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Le bon roi René , duc d’Anjou, Roi de Naples, de Jérusalem et d’Aragon, comte de Provence et de Forcalquier … en voilà un qui était partout !

Est-ce de cet illustre exemple que s'est inspiré Jean-Michel Ribes pour créer son personnage central au point de lui donner le même prénom ?

Que nenni, peuple ! Celui dont on vous parle au Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées a son logis à deux pas d’ici, et il est « chef de pays ».

Le Parti Majoritaire est venu le chercher quand le Vieux pacha a déclaré « je m’en vais , je me retire […] j’ai tout laissé dans les tiroirs […] des suppositoires , toutes les caisses noires, deux ou trois pétards », et il a même laissé une boîte de croquettes pour les labradors.

Mais pourquoi lui ? Pourquoi René ? vous demandez-vous probablement, puisque tout ceci n’est que fantaisie et ne saurait d’aucune façon avoir le moindre lien avec notre actualité politique.

C’est parce que René est épicier. C’est sympathique un épicier ; ça vend de tout à tout le monde. Et celui-ci, plus que tout le monde , il a du bon sens. Et il en a plein les rayons. Ce qui lui permet d’avoir des boîtes d’écologie pour les écolos. Ca lui permet aussi de vendre des cartouches aux chasseurs rassemblés dans le mouvement des Cons de la nation.

Les philosophes nouveaux n’ont rien contre lui, et Mamaman lui voue une admiration sans limite.

Et pendant ce temps-là , pendant que René pédale et gesticule en survêtement, ça roupille dur dans la grande maison de l’opposition.

Pourtant, il y en a une qui ne voit pas cette ascension d’un bon œil, c’est Caramela , la femme de René : « moi l’affiche, je m’en fiche ! ».

Vous voyez qu’on est loin de ce qui nous est donné à voir depuis bientôt cinq ans.

 

Ca pétille, ça chante, ça danse, les décors se déplacent, les costumes sont bigarrés (... et Jean-Marie sera aussi de la fête) , et la musique de Reinhardt Wagner accompagne, conduit, illustre cet ensemble , comme celle de Kurt Weill accompagnait, conduisait, illustrait l’Opéra de quat’sous de Bertolt Brecht en 1928. On ne peut pas s’empêcher de faire la comparaison.

Car c’est à un véritable opéra-bouffe que nous convie Jean-Michel Ribes, et on se souviendra de sa Ginette et de sa Gaufrette aussi longtemps qu’on se souvient encore du Peachum ou de la Polly de Brecht.

Ubu n’est pas très loin non plus quand René fait des caprices ou quand il décide de décider à la place de ses ministres. Ceux-ci sont assez bien épinglés d’ailleurs. Jugez-en plutôt : Madame la Ministre du miasme contagieux , de la couche-culotte et du penalty dans la lucarne. Ca vous dit quelque chose ? Et Madame la Ministre de la condamnation d’avance, de la république sans taches et du crochet à viande. Pas mal, hein ?

Mais vous croyez peut-être qu’on est mieux traité dans le camp de l’opposition.

Parlez-en un peu à Frédéric Genghis Khan, coiffeur pour dames qui a pris un coup de foudre en pleine tête. Ou aux amis de Gaufrette et Ginette qui déclament, tous en chœur : « Soyons bourgeois, soyons bourgeois, ça nous rapportera des voix, des voix, des voix ».

 

Spectacle « tous publics » à voir absolument, et vite. Plus tard, vous pourrez dire « j’y étais ». Ou alors… vous aurez l’air malin quand il raflera quelques Molières au printemps prochain.

Tiens, le printemps prochain… juste avant les élections.

Mais je m’égare, ça n’a rien à voir.

 

 

ML

 

Théâtre du Rond-Point - 2 bis avenue Franklin D. Roosevelt 75008 Paris

 

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

Bonnes Feuilles ...

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