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 Autant le dire tout de suite, je n’avais pas lu le livre de Douglas Kennedy. Si, par conséquent, je devais être déçu, ça ne viendrait pas du décalage entre l’œuvre originale et son adaptation cinématographique. L’écrivain lui-même ne s’était-il pas déclaré satisfait à la télévision de cette adaptation à la française, comparée à une précédente adaptation américaine d’une autre de ses œuvres, adaptation qu’il qualifiait de catastrophique ? On aurait donc mauvaise grâce à y aller à reculons.

Bien installé dans la vie (marié, deux enfants, belle situation), notre héros (Romain Duris) est pris dans un trou d’air. Ca déconne dans le cockpit parce que la chef de cabine (Marina Foïs) fait sa coquette avec un steward photographe du voisinage immédiat. Manquerait plus que ce voisin, professionnellement raté, vous fasse la nique (pardon pour le jeu de mots) quant à votre cocufiage ! Je m’en vais lui casser la gueule à ce con ! Qu’il la brandisse, tiens, sa bouteille, je vais lui montrer de quelle loi je me chauffe !

« Débine-toi Paul, t’auras du mal à faire la preuve de l’accident ! » et tant pis pour la copine maternellement protectrice incarnée (sans effort) par Catherine Deneuve. On n’en parlera plus !

Une autre vie, qui n’en a pas rêvé ? C’est marrant une autre vie. C’est déstabilisant, parfois, quand on tombe sur un Arelstrup pourtant plus sympa que d’habitude. C’est excitant quand on rencontre une hongroise bilingue, ravissante, et très active  (Branka Katic, charmante et émouvante découverte). C’est horriblement angoissant quand on s’embarque à l’aventure sur un porte-container douteux…

Mais il nous emmène où Eric Lartigau, le réalisateur, avec cette fiction adaptée d’un roman ?

Euh… je n’ai pas la réponse, et quelqu’un qui m’accompagnait, et qui avait lu le livre, ne se rappelle pas que toutes ces péripéties aient été écrites dans l’édition originale.

Quand on est un peu allé au cinéma et qu’on a vu La femme infidèle (Claude Chabrol), Plein Soleil (René Clément) ou Deux jours à tuer (Jean Becker), on n’a plus grand-chose à découvrir avec cet homme qui voulait vivre sa vie mais qui n’arrive pas à nous accrocher avec son histoire improvisée autant qu’inachevée.

On y va…. si on a une carte d’abonné chez un distributeur. Ça permet d’amortir la dépense !

 

ML

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

Bonnes Feuilles ...

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