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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 10:11

Plan fixe sur une banlieue russe aux allures très soviétiques, avec des voitures qui circulent dans un matin blafard entre les cheminées d'une centrale atomique.

Dans l'autobus, une petite fille mal réveillée que sa maman conduit à l'académie de danse classique locale, pour un casting.

C'est le début du film.

A la fin du film, la petite fille a grandi, elle a travaillé à Aix-en Provence, elle a travaillé à Anvers, et elle revient vers son premier professeur à l'académie de danse de sa ville, où les mêmes cheminée de la même centrale nucléaire sont toujours en activité.

Sinon, rien.

Sinon, quatre petites scènes de vraie jubilation artistique : la petite fille danse dans la neige avec son casque sur les oreilles qui lui diffuse de la musique moderne; plus tard, la jeune fille danse sur les quais du port d'Anvers, la nuit, avec son amoureux; un plan large de la ville à la nuit tombée, avec le flux des voitures qui rentrent à la maison, et les deux artistes, tout petits, dans une vignette de l'écran, qui répètent leur ballet; et enfin, le ballet en spectacle avec un décor de forêt sous la neige en fond de scène.

Sinon, rien.

Même Juliette Binoche en professeur-chorégraphe n'arrive pas à être crédible. Et pourtant Binoche joue bien, elle a des regards qui parlent, et Binoche aime danser. Elle l'a prouvé en 2008, en se produisant dans un ballet à deux intitulé "In-I" , avec Akram Khan au Théâtre de la Ville. Binoche aime les défis, elle n'a pas peur du danger. Sans grande imagination, les réalisateurs de Polina se sont dit qu'il fallait son nom au générique pour soutenir leur film. Entre 2008 et 2016, Binoche a continué à aimer la danse, et elle a dit oui. Mais Binoche n'est pas chorégraphe.

Alors, rien.

Quel dommage, quand on évoque le Bolchoï, quand on sait la difficile discipline de cet art millénaire, quand on a la chance d'avoir une danseuse actrice qui a parfaitement compris la leçon initiale : "on ne doit pas voir que tu as mal", quel dommage d'en arriver à un résultat aussi monotone.

Le scénario est tiré d'une bande dessinée de Bastien Vivès. Heureusement qu'il y avait cela.

Si vous avez un retard de cinéma, allez plutôt voir le très beau Frantz de François Ozon pendant que ça passe encore - peut-être - dans une salle près de chez vous. A Paris, c'est mort, l'obsolescence programmée des films, y compris les meilleurs, a été abandonnée à l'élite promue de nos grandes écoles de commerce. Faut que ça tourne, faut faire du fric.

La seule chose qu'aient en commun Polina et Frantz c'est la scène d'une jeune fille qui veut se noyer de désespoir. Elles s'en sortent toutes les deux.

Sinon rien.

 

ML

Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=KS4bL42OY8E

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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 10:23

Ken Loach fait un cinéma militant, social. Il dénonce.

De l'horreur de l'internement arbitraire d'une jeune fille récalcitrante dans Family Life (1971) à l'horreur des décisions arbitraires de l'Administration du chômage en Grande-Bretagne auxquelles est confronté Daniel Blake, en passant par la nécessité des petits larcins d'un père qui veut acheter une robe de communion à sa fille (Raining stones -1993), le toujours jeune et combattif Ken Loach (80 ans) se sert de sa caméra pour montrer, et pour dénoncer les situations kafkaïennes que l'Homme, sous couvert d'une administration orientée pour le soumettre, fait subir à son frère.

Dans ce maelström d'iniquité, il y a ceux qui servent le système et ceux qui le subissent. Parfois, il y a ceux qui se dressent. Il y a Daniel Blake.

 

Daniel, la cinquantaine bien avancée, menuisier de son état, a eu un accident de santé, le cœur qui s'est mis en grève, à la suite de quoi il a perdu son emploi. Impasse, le corps médical ne le juge pas encore apte à reprendre un travail. Trop fragile, encore quelques mois de convalescence, le temps que le traitement produise plus d'effet.

En France, on a une Sécurité sociale qui, pendant quelques mois vous prend en charge à 100%, et si vous perdez votre emploi, d'autres aides viennent en relais pour vous aider à naviguer dans cette galère, parce que, depuis 1945, aucun gouvernement n'a osé remettre en cause ces avancées essentielles du Conseil de la Résistance. Mais d'aucuns en parlent...

Au Royaume-Uni (adjectif fort discutable), c'est le JobCenter Plus qui "administre" votre cas. Donc, Mister Blake, first of all, vous allez s'il vous plait chercher du boulot, pendant 35 heures par semaine au minimum, et que ça saute ! Et vous nous rapporterez les preuves de vos démarches.

Si par chance, l'une de vos démarches aboutit à une offre d'emploi, vous serez bien obligé de dire que vous n'êtes pas médicalement apte, et vous vous ferez insulter par le boss.

Et puis votre CV au crayon de papier, comme ça, sans preuve que vous l'ayez donné à qui que ce soit, vous savez ce qui va se passer Mister Blake ? Vous allez avoir une sanction : de un mois sans indemnités  la première fois, à trois ans en cas de récidive au prochain pointage !

Humiliation !

Bien sûr, vous pouvez renoncer à vos indemnités chômage et opter pour la pension maladie, mais ça fera moins d'argent, Mister Blake.

 

Et qu'est-ce que c'est que cette jeune folle, avec ses deux lardons, qui braille qu'elle est arrivée en retard au pointage parce qu'elle a raté le train et qu'elle ne connait pas la ville ? Sécurité, faites évacuer cette dame !

 

Ils en sont là nos héros, au bureau du JobCenter Plus, héritiers de l'ère Thatcher, la "dame de fer" qui a redressé le pays, comme se plait à le dire l'un des candidats à l'élection présidentielle de notre République.

Mais les anglais sont résistants, et plus ils sont pauvres plus ils s'entre-aident. Parfois on rencontre bien quelque salopard pour vous faire une proposition dégradante, mais d'autres fois on croise une belle âme.

Daniel et Kate, avec ses deux gamins, vont se serrer les coudes. Epaule contre épaule, ils vont tâcher de résister. Jusqu'où ? Jusqu'à quand ?

 

Ken Loach ne donne pas de leçon, il ne fait que montrer ce qui est.

On se dit que ce n'est pas possible, que c'est exagéré, que c'est de la science-fiction.

Mais non. Tout est réel. C'est sa colère que le réalisateur nous fait partager.

Mais c'est de la Grande-Bretagne qu'il s'agit (grande ?), pour nous, la colère de Loach deviendra donc de  la crainte. De cette crainte qu'au nom des erreurs de gestion (peut-être...) des gouvernements passés, il se trouve un énergumène néo-libéral de droite ou de gauche - la frontière est de plus en plus ténue - qui impose au bon peuple de faire de nombreux trous à sa ceinture sociale pour réparer les bêtises, comme si lui, le bon peuple, il en était responsable.

 

On parle des douleurs de la Grèce, de l'Espagne, c'est le Sud. On parle de la splendeur de l'Allemagne, c'est le Nord. Mais on ne parle pas de la misère des anglais, et il y aurait beaucoup à dire sur le "succès" allemand.

Ken Loach, lui, il nous donne à voir ce qu'est la réalité de son pays, car rien n'est inventé, rien n'est truqué, rien n'est exagéré. Tout ce que vivent Daniel Blake et Kate, des centaines de milliers de rosbifs le vivent. On comptait en 2014 presque 2 millions de mal nourris de l'autre côté du Channel (article du Monde en suivant le lien ci-dessous 1)

Prenons garde aux apprentis-sorciers qui, en ces temps de racolage électoral, voudraient nous faire prendre leurs vessies pour des lanternes.

Et serrons les coudes. Car le moins pire n'est jamais sûr !

 

Daniel Blake, Kate, Ken Loach : 20/20 avec mention pour les acteurs Dave Johns et Hayley Squires.

 

ML

 

1/ http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/04/07/malgre-la-reprise-economique-le-royaume-uni-touche-par-la-faim_4609782_3214.html

La bande annonce ici : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19564084&cfilm=241697.html

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 10:09

A vrai dire, ce n'est pas son titre qui nous a donné envie de voir le film. Ce capitaine fantastique aurait pu être traduit par "Capitaine formidable", au sens étymologique du mot, redoutable.

Car il est redoutable de détermination ce capitaine papa qui, en l'absence de la maman, mais en parfait accord avec les principes qu'ils ont élaborés tous les deux, élève ses 6 rejetons en pleine forêt, vivant sous un tepee ou perchés dans les arbres, ne mangeant  de viande que celle qu'ils ont chassée, ignorant l'école mais connaissant sur le bout des doigts les théories révolutionnaires maoïste, marxiste-léniniste, et les amendements de la Constitution de leur pays, les Etats-Unis. Le philosophe activiste Noam Chomsky est leur unique héros.

On chasse, on plante, on s'entraîne, on vit, on se parle franc, on raisonne et on rigole bien entre nous.

Mais il y a des circonstances de la vie où il faut bien revenir à la civilisation, parce qu'elle sont tragiques, et parce que c'est la société qui est organisée pour administrer ces situations, de façon conventionnelle.

Et là se noue l'intrigue et commence le road-movie. L'un des plus dingues qu'il ait été donné de voir depuis longtemps.

C'est une fable, c'est une folie douce qui donne à réfléchir. Aller jusqu'au bout de ses idées, au risque de verser dans un intégrisme qui peut s'avérer dangereux, ou, après avoir affronté les conventions, mettre un peu de sociétal dans son état sauvage.

L'Amérique folle capable de tous les excès fait face à la bien-pensante et réactionnaire nation. L'idéalisme le plus libérateur se frotte au conservatisme le plus rationnel.

La dernière partie de ce film (un peu long mais savoureux) est un régal. On ne peut pas vous en dire davantage sans risquer de dévoiler de façon dommageable un scénario des plus originaux.

Allez voir ce film !

Il est servi par un Viggo Mortensen tour à tour séduisant, irritant, et émouvant, et six gamins géniaux qui rivalisent de naturel. Et la V.O est un vrai avantage pour apprécier leur talent.

Cette petite famille est accompagnée par une pléiade de bons acteurs, tous presque inconnus, et elle évolue dans des décors naturels qui vous donnent envie d'aller faire un tour dans les Rocheuses du Colorado et de prendre la route pour Coronado au Nouveau Mexique.

Le voyage est d'autant plus beau qu'il se déroule dans un bus improbable aménagé par Captain Fantastic, qui sert tout autant de roulote que de bibliothèque très intellectuelle.

Have a nice trip people !

ML

Regardez la bande annonce en suivant ce lien : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19562357&cfilm=227320.html

 

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 22:10

Je me sens sauvagement de mauvaise humeur , de la même mauvaise humeur - mais non feinte - dont nous gratifiait régulièrement l'avocat général Desproges déclamant sur France Inter (Tribunal des flagrants délire) : " Bonjour ma hargne, salut ma colère, et mon courroux coucou ! ".

Ah oui, nom d'un chien, ma tête n'a cessé, dès la fin du 1er quart d'heure, de refreiner l'irrésistible envie de sortir de la salle, pendant que mon corps alangui luttait pour ne pas accompagner ma voisine dans le sommeil profond qui avait déjà abattu ses défenses.

Déjà qu'on avait été plus que réservé pour Cézanne et moi (précédente critique à La Hune)…je me demandais si le vieillissement de mes cellules n'était pas tout simplement plus cruellement à l'assaut de mes neurones et de ma joie de vivre qu'à la conquête de mon corps d'athlète.

La réalisatrice, Justine Triet, est visiblement tombée amoureuse du corps de Virginie Efira : ça commence par les jambes, ultra minijupées, ultra minishortées, ultra exhibées, ultra exploitées. Tout est moulant, du haut jusqu'en bas, quand il y en a.

Et on n'échappera pas à la scène d'amour qui dévoilera les seins - oui, avec un peu d'élégance, on pourrait dire "la poitrine", mais là, on est dans l'ordinaire, donc "les seins" - avec une infinie banalité qui rend les choses vulgaires et inutiles.

Pire ! S'inspirant d'un fait réel, mais anecdotique car unique, on cherche à nous embarquer dans le témoignage d'un chien dalmatien qui, selon qu'il remuera la queue à droite ou à gauche, accusera ou innocentera l'inculpé… Vous pensez déjà " Non, ce n'est pas possible, on ne peut pas faire un film avec aussi peu d'arguments ". Réponse : " Si… il suffit de trouver un producteur."

Alors, si vous n'avez jamais assisté, malgré vous ou par politesse, à un mariage moderne dans lequel l'alcool et le ridicule règnent en maître, courez voir ce film. Et ce n'est que le début !

Si vous avez envie de croire sérieusement qu'une avocate à succès consulte à la fois une voyante africaine, un psy, un autre psy, embauche un délinquant qu'elle a jadis défendu, tout ça, parce que "chimiquement" sa vie part en sucette, courez voir ce film.

Si vous pensez que, après tout, on peut faire un film sans scénario, dans l'espoir que ça devienne un collector du genre nanar, courez voir ce film.

Si vous êtes un inconditionnel d'une critique devenue uniforme et insipide, y compris celle de Télérama, courez voir ce film.

Si le fait d'avoir été sélectionné pour Cannes suffit à vous faire courir, courez voir ce film.

Mais ne vous plaignez pas de regretter vos courbatures . Elles resteront musculaires, mais votre cerveau sera épargné.

Il semble même que la série des Camping - 1, 2, puis 3 - soit plus divertissante, plus drôle, plus réelle.

Désolé, mais là, c'est sans appel : NUL !

Et tant pis pour vous si vous courez quand même…on reste amis.

Et si vous avez vraiment envie de voir un film avec Virginie Efira, procurez-vous le DVD de Vingt ans d'écart, et vous pourrez penser que, animatrice TV, elle a aussi un talent d'actrice.

ML

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 14:22

Ayant eu la chance de visionner ce film en avant-première dès le mois de juin, et sachant que sa sortie officielle était programmée pour septembre, on a gardé nos aigreurs sous le boisseau pendant l'été.

L'événement organisé par UGC visait alors à recueillir l'avis de ses abonnés afin de lui décerner - ou pas - le label des spectateurs.

A priori " ou pas " a été largement partagé.

Et pourtant ! Les deux Guillaume, le Canet et le Gallienne, réunis sur la palette de Daniele Thomson sur un thème pictural, pour interpréter Cézane et Zola, avec, comme argument central, l'histoire peu connue de leur amitié et de leurs petites brouilles, ça promettait d'être agréable à voir.

Las ! Manque de rythme, longueur de monologues par trop littéraires, coquetteries pédantes (un "Bonjour Mr de Maupassant" lancé sur un plan de petit rassemblement, qui ne sert qu'à montrer que l'on sait que c'est la même époque… et suivi d'aucune réplique), un Guillaume de la Comédie française qui nous la joue Raimu (assez bien d'ailleurs, mais quand même…), et fort peu d'évocation des œuvres de l'artiste-titre, si ce n'était le talent des acteurs et actrices, cette ratatouille serait juste indigeste.

Alors faites comme vous voulez, mais pour nous, le Paul, l'Emile, et la Provence surtout, méritaient beaucoup mieux.

ML

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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 13:27

Ils sont fous ces wallons !

Et Jaco van Dormael peut prétendre à la couronne impériale des dingues d'Outre-quiévrain , n'en déplaise à Bouli Lanners, autre réalisateur belge bien déjanté lui aussi. (voir Eldorado si ce n'est pas déjà fait - la bande annonce ici : https://www.youtube.com/watch?v=gR_FL4n0tmM

Dieu, tabou ? Même pas peur ! Il faut dire que Jaco s'était déjà attaqué à un autre tabou, il y a presque 20 ans, avec Le huitième jour, dont les héros étaient Pascal Duquenne, un jeune comédien trisomique, et Daniel Auteuil. Résultat : prix d'interprétation masculine à Cannes, attribué aux deux.

Mais, et Dieu dans tout ça ? On y arrive !

Il est grognon le Créateur ! Bougon, colérique, n'accepte pas la moindre contradiction. Il prévoit tout, édicte des lois, comme celle bien connue selon laquelle la tartine de confiture tombe toujours par terre du côté où l'on a mis la confiture. Et cette autre selon laquelle, aux caisses du supermarché, c'est toujours la file d'à côté qui avance le plus vite.

Dieu est un jouisseur cruel ! Pourtant, Il est marié, Dieu, et Il a une fille, Ea, Elle en latin, car la sœur de J.C. Oui, J.C. , comme Van Damme, un autre belge déjanté. Pour de bon celui-ci !

Juché en haut de l'armoire, J.C regarde en pantocrator, et conseille sa frelotte. Alors Ea, cette petite peste qui ne supporte plus les crises de Son Glorieux Papounet, va lui jouer un bon tour : elle va balancer sur la toile les dates de décès de tout un chacun. Et tout un chacun de recevoir sur son ordinateur ou sur son smartphone la nouvelle du jour et de l'heure de sa mort.

Vous rigolez ? Eh bien réfléchissez un peu si ça vous arrivait…

A ce moment du film, trois jeunes enghiennois, que je soupçonne d'être aussi un tantinet catho-traditionalistes, se sont levés, et ont quitté la salle. Manifestement, ce n'étaient pas des enghiennois de la banlieue de Bruxelles !

Jaco ! qu'est-ce que c'est que ces façons de détourner le Livre ? Tu veux qu'on t'envoie un commando d'enfants de chœur de St Nicolas du Chardonnet armés de crucifix à eau bénite ? Popopop ! Doucement les basses, que s'exclame Jacques Deray, tout aussi iconoclaste en 1970. Nous allons connaître l'heure exacte de notre mort, très bien, qu'allons-nous faire du temps qui nous reste à vivre ?…

Petit moment de philosophie :

-Allo Epicure, c'est Kévin.

- Oui, c'est pour quoi ?

- Que pensez-vous de la mort ?

- "Familiarise-toi avec l'idée que la mort n'est rien pour nous, car tout bien et tout mal résident dans la sensation. Or, la mort est la privation complète de cette dernière…[tu me suis Kévin ?]. Ainsi, celui des maux qui fait le plus frémir n'est rien pour nous, puisque tant que nous existons, la mort n'est pas, et que la mort est là où nous ne sommes plus."

Et Kevin saute de joie…du 15ème étage. Même pas mal ! Ce n'était pas son heure. Et ainsi de suite…

Immergez cette idée fumeuse dans un océan de poésie, sur lequel Ea et ses apôtres naviguent avec un humour sans moquerie, et vous vous surprendrez à éclater de rire plus d'une fois…ou à réfléchir. Le belgo-déjantissime Benoît Poelvoorde en fait des tonnes, mais quand on est Dieu, bougon, irascible au possible, on peut tout se permettre, même jurer en Son propre nom.

Yolande Moreau, ex-Melle Deschien, est une Madame Dieu, bonne épouse et bonne mère, qui, en bonne ménagère, remettra un peu d'ordre dans tout ça.

Pili Groyne, est la petite peste, belge aussi, mais épatante, qui fait rien qu'à embêter Son Papa.

François Damiens, prince de Déjanterie, fait évidemment partie du casting, en tueur fou et maladroit.

Et Catherine Deneuve, qui a du abuser de la bière belge, et tout laisse à penser que ce soit la Mort subite brassée à 15°, nous refait le coup de Max, mon amour, film culte de toute zoophile patentée.

Et aussi Serge Larivière (belge et obsédé sexuel), Marco Lorenzini (parce que les belges acceptent aussi les luxembourgeois et les tickets restaurant), Laura Verlinden (belge et jolie), et d'autres encore, une fois. Que dire d'autre ? Que, comme beaucoup d'autres, cette histoire belge est plus fine qu'il n'y parait à première vue, et que, par conséquent, bienheureux les abonnés aux chaînes à péage qui pourront voir et revoir ce petit chef-d'œuvre d'onirisme pas bien sérieux teinté de surréalisme.

Mais allez au cinéma ! C'est beaucoup mieux.

ML

la bande annonce ici : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19555274&cfilm=222641.html

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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 21:53

Oublions quelques instants que ce film a reçu la Palme d'or au Festival de Cannes cette année. Et, pour tout dire, les premières minutes de projection pourraient nous faire douter du palmarès. On sent le film à thèse, et on se dit très vite que le Timbuktu d'Abderrahmane Sissako avait plus de souffle. Mais comparaison n'est pas raison, et ce n'est pas parce qu'un film touche à une actualité brûlante qu'il peut nécessairement être comparé à un autre film qui touche à une autre actualité tout aussi brûlante.

" Les Tigres tamoul du Sri Lanka forment l'un des mouvements de guérilla les plus redoutables et les mieux organisés au monde, et ont, en 37 ans de conflit séparatiste, toujours déjoués les pronostics annonçant leur anéantissement" Le Parisien 2 janvier 2009

Les premières images sont celles de petites sections armées en déroute et d'un camp de réfugiés. Changer d'identité pour faire partie des premiers partants. Les familles d'abord. Alors, apprendre par cœur l'histoire de ce combattant mort dont il va hériter du passeport. Chercher un orphelin dont elle sera la mère de circonstance, et, elle aussi, recevoir les papiers d'un mort. "Tu ne lui ressembles pas beaucoup, il faudrait que tu maigrisses" conseille le pourvoyeur.

Finalement ils partent. Sans se connaître. Mais avec le même nom.

Partir où ? Chez sa sœur, en Angleterre. C'est là qu'elle veut aller. "La petite, tu t'en débrouilles". Deephan n'est pas là pour assumer cette fausse paternité. France, terre d'asile, ou de transit. C'est selon. Arrivés en France, il faut trouver du boulot. Mais c'est quelle France ici ? Dans la cité, nettoyer est devenu une gageure. Les guetteurs occupent les cages d'escaliers. Tu nettoieras quand ils auront terminé leur petit trafic. Mais il va nettoyer, Deephan, jusqu'au bout !

Se reconstruire une identité, s'inventer une famille, souvent ce sont les autres qui les obligent à faire comme si. Le début d'une humanité va venir de l'enfant. L'école c'est quitter ses "parents". C'est aussi une peur de plus, pas comme les autres celle-ci, une peur d'ici, où l'on n'a pas de repères. Sauf les deux adultes.

Dormir sous le même toit. Mais on se connaît si peu. Un homme et une femme avec une petite fille, et sans chabada-bada…

Audiard fils ne nous a pas habitués à des sujets très éthérés.

De rouille et d'os : un mec à la dérive rencontre une dresseuse d'orque qui vient de se faire arracher la jambe. L'amour avec l'infirmité.

Un prophète : un petit voyou va devenir grand au contact d'un parrain de prison. Arrachage de la langue d'un co-détenu.

De battre mon cœur s'est arrêté, Sur mes lèvres, Regarde les hommes tomber, toujours des situations dans lesquels les individus se débattent, comme ils peuvent, avec leurs pauvres armes. Idem avec Deephan, mais cette fois, Audiard se fait peintre, avec des angles de prises de vue raffinés pour décrire l'intimité naissante, et avec des couleurs chaudes qui rappellent le pays d'où viennent les gens. Il y a même de la douceur. Parfois.

Alors palme ou pas palme, c'est égal, on peut aller voir Deephan et en apprendre encore sur le parcours de ces migrants. Deephan, film social, polar, road movie, on peut y voir de tout. Mais par-dessus tout, c'est du cinéma. Et du bon. Servi par des acteurs qui nous touchent.

ML

La bande annonce ici : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19555244&cfilm=232070.html

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 22:22

Claude Lherminier, octogénaire portant beau, a perdu les pédales. Sa raison ne trouve plus les cale-pieds et sa mémoire connaît des sauts de chaîne de plus en plus fréquents. Mais sa fille veille au grain et à la pérennité de l'entreprise familiale. Avec amour.

Claude c'est notre Jean Rochefort. C'est Monsieur Rochefort-grand-comédien qui fait un tout petit peu de place à Jeannot-l'espiègle, pour laisser friser son œil dans les jours où son Alzheimer est de bonne humeur.

Car c'est de cela qu'il s'agit. De cette démence qui s'empare de vous de façon sournoise et qui vous permet de donner l'illusion, auprès d'inconnus qui ne connaissent pas votre histoire, d'une fraîcheur d'esprit qui s'épanouit dans des délires dont la famille fait souvent les frais.

Carole, la fille de Claude, c'est une Sandrine Kiberlain émouvante et juste.

Pour Claude, elle est à la fois sa béquille et sa poupée de chiffon dans laquelle il plante des banderilles trempées dans le sarcasme. Et se pose cette douloureuse question de savoir si, et comment, on peut maintenir à son domicile une personne atteinte de cette maladie. Carole fait tout ce qu'elle peut, elle tient la boutique, elle recrute les dames de compagnie les plus méritantes, elle est présente, elle contourne les obstacles que représente l'absence de ceux qui devraient être là.

Et Claude est très bien comme ça, et même qu'il n'a pas besoin qu'on l'aide !

Le film est tiré de la pièce de Florian Zeller "Le père" qu'a interprété l'immense Robert Hirsch au théâtre avec Isabelle Gélinas à ses côtés, jusqu'à ce qu'un pépin de santé sur scène l'oblige à baisser le rideau. Mais ce n'est pas du théâtre filmé que nous propose Philippe Le Guay. Il nous invite à un vrai voyage dans la tête de Claude avec ses fantaisies, ses fantasmes, ses a priori pour le jus d'orange de Floride et ses hantises, comme le riz au lait.

Jean Rochefort campe un vieillard désorienté jusque dans la démarche, et Jeannot-l'espiègle nous offre de ces coups de gueule truculents qui contrastent magistralement avec les regards perdus et chargés d'innocence de Claude. Voilà l'artiste !

Ça pourrait être plombé, et c'est léger comme un air de Mireille et Jean Sablon.

C'est astucieusement monté, c'est du cinéma sensible et intelligent.

Michel Deville doit certainement faire partie des références de Philippe Le Guay. Et il me semble qu'on n'a rien fagoté d'aussi juste et pointu sur les sentiments depuis, dans un autre genre, Le chat de Granier-Deferre, avec Gabin et Signoret.

Vous savez quoi ? J'imagine Jean Rochefort, nous la jouant Jeannot-l'espiègle, monter sur scène le 26 février 2016, avec son élégance et son sourire éclatant pour venir chercher son neuvième César, et nous jurer ses grands dieux qu'il ne l'a pas fait exprès.

NB: Floride sort le 12 août prochain, mais on l'a vu en avant-première.

ML

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 15:10

"Ne la tue pas, fatigue-la" ordonne le chef à celui qui, dressé à l'arrière du pick-up et tirant des rafales de kalachnikov, affole la gazelle qui se sauve dans les dunes.

Il n'y a qu'une gazelle qui puisse courir dans les dunes avec cette légèreté. Les hommes et les femmes avancent lentement sur un sol qui se dérobe sous leurs pas.

Est-ce qu'on peut fatiguer la liberté plutôt que la tuer ? C'est peut-être ce que s'emploie à montrer Abderrahmane Sissako avec ce film lent, qu'il met en scène au rythme d'une Afrique écrasée de chaleur, de douleurs aussi. Et ce n'est pas une fresque historique qu'il nous propose pour nous expliquer ce que la télévision, à maintes reprises, nous a expliqué - imparfaitement - des événements survenus au Mali, et plus particulièrement dans les régions de Tombouktou et de Kidal. Timbuktu , c'est Tombouctou en langue tamashek, celle des touaregs. Mais, pour des raisons de commodité, et eu égard à l'instabilité qui continue à régner dans la région, c'est en Mauritanie, dans son pays, que le réalisateur a tourné l'histoire simple d'une famille de nomades, dont le père, Kidane (Ibrahim Ahmed), est un homme aimant et protecteur qui vit sous sa tente avec sa femme Satima (Toulou Kiki) et leur fille chérie, Toya (merveilleuse Layla Walet Mohamed) et qui élève un maigre troupeau de 6 ou 7 vaches dont l'une a été nommée, avec humour, GPS. Issan, le jeune garçon qui l'aide dans la conduite du troupeau à la rivière n'a pas encore l'expérience et l'autorité suffisante pour empêcher, un jour, GPS d'aller s'empêtrer dans les filets du pêcheur Amadou. Lequel, pour préserver son outil de travail, tue la vache.

La tragédie est nouée.

La jalousie d'Abdelkrim (Abel Jafri), le chef rebelle qui convoite la femme de Kidane, la folie de Tina (Zikra Oualet Moussa), cette magnifique pythie qui s'autorise tout ce que les occupants interdisent et qui les brave, arrêtant le pick-up armé, comme autrefois ce chinois arrêta une colonne de chars à Pékin, la sagesse de l'imam (Adel Mahmoud Cherif) qui rappelle qu'on ne vient pas dans la maison de Dieu les armes à la main, la révolte de la marchande poisson, l'inconséquence des jeunes jihadistes occidentaux pérorant sur le football et les mérites de leurs idoles, la désobéissance des amoureux, celle des gamins du quartier qui jouent au ballon…sans ballon, sont autant de caractères qui contribuent à donner à ce spectacle d'une grande beauté, l'intensité d'un récit qui, mieux qu'un honnête reportage, nous donne à partager la vie réelle de ces gens abandonnés à un sort qui ne devait pas être le leur.

A des scènes d'horreur complaisantes, Abderrahmane Sissako préfère l'ellipse. Ce qui doit être montré l'est, en images furtives. Et ses images, comme l'Afrique, ont leur part de mystère. Qui est donc ce cyclomotoriste qui passe et repasse, et qui finira par courir dans les dunes, comme la gazelle ?

Ce film, entre autres mérites - et celui d'une incontestable esthétique n'est pas le moindre - a aussi celui de rappeler à notre mémoire, pour ceux qui l'ont un jour découverte sur Arte, la douce voix de Fatoumata Diawara dans une mélopée nocturne et sensuelle.

Mais ce n'est pas un film d'espoir qui nous est livré, c'est un film pour ouvrir les yeux, et le cœur aussi. Et qui n'apporte pas de réponse à cette question que pose l'imam, comme Jacques Chancel la posait autrefois : " Où est Dieu dans tout cela ?"

Voir la bande annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19547690&cfilm=225923.html

Sorti le 10 décembre, ce film qui aurait pu être palme d'or à Cannes, n'est déjà plus programmé chez UGC ni chez Gaumont qui préfèrent réserver leurs écrans à ce qui va cartonner pendant les vacances scolaires.

On peut encore le voir (et l'on vous y encourage) dans quelques salles (lien ci-dessous) : http://www.cinemasgaumontpathe.com/films/timbuktu/

ML

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 20:02

  

L’orthographe du titre est importante. Quand j’en ai entendu parler la première fois, je me suis demandé en quoi le pitch avait un rapport avec Ramsès II.

En fait, il faut entendre Mommy comme Eddy Mitchell chantait M’man .

Et elle est loin des bandelettes la m’man de Steve. Bien moulée dans un jean qu’elle a du repérer en magasinant au rayon midinette de l’Aubainerie, elle a encore de beaux jours devant elle.

Elle aurait !

Parce qu’elle a bien de la misère avec son Stiiiiive.

Il est pas…comment dire ? Il est pas comme tout le monde, Steve.

C’est le genre teigneux alternatif. Tout doux quand il est sur 220, il peut être survolté quand il passe en mode 110. Steve, quand il pogne les nerfs, c’est une grenade dégoupillée. Du point de vue médico-pédo-légalo-technique, on dirait que c'est un « hyperactif  déjanté ».

Et à 16-17 ans, ça peut peser lourd un hyperactif déjanté sur les bras d’une mère veuve.

 C’est pour ça que Diane doit se résoudre à le confier à des institutions spécialisées quand ça va trop loin.

Mais quand elle le récupère, tout n’est pas réglé. Et surtout pas le vocabulaire avec lequel Steve s’adresse à sa mère. Et comme elle utilise le même champ lexical, on a parfois les oreilles qui frisent.

Il faut dire que Diane Després, alias Mommy, elle n’est pas comme tout le monde non plus. Parce que, des détours de la vie, elle en a connu des chars et puis des barges. Alors elle s’est fabriqué des défenses. Sûrement. Ou alors, c’est qu’elle a laissé des copeaux de maturité dans le caniveau des choses de sa vie.

Et c’est comme ça qu’elle fait jeune, Mommy.

Pas facile à gérer ça non plus quand on est un hyperactif déjanté de 16-17 ans qui passe du 220 au 110. Il peut y avoir les effets qu’on devine en sortant de la salle de bain.

Appeler sa mère Die (prononcer Daille), comme on donne un diminutif à une copine, ça semble hors normes. Mais il n’y a plus de normes dans ce petit cercle. Sauf l’amour, si tant est que l’amour soit quelque chose qui renvoie aux normes.

Asteur, c’est qui cette voisine d’en face ? Mariée, des enfants, même génération que Mommy. Elle s'appelle Kyla (prononcer Kaïla) , mais c'est à peu près tout ce qu'on sait de cette femme-là. Une énigme, elle aussi. C’est quoi son mal-être à celle-ci ?

Qu’est-ce qui fait, tabarnak,  que ce petit monde va faire famille ?

Il faut croire qu'entre handicapés de la relation aux autres on se reconnaît.

Parce que, justement, les choses auraient tendance à s'arranger quand ces trois-là sont ensemble.

Mais il en fait tellement, ce maudit niaiseux de Steve, qu'il y a des moments c'est plus possible !

 

Ne vous attendez pas à ce qu'on vous raconte la fin. Il faut aller voir ce film avant qu'il soit trop tard. Dans un accès de marketing virulent, les films pour enfants avaient squatté les écrans pendant les vacances de Toussaint, mais maintenant on retourne à l'école ! Et on court voir Mommy.

C'est le cinquième long métrage de Xavier Dolan, jeune québécois de 25 ans (à qui on a emprunté ici quelques expressions de chez lui) qui regarde la vie avec une incroyable maturité.

Prix du Jury à Cannes cette année, le bonhomme ira loin.

Ce film est un véritable "coup de poing dans la gueule" ; l'histoire est naturaliste et décapante.

Les acteurs sont magnifiques et indissociables, serrés les uns contre les autres dans un cadrage original. Anne Dorval campe une Diane fêlée qui cherche à rabouter les morceaux, Antoine-Olivier Pilon est un Steve tendre et inquiétant plus vrai que nature, et Suzanne Clément est Kyla, la voisine complice et dévastée. Mais les seconds rôles baignent aussi dans une justesse qui fait l'unité du film. C'est vrai pour l'autre voisin, Paul Béliveau, interprété par Patrick Huard, comme pour Patrick, le mari de Kyla (Alexandre Goyette) tout en discrétion. 

Mommy, c'est une grosse émotion. On ne saurait trop vous conseiller de prendre votre billet.

 

ML 

La bande annonce est disponible via le lien ci-dessous:

https://www.youtube.com/watch?v=GMWv6c6luZA

 

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