano à Mariani, en passant par Dati et Guéant… Rachida Dati dont les dépenses personnelles sur fonds publics ont défrayé la chronique, Guéant qui est mis en examen pour un sombre prélèvement sur les fonds destinés au fonctionnement de la police qu’il dirigeait alors, sous l’autorité de Sarkozy. Tous ces répus qui baissent pudiquement les yeux lorsque le Conseil Constitutionnel leur démontre que leur chef répu a délibérément triché lors de la dernière campagne électorale en dépassant du double, le plafond des dépenses autorisées…

Franchement, si Vals reconnait mériter un carton jaune, Sarkozy devrait avoir depuis longtemps une collection de cartons rouges.

Et pourquoi pas une exclusion à vie du terrain politique ?...

dr

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 10:26

Le premier à se dégonfler devant l’imminence des poursuites judiciaires et les risques d’une condamnation, c’est Steven Blatter. Ses chaussures à crampons n’ont pas suffi, lui qui se cramponnait à son pouvoir quasi maffieux. Sans regrets.

Le second continue à nier l’évidence. Il se gonfle devant les caméras, fait l’important, le petit coq batailleur, le pseudo rassembleur sur l’estrade mais l’organisateur des huées et des sifflets en coulisses, l’usurpateur qui confisque les mots de la République pour les détourner à des fins personnelles, le pseudo donneur de leçons de vertu et de républicanisme, lui qui n’a eu de cesse de se servir de l’appareil d’Etat dans l’unique but de conquérir le pouvoir et de s’y maintenir.

Beaucoup de citoyens se sentent aujourd’hui volés, spoliés par la confiscation d’un mot qui appartenait à tous. Beaucoup ne pardonneront jamais cette usurpation.

De plus en plus de Français témoignent une hostilité grandissante à l’égard de l’ancien chef d’Etat dont les postures opportunistes et réactionnaires sont de véritables caricatures de l’idéal démocratique et républicain.

Et il faudra bien que ce dernier, si prompt à dénoncer les incivilités des autres, fasse enfin le ménage devant sa porte. Les nouvelles mises en examen de Claude Guéant et d’autres proches viennent à point nous rappeler que Sarkozy est l’homme des combines, des petits arrangements entre amis, des grandes tricheries électorales, des liaisons dangereuses avec des pays troubles comme le Qatar, ce nouvel eldorado du foot…

Mais de tout cela, Sarkozy n’a jamais aucun souvenir. Faisons en sorte qu’il n’ait plus alors le moindre avenir politique, tout simplement au nom de la République.

dr

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 17:29

Il s’était fait élire président ; il contrôlait tout, il voyait tout, considérait ses électeurs comme des clients…

Et voilà que la Justice s’intéresse à de sombres affaires de corruption à propos desquelles le président qui voyait tout et contrôlait tout n’a gardé aucun souvenir…

Cette mémoire à géométrie variable ne saurait s’expliquer pas par l’âge. Elle n’est rien d’autre que la tentative de fuite d’un dirigeant dégonflé comme un vieux ballon de foot, adepte des coups pas trop francs.

Ses électeurs clients sont disposés à lui confier un nouveau mandat, plus soucieux de leur petit intérêt boutiquier que de la vertu qui doit être la qualité première d’un dirigeant.

On ne parle pas ici de Steven Blatter mais d’un ex-président qui ne se souvient pas de Bygmallion.

Et ses clients vont désormais s’appeler des républicains bananiers.

 

dr

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 11:06

Contrairement à ce que l’on entend ici ou là, la Justice n’a pas autorisé l’UMP à se faire appeler les Républicains mais le TGI de Paris s’est contenté de ne pas l’interdire, puisqu’avec raison, il a estimé que les conditions d’une telle interdiction n’étaient pas réunies, s’agissant notamment d’un risque de trouble à l’ordre public. Seule, une juridiction statuant sur le fond pourra se prononcer. Affaire à suivre, éventuellement.

On se contentera d’observer que le nouvel emballage du produit UMP n’est qu’un habillage marketing qui, de surcroît selon les enquêtes de marché, ne suscite la faveur que de 30% des consommateurs électoraux. Les ingrédients restent les mêmes et baignent dans une sauce de plus en plus indigeste, avec les déviances anti islamistes, anti homo, anti fonctionnaires et anti chômeurs qui rapprochent de plus en plus le produit de la boite située à l’extrême droite de la même étagère. Bref, les vieux chevaux de retour comme Sarkozy, Hortefeux ou Chatel sont toujours là, un peu comme la viande de cheval avait droit de cité dans les boites de cassoulet Spanghero…

 Le plus triste dans l’affaire, c’est que « les républicains » devient une marque qui sera de plus en plus discrédité lorsque les « affaires » sortiront du grand ménage du sol aux bas-fonds. Et c’est le mot « République » qui sera un peu plus galvaudé. D’autant que Sarkozy décline le mot autour de la fermeté, l’identité, le refus de l’assistanat… et de la famille traditionnelle lorsqu’il promet d’abroger la loi sur le mariage pour tous. On se rapproche plus de « travail, famille, patrie » que de « liberté, égalité, fraternité ».

Je connais quelques amis plutôt de gauche, de vrais républicains, qui vont se sentir assez « républicains » pour aller voter aux primaires de l’UMP, ne serait-ce que pour interdire à Sarkozy de représenter à nouveau la République française.

Et comme pour l’heure, les sondages ne lui sont pas favorables, vous y croyez encore, vous, à des primaires vraiment ouvertes aux républicains de tous horizons ?

dr

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 09:21

En France, les individus portent un nom de famille, le patronyme, précédé en général d’un prénom. Il en est un peu de même pour les partis politiques qui souhaitent s’identifier aux yeux des électeurs, de peur d’être pris dans l’isoloir par leur voisin de palier avec lequel ils ont des relations tendues. On remarquera cependant que le nom et le prénom des partis politiques français est devenu davantage une marque, un emballage marketing, plutôt que l’étiquette décrivant la composition ou le contenu du produit. Petite revue…

Prénom : front, nom : national. L’usage du mot front en tant que prénom n’a rien à voir avec la caractéristique « front particulièrement bas » de l’électorat du FN. Le front désigne ici la posture belliqueuse du parti qui considère qu’il doit faire front face aux menaces telles l’immigration, l’islam, la gauche, l’Europe, les fonctionnaires etc…  En période de guerre, le front est fait pour résister et non pour construire. En ce sens, le FN porte bien son prénom puisqu’on chercherait en vain un projet économique et social crédible dans sa musette. En revanche, le patronyme national est un abus de langage car c’est le terme nationaliste qui convient le mieux au contenu xénophobe du produit.

Prénom : front, nom : de gauche. Les remarques ci-dessus restent valables quant au choix du prénom. Le nom de gauche n’est évidemment pas un fantasme aristocratique du seigneur Mélenchon mais constitue une appropriation assez abusive du terme « gauche », tendant à considérer que tout ce qui est hors du parti n’est pas de gauche et donc à mettre dans le même sac politique… A ce compte-là, la France est constituée de 90% d’individus non éligibles à la distinction conférée par le camarade Jean-Luc … Il y a de l’espérance dans l’air! Et à ce propos…

Prénom : sans, nom : verts La couleur de l’espérance, justement. En fait, le parti n’a pas voulu se doter d’un prénom, estimant probablement qu’il était reconnaissable entre tous. Ce n’est pas totalement faux car si les grands partis traditionnels ont en commun le fait d’avoir une direction relativement forte (mais pas toujours désignée dans la transparence et la démocratie), les verts ont, eux, la spécificité d’avoir une direction par tête de militant, le noyau du parti étant constitué d’une foultitude (n’exagérons pas quand même)  de nombrils qui se regardent, disent et contredisent dans la plus grande opacité, comme quoi, la transparence du verre ou du vert ne doit pas toujours être considérée comme acquise…

Prénom : mouvement, nom : démocrate. Très rapidement, le père géniteur du parti a affublé son enfant d’un sobriquet, le « Modem », comme d’autres ont hérité de « dédé » (à Saumur) ou « lulu » (à Nantes). Dommage car si « Modem » ne signifie pas grand-chose pour l’électorat, le terme « mouvement » illustrait fidèlement le mouvement du balancier qui oscille perpétuellement de droite à gauche. Quant au terme « démocrate », assez fidèle aux valeurs que le parti défend, il gagnerait en crédibilité en s’étendant au-delà des murs d’un trois pièces cuisine de la région Paloise mais bon, il faut un début à tout…

Prénom : parti, nom : socialiste. Observons que le prénom n’est quasiment plus en usage de nos jours, une formation politique ne se prénomme plus « parti », pas plus qu’on appelle son enfant Alphonse ou Ernestine. Quant au nom, il serait sans doute temps de songer à le changer, le socialisme étant depuis 50 ans assez démonétisé et le PS étant lui-même assez éloigné des dogmes socialistes. Un nom composé comme « social-démocrate » serait plus conforme au contenu du produit mais il semblerait encore mal accepté par les vieux employés en blouse grise de la maison de la rue de Solférino !

On a fait le tour ? Sacrebleu, j’allais oublier d’évoquer le cas de l’UMP et bientôt ex UMP ! Voilà un parti qui s’est successivement appelé UNR, UDR, RPR, UMP et bientôt, les « Républicains ». La chose n’est pas encore faite puisque les militants vont être appelés à voter sur cette proposition de nom. Le terme « voter » est assez impropre puisqu’il ne s’agira que de plébisciter ou non le choix du chef, et selon des modalités que je ne connais pas pour l’heure. Parodie de démocratie qui n’est ni la première, ni le dernière. C’est un peu comme si, en 1955, les parents Sarkozy avaient demandé à leur fils à sa naissance, « tu préfères qu’on t’appelle Nicolas ou Judas ? »… comme quoi, là encore, les parents peuvent parfois faire des erreurs d’étiquetage. Ce qui est choquant dans ce projet d’appellation « les républicains », ce n’est évidemment pas le nom « républicain », mais le fait qu’il n’y ait pas de prénom, ce qui sous-entend que le seul républicain valable, pur, de souche diraient certains, c’est celui qui porte le nom du parti. C’est d’autant moins admissible que Sarkozy qui s’est fait le chantre du « ni-ni » quand il s’agit de choisir entre un candidat républicain et un autre du FN, s’est comporté en véritable partisan de « l’affront républicain ». Et que penser de l’exemple d’éthique républicaine qu’a donné l’ex président en tentant de « bombarder » son fils comme président de l’EPAD ? En invitant le tortionnaire Kadhafi à camper dans le jardin de la Présidence de la République avant de le bombarder au sens propre ? En tentant de faire pression sur la justice en utilisant les « services »  du procureur Courroye dans l’affaire Bettencourt, en tentant de pénétrer par avocat interposé dans le secret des délibérations de la Cour de Cassation, en empêchant l’administration d’une Justice normale dans l’affaire Tapie ? En profitant de la tricherie organisée à son profit par son propre parti en vue de le faire réélire, en prétendant n’en avoir pas été informé, ce qui serait au mieux de l’irresponsabilité et de l’incompétence, au pire, de la malhonnêteté doublée de lâcheté ?

Si l’UMP devient « les républicains », je reprends ici la formule de beaucoup d’internautes, ce parti aura le triste privilège d’avoir été baptisé par le dirigeant politique le plus ripoublicain que la France ait connu.

 

dr

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 08:40

Sors de ce corps, Belzébuth Jean-Marie ! C’est ce qu’a fait dire Marine Le Pen au Bureau exécutif du FN. La mise en scène du spectacle était fin prête et la distribution des rôles affichée : Le FN, c’est le corps dont doit sortir le diable, le diable ou la brute, incarné par le père Jean-Marie, les deux belles ( ?), ce sont les blondes Marine et Marion qui, chacune à leur manière, espèrent tirer quelques marrons du feu…

La dédiabolisation du FN passe ainsi par le meurtre du père fondateur, nouvelle et éclatante illustration des propos de René Girard. La victime émissaire désignée est le roi déchu dont le sacrifice doit permettre la régénération du peuple. Les soubresauts du vieux roi le 1er mai dernier ne changeront rien, qu’il s’agisse du « au secours Jeanne ! » ou de la pathétique apparition sur scène en tournant ostensiblement le dos à la fille parricide. Tout au plus faudra-t-il considérer que le président d’honneur du FN s’est fait plaisir en prenant le rôle de président du bras d’honneur à sa progéniture qu’il a aussitôt déshéritée politiquement, en attendant mieux…

Parce qu’au risque de se répéter, il n’y a rien de neuf sous le soleil ; les propos tenus par Le Pen n’ont pas changé depuis des décennies et ils ont nourri sa famille et ses partisans depuis toujours. S’ils n’ont plus cours aujourd’hui, c’est principalement parce que le FN version bleu- marine envisage à court terme la prise de pouvoir par les urnes, à l’inverse du FN canal historique qui poursuivait l’objectif d’une restauration de l’extrême-droite version 1934 relookée OAS. Si la stratégie du père et celle de la fille sont antagonistes, les ressorts qui les sous-tendent demeurent les mêmes à savoir la xénophobie, le populisme, le nationalisme exacerbé, la haine du musulman de la fille se substituant à l’anti sémitisme du père. Peu importe alors l’absence totale de crédibilité du programme économique et social, l’essentiel étant de convaincre les naïfs qu’il fera beau demain.

Ceci étant, Marine et Marion vont être dans le même bateau mais ce n’est pas pour autant que la croisière s’annonce sereine : La fille et la nièce vont sans doute assez rapidement avoir des sujets de discorde et pas seulement à propos de l’âge du vieux capitaine qu’on aura mis à fond de cale. Tant qu’il était le maître du parti, ce dernier avait pu contenir tant bien que mal les mutineries mais assez rapidement, l’éviction ou la mise à l’écart du père seront reprochées à la fille qui va devoir faire face à des appétits aiguisés de prise de pouvoir au sein de sa propre formation. Là où le père pouvait jouer du bâton et exclure qui bon lui semblait au mépris de toute règle démocratique -puisqu’il ne se revendiquait ni comme démocrate, ni comme républicain - la fille qui veut donner une image dédiabolisée de son parti sera obligée de donner quelques gages pour être crédible et ce n’est pas gagné ! L’autoritarisme dont elle a fait preuve au cours de cette séquence laissera des traces chez nombre de militants FN qui n’ont pas oublié qu’elle devait sa carrière à son père.

Bien entendu, la marine espère toujours couler le bateau UMP en se démarquant d’une posture extrême pour attirer les rats quittant le navire. A tribord, toute, clame de son côté le quartier maître Sarko qui espère toujours de son côté reprendre des voix au FN, sachant que la marginalisation du père Le Pen n’est pas forcément une bonne nouvelle pour lui puisque le marché de la droite dure devient ainsi extrêmement concurrentiel…

En attendant, le père Le Pen, toujours aussi à l’aise pour jouer les victimes devant les caméras, va continuer à jouer sur la corde sensible qui pour une fois, pourra être qualifiée de corde du suspendu.

 

dr

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 09:31

La machine à laver le linge sale tourne à plein régime dans la famille Le Pen ! L’incontinence verbale du grand père n’a pas été appréciée par la fille qui va le faire comparaitre devant la commission de discipline du FN. Mais comme ce dernier a renoncé à la tête de liste pour les élections régionales en PACA, le vaudeville familial va se terminer dans quelques jours par une embrassade générale sous les applaudissements benêts des électeurs du parti d’extrême-droite.

Ne cherchons pas la moindre trace de sincérité dans ce déplorable spectacle, même s’il est encore difficile de voir très clair dans l’intention réelle des acteurs. Contentons-nous de regarder à qui profite le crime. En réalité, le grand père, la fille et la petite fille tirent un profit maximum de l’opération : Le grand père ne sera pas mis à la porte de la maison qu’il a bâtie, on se contentera de lui adresser un blâme public en rappelant qu’il n’est pas qualifié pour prendre position pour le compte du parti moyennant quoi il pourra continuer à soliloquer chez Rivarol en attendant l’hospice ; la fille peut à bon compte proclamer à tout va que le FN est un parti comme un autre puisqu’il ne s’associe pas aux déclarations intempestives de l’aïeul ; la petite fille, poupée Barbie (Klaus) récolte la tête de liste en PACA. Le Grand père a tout lieu d’être satisfait puisqu’il donne à sa petite protégée son bâton de Maréchal Marion, qui soit-dit en passant et pour parler vulgairement, n’est quand même qu’un bâton merdeux. En effet, les propos indécents du grand père ne datent pas d’aujourd’hui et depuis 15 ou 20 ans que ce dernier les distille, ni sa fille, ni les cadres et militants du FN ne s’étaient alors véritablement insurgés.

Comment est-il possible de voter pour un parti au sein duquel le pouvoir se transmet de père en fille puis en petite fille ? Comment croire un seul instant dans la sincérité républicaine d’une formation qui applique à ce point des règles de centralisme anti-démocratique ?

Le linge sale de la famille Le Pen ne comporte pas que les couches du grand père ou la petite culotte douteuse de la petite fille qui fleure bon Civitas et l’homophobie de la manif pour tous. Les dessous de Marine Le Pen sont aussi examinés par la Justice qui estime que sa campagne électorale de 2012 serait légèrement entachée de fraude et qu’il convient d’examiner ou plutôt, de mettre en examen certains blanchisseurs de fonds…

Et à propos de tricheurs, j’en connais un qui ne doit pas trop se réjouir de la grosse farce que lui joue le FN ! Sarkozy qui pense toujours qu’il va remporter la primaire à l’UMP (bientôt ex UMP) et pouvoir pomper sereinement les voix du FN doit voir d’un mauvais œil la marginalisation du grand père qui rend de plus en plus aisé le siphonage des voix UMP… par le FN ! Un siphon, phon, phon les deux marionnettes des deux partis qui se disputent le marché de l’électorat de droite à coups de déclarations malodorantes et xénophobes.

Je me demande finalement si les Le Pen et Sarkozy n’utilisent pas la même machine à laver avec le même souci de se blanchir en échappant à la Justice. Ils oublient seulement que le blanchiment de l’argent sale ou des idées nauséabondes, ça ne rend pas vraiment propre !

dr

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 09:30

Le père Le Pen en a rajouté une couche la semaine dernière ! Les chambres à gaz ne sont pour lui qu’un « détail » de la seconde guerre mondiale. Malgré les condamnations politiques, morales et judiciaires, il persiste et signe, s’attirant les foudres de sa fille bleue marine qui depuis des mois, tente de gommer l’image extrémiste de son parti, une nouvelle fois mise à mal par les déclarations inopportunes du patriarche fondateur et toujours président d’honneur.

Que faire, doit se dire la méduse blonde ? Exclure l’impétrant est quasiment impossible car outre le fait que ce serait un parricide politique, les militants du FN canal historique risqueraient fort de faire imploser le parti. Tout aussi impossible l’éventualité de le déchoir de sa présidence d’honneur. Lui enlever sa place de tête de liste aux prochaines régionales en région PACA ? N’y pensons pas, c’est là que le FN a toujours réalisé ses meilleurs scores… Manifester un profond désaccord « sur le fond et la forme » avec les éructations du vieux ? Oui bien entendu mais comme le vieux n’en a cure et a débranché le sonotone, ça ne l’empêchera pas de recommencer à la première occasion…

Comment alors priver de parole médiatisée le doyen du club des pétainistes non repentis ? Toute mesure disciplinaire devant être bannie car trop dangereuse pour l’unité de façade du parti, notre méduse en est réduite à brûler des cierges pour que la fatigue, l’usure, un gros rhume des foins ou toute autre chose, que-sais-je, amènent le patriarche à se retirer de lui-même… à moins qu’une nouvelle condamnation judiciaire de son père, qu’elle doit appeler de ses vœux…

Tout cela cache mal un profond désaccord stratégique entre le père et la fille : le vieux se repaît, se satisfait et se contente de son image exclusive de refondateur de l’extrême-droite en France, sans qu’il ait jamais été envisagé pour lui d’assumer les responsabilités du pouvoir ; la fille veut profiter du capital politique accumulé par le père pour le rentabiliser à son profit en gagnant la prochaine présidentielle. Le désaccord n’existe donc pas sur des détails. Le père sait très bien que l’inanité du programme du FN l’empêchera d’accéder au pouvoir et quand bien même méduse y parviendrait, l’incompétence des responsables du parti ruinerait le crédit de l’extrême-droite en quelques semaines.

Noyau de cerise sur le gâteau,  voilà que Marion poupée Barbie Klaus désavoue aussi sur le fond le grand père ! Il faut dire aussi que si par « malheur », ce dernier était empêché d’être tête de liste aux prochaines régionales, manque de chance, c’est elle qui hériterait de cette tête de liste…

Décidément, ce n’est plus du rififi au FN mais carrément du rififilles !

dr

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Published by lahune - dans politique
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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

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