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C’est fou ce que des souvenirs d’enfance peuvent vous compliquer la vie quand ils vous arrivent comme ça, inopinément, plus ou moins distinctement, au point qu’on prendrait un sentiment pour un autre.

Il suffit de trois fois rien, d’un prénom qui vous vient spontanément, parce que c’est celui dont on a envie de se souvenir, même s’il est improbable.

Un sourire, un baiser, l’Algérie, Cathy, une fausse piste... ?

Une famille, une position sociale, Nice, Marie-Jeanne, une autre fausse piste... ?

« Je me suis perdu » avouera Marc à Marie-Jeanne.

Mais comment ne pas s’y perdre quand vous prenez votre désir pour la réalité, et que de sombres affaires immobilières obscurcissent votre horizon ?

Nicole Garcia s’y connaît en atmosphères lourdes comme des après-midi d’été oranaises.

Les sentiments transpirent doucement en non-dits suintant sous la chaleur épaisse de la Méditerranée.

On sent les choses venir. Et elles suspendent leur cours comme les cigales suspendent leur chant , sans qu’on sache exactement pourquoi. Mais ça ne change rien à ce qui doit arriver.

Elle filme lentement, Nicole Garcia. C’est comme ça qu’on installe une atmosphère quand on veut évoquer le Sud.

Le Sud n’est ici qu’un prétexte. Ou plutôt un support historique. Le point central c’est l’enfance, ce moment magique et innocent où l’on voudrait se marier avec sa voisine.

 

Servie par un casting irréprochable, l’histoire nous embarque. On peut parfois trouver ça long, mais bon . On finirait par aimer l’indolence. On se laisse bercer.

On se laisse inquiéter, parce que Marie-Josée Croze est intrigante, parce Jean Dujardin (Marc) est un peu fragile, parce que Sandrine Kiberlain (Clotilde, l’épouse de Marc) est d’une discrétion résignée.

Michel Aumont (le père de Clotilde) est lui-même, c’est dire ! Claudia Cardinale (la mère de Marc) instille un soupçon de nostalgie. Et l’on découvre la beauté de certains rôles secondaires quand ils sont interprétés par des acteurs comme Toni Sevillo (Sergio, l’associé de Marc) et surtout Jacques Vallès (Jo Fuentès).

 

Ce balcon mérite bien qu’on se réserve un fauteuil d’orchestre.

Jugez par vous -même , en un clic... et plus si affinités.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19176830&cfilm=145167.html

ML

 

 

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

A vos plumes, mille sabords !

Bonnes Feuilles ...

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