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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 10:34

« J’accuse » écrivait Zola pour dénoncer le parti pris anti sémite de la justice militaire à l’encontre d’Alfred Dreyfus. « J’m’excuse » laisse tomber du bout des lèvres un Fillon qui ne dément rien sur le fond du « Pénélope gate ». Il « présente ses excuses », pour reprendre sa formule, excuses pour ne pas avoir compris que le bon peuple avait un peu de mal à accepter qu’il puisse embaucher femme et enfants pour finalement, assurer les fins de mois de sa famille.

Excuses tout à fait plates, assorties de quelques contre-vérités comme celle consistant à dire que la journaliste Britannique qui avait interviewé Pénélope avait été choquée que l’on présente des extraits de son reportage « en dehors de son contexte », ce que la journaliste a formellement démenti dans l’heure qui a suivi ; contre-vérité encore en affirmant que le Parquet financier serait peut-être incompétent pour instruire l’affaire… affirmation encore démentie dans les minutes qui ont suivi ; écran de fumée en fournissant une moyenne des salaires nets de Pénélope sur la période considérée et omettant qu’à certains moments, sa rémunération dépassait celle du député dont elle était prétendument l’attachée ; black-out total sur les 100 000 euros reçus de la revue des deux mondes au titre d’une « réflexion stratégique » qui n’a laissé ni traces, ni souvenirs à quiconque, moins de souvenirs en tous cas que la décoration remise au propriétaire de la revue des deux mondes un an auparavant grâce à qui ? …à Fillon le généreux et fidèle ami à qui je te revaudrai ça !

Pas d’excuses du tout pour les 21 000 euros reçus indûment via la caisse noire des sénateurs de LR dont chacun sait qu’ils sont les mieux rémunérés des parlementaires : « ce sont des pratiques très anciennes »… a-t-il eu pour seule réponse, autrement dit, il n’y a pas que moi, ce qui ne constitue pas un démenti mais un très bel aveu !

Fillon continue dans la défense à géométrie variable et les tartufferies en tous genres. Il espère ainsi gagner encore du temps pour atteindre une zone d’immunité qui le mettrait au moins politiquement, à l’abri des poursuites judiciaires. Il va maintenant tenter d’obtenir un soutien sans failles de son parti à qui il tient le discours simpliste du « moi ou le chaos ! » prononcé par de Gaulle il y a 50 ans.

Cette stratégie peut fonctionner le temps d’une campagne si, comme on peut s’y attendre, les parlementaires LR jugent que le mal étant déjà fait, il n’y a plus rien à espérer hormis un miracle électoral, à l’heure où tout peut arriver, même le pire. Il serait pourtant souhaitable que les électeurs retiennent que :

  • Pour l’heure, aucune preuve tangible n’a encore été avancée quant à la réalité du travail de Pénélope et ses enfants.
  • Dans l’hypothèse où quelques menus travaux auraient été quand bien même exécutés, la rémunération desdits travaux serait sans nul doute excessive.
  • Fillon s’appuie sur une légalité d’apparence qui cache une totale illégitimité de fond, une indécence morale qui le disqualifie personnellement. La liberté prise avec l’emploi de fonds publics pour satisfaire aux besoins financiers de son couple et de ses enfants le rend à mes yeux, indigne de postuler à la magistrature suprême.

Bien entendu, il va se trouver des parlementaires et des électeurs suivistes qui n’entendront pas de tels arguments, ceux qui ont pris l’habitude, depuis les années les plus sombres, de mettre leur conscience en berne et de suivre le cortège de leurs petits intérêts. Il est loin, le temps du désintéressement d’un de Gaulle qui avait une autre stature que le hobereau de province qui entretient son manoir sur le dos des contribuables.

Décidément, Sablé sur Sarthe est beaucoup plus proche de Laval que de Colombey les deux églises.

Et ce n’est pas seulement une question de géogaphie, mais aussi d’Histoire.

dr

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 09:23

Le moins qu’on puisse en dire, c’est que la perspective d’être dirigés par François Fillon à partir de mai 2017, n’est pas des plus réjouissantes. La Justice examine le dossier, recherche les preuves d’un travail effectif de Pénélope qui aurait été à la hauteur des émoluments versés sur son compte par l’Etat, donc, l’argent public. On aimerait tous que dans 15 jours, les clarifications indispensables soient apportées et que la Justice établisse la vérité, la probable et bien affligeante vérité.

Mais d’ores et déjà, les mensonges du candidat Fillon sont établis.

Mensonges sur les périodes au cours desquelles, il aurait « embauché » son épouse. Mensonges sur la situation réelle de ses enfants étudiants qu’il a fait passer pour des avocats pour justifier leur rémunération exorbitante. Mensonges sur le rôle réel de Madame qui affirme devant les caméras n’avoir justement aucun rôle politique. Et bien non, telle monsieur Jourdain, Madame Fillon faisait de la politique sans le savoir. Molière est ainsi revisité puisque pour le même prix, Fillon réunit Monsieur Jourdain et Tartuffe dans le même spectacle.

Reconnaissons tout de même à Fillon une certaine créativité puisqu’il a su inventer son propre système d’allocations familiales…

Mensonges pitoyables sur un prétendu coup d’Etat institutionnel, la main de la gauche en sous-main, des officines barbouzes derrière tout cela… Fillon apporte autant de preuves de ce genre d’assertions qu’il n’en délivre sur la réalité du travail de sa famille pour le service de la représentation nationale. Fillon voudrait nous faire passer de Molière à OSS 117 !

Mais admettons un très court instant que la Justice soit dans l’incapacité de dire si Pénélope et ses enfants ont réellement travaillé ou non, admettons que l’affaire se termine par un non-lieu, il n’en restera pas moins que Fillon aura largement trompé les Français en leur prêchant la rigueur, la nécessité de redresser les comptes d’une France en faillite, en défendant l’idée de supprimer 500 000 postes de fonctionnaires pour réduire la dette, lui qui aura fait verser à sa femme et à ses enfants des rémunérations dont on peut affirmer sans aucun risque de se tromper, qu’elles étaient sans commune mesure avec le travail effectué. Encore Tartuffe.

En terminant, j’ai une pensée pour les juges du Parquet financier. Eux qui comme tous les magistrats, souffrent d’un fonctionnement de la Justice souvent défectueux, faute de crédits suffisants, faute d’argent public consacré à d’autres priorités. J’ai une pensée pour ces juges qui, le soir à la maison, vont comparer leur fiche de paye de magistrats aguerris et diplômés avec celles de deux petits étudiants en droit payés, comme eux mais beaucoup plus qu’eux, avec de l’argent public...

Ce sera pour eux sans doute un grand moment de solitude !

Quoi qu’il en soit, tout cela ne prédispose pas, c’est le moins qu’on puisse dire, à accorder en mai prochain la moindre confiance à Fillon et à se retrouver ainsi pour 5 ans, attachés par le menteur !

dr

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 10:46

Ainsi, Christine Lagarde, ex ministre de l’économie en royaume Sarkozien doit aujourd’hui tenter de se justifier devant la Cour de Justice de la République, au motif qu’elle aurait fait preuve de négligence dans la procédure d’arbitrage ayant entrainé le versement par l’Etat de plus de 400 millions d’Euros d’argent public.

Mais comment peut-on définir la négligence ? Monsieur Larousse m’indique que cela tourne autour du manque de soin, d'application dans l'exécution d'une tâche , du manque d'attention, de vigilance à l'égard de choses, d'événements, que cela peut être également une faute non intentionnelle résultant de ce manque de soin ou de ce manque de vigilance, voire une indifférence réelle ou affectée, bref,  de la  nonchalance …

Mon point de vue de simple citoyen n’intéressera sans doute pas les juges de la C.J.R. mais je vais quand même le donner en proposant une sorte de parabole.

Il était une fois un camionneur qui devait transporter une cargaison de nourriture pour poisson (par exemple). C’était en hiver et les routes étaient dangereuses. Des experts de la circulation avaient jugé que l’itinéraire décidé pour le trajet comportait des risques avérés, le camionneur n’avait pas pris la précaution élémentaire d’écouter les bulletins des spécialistes météo qui pourtant, déconseillaient le trajet… Et ce qui devait arriver arriva, de la négligence à la neige glissante, il n’y a qu’un dérapage que le camionneur, toujours aussi sûr de lui, ne put cependant contrôler, toute la cargaison finissant son voyage dans le lac qui se trouvait près du virage manqué… Pour sa seule défense, le camionneur dit aux journalistes qui l’entouraient alors et trouvaient que le hasard avait quand même drôlement bien fait les choses pour les poissons du lac qui allaient ainsi pouvoir se régaler, « est-ce que j’ai une tête à être copain avec les poissons ? »

On imagine sans peine que pour une faute aussi grave, notre camionneur aurait été licencié sur le champ  de son entreprise. Mais quand le camionneur est ministre, que les experts en circulation comptent parmi les juristes les plus compétents, que les spécialistes météo sont les responsables de l’administration fiscale, que la nourriture des poissons valait 400 millions d’euros et que le requin qui s’est goinfré s’appelle Bernard Tapie, madame la Ministre peut continuer son petit bonhomme de chemin, négligemment…

On veut bien croire qu’elle n’est pas copine avec Tapie et que dans cette triste affaire, Christine Lagarde ne peut être suspectée du moindre pot de vin, du moindre enrichissement personnel (ce qui n’est pas le cas de tous les membres du gouvernement d’alors), mais en fermant les yeux sur une procédure qui ne tenait pas la route, ni sur le plan juridique ni sur celui de la morale politique, la ministre a sciemment refusé de jouer son rôle de garant de l’intérêt général, pour ne pas déplaire au maître élyséen d’alors. D’ailleurs, tout à fait entre nous, si elle était revenue sur l’arbitrage initié par son prédécesseur, serait-elle restée très longtemps ministre, aurait-elle été proposée par Sarkozy pour prendre la succession d’un DSK spécialiste de dérapages et cabrioles en tous genres ? Peut-elle sérieusement invoquer la surcharge de notes à signer dans des montagnes de parapheurs pour justifier que la note de 400 millions au profit du copain du Président pouvait passer inaperçue ? Peut-on imaginer qu’elle ignorait que Tapie et Sarkozy s’étaient rencontrés à de multiples reprises et que connaissant les individus, ils ne devaient pas parler uniquement de la pluie, du beau temps et des risques de dérapages sur les routes de neiges glissantes ? La responsabilité d’un ministre qui engage 400 millions d’euros d’argent public, cela à un sens et cela doit s’assumer.

Bien entendu, on ne trouvera jamais trace d’un écrit de Sarkozy intimant à la ministre de ne pas poursuivre la procédure d’arbitrage Tapie, ni bien entendu de le contester une fois rendu, mais il faut bien que la Justice puisse imputer la responsabilité politique de ce dérapage à ceux qui l’ont organisé ou qui ont fermé les yeux.

Pour l’heure, à travers la défense esquissée par Christine Lagarde, on a le sentiment assez désagréable qu’elle nous prend, nous petits citoyens de base, pour des imbéciles, des crétins capables d’avaler n’importe quelle Christinerie. Espérons que la C.J.R. ne fera pas, elle preuve de négligence.

dr

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 19:09

« Je n'aime pas le code de bonne conduite, j'aime la bonne conduite. Quand il faut un code, c'est déjà qu'on est dans le problème »… Ainsi parlait Sarkozy à La Baule dimanche 4 septembre, en réponse à ses adversaires pour la primaire de droite et du centre… tout en critiquant lesdits adversaires… On ne peut mieux illustrer ce qu’est finalement la bonne conduite pour ce chauffard de la route politique…

Reprenons : Je dois me rendre d’un point A à un point B. Comme je ne peux pas tout faire moi-même, ce n’est pas moi qui conduit Ma voiture, j’ai un chauffeur, lui-même assisté de collaborateurs qui organisent l’itinéraire, paient le carburant, les péages etc… Je me suis fait flasher au double de la vitesse autorisée et bien entendu, je ne m’en suis pas rendu compte !  Mon véhicule est une UMP version 2012, le chauffeur est un dénommé Lavrilleux, la route est celle de la Présidentielle 2012, la vitesse du véhicule contrevenant a été contrôlée à au moins 18 millions de km/h au lieu des 12 millions autorisés (merci de remplacer les km/h par des euros), la voiture a utilisé un carburant totalement interdit, le Bygmalion, en le cachant évidemment aux organisateurs de la course.

Pris la main dans le sac-airbag, Sarkozy prétend n’être au courant de rien, n’hésitant pas à charger ceux qui étaient à son service dans le véhicule concerné. Cela s’apparente à un délit de fuite caractérisé. Il tente de faire payer l’amende par ses amis, se résout quand même sous la pression du juge à ouvrir son porte-monnaie, son véhicule UMP 2012 étant quasiment bon pour la casse, il organise une souscription pour s’en payer un autre qu’il va appeler les Républicains.

On comprend mieux pourquoi Sarkozy est hostile à tous les codes qui risquent de le freiner dans sa course pour l’immunité, que ce soit le code de la route présidentielle 2012 comme celui de la bonne conduite de la primaire 2016.

Son ex chauffeur Lavrilleux a déclaré récemment qu’il ne roulerait dorénavant plus pour lui, ajoutant même à l’égard de son ancien employeur que ce dernier se présentant à la course présidentielle « pour de mauvaises raisons, il la perdrait en conséquence pour de bonnes raisons ».

Mais qu’importe pour Sarkozy, tout ceci n’est que manipulation pour lui nuire. La portée juridique d’un tel argument est évidemment complètement nulle et on fait confiance à la Justice pour ne pas se laisser berner.

Et on se prend à espérer que les électeurs lui retirent définitivement le permis de conduire le pays.

dr

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 18:22

Le Parlement a adopté le 6 avril la loi pénalisant les clients de la prostitution. On ignore si apprenant la nouvelle, Madame Claude s’est retournée dans la petite maison close en sapin qu’elle occupe depuis décembre dernier dans un cimetière de la côte d’azur. Ce qui est certain, en revanche, c’est que si la loi avait été en vigueur alors qu’elle était en activité, étant donné le nombre de clients fortunés que cette dame patronnesse avait sous son aile, les finances publiques y auraient trouvé leur compte. Qu’importe, députés et sénateurs ont souhaité passer du lit au délit, autres temps, autres mœurs…

Autres mœurs ? peut-être pas quand même.

Monsieur Claude s’est offert pour permettre à un député et à son épouse d’investir dans une maison close, bien close de murs, au Maroc, et plus précisément à Marrakech. Le député en question a longtemps prétendu que cette maison ne lui appartenait pas et que s’il y séjournait fréquemment, c’était en qualité de simple locataire… Les juges français ont clairement établi qu’il s’agissait d’une opération frauduleuse et ont fait saisir la maison. Vraiment pas de chance pour les Thénardier de la politique que sont les époux Balkany qui ont vu ainsi pour la troisième fois une de leur villa confisquée…

Monsieur Claude est avocat, son cabinet se trouve à Paris sous la dénomination de cabinet Arnaud Claude et… ASSOCIES. Monsieur Claude semble être bien mouillé, voire complètement trempé dans les révélations des "Panama Papers" puisqu’il figure dans la liste des clients du cabinet panaméen Mossack Fonseca. ASSOCIES n’apparait pas en tant que tel mais nous notons quand même que les Balkany et ASSOCIES sont les meilleurs amis du monde, et ce, depuis longtemps puisque Madame est la marraine du petit Jeannot. Ce petit veinard était donc mouillé dès sa naissance, non seulement par sa marraine au-dessus des fonds baptismaux, mais tout autant par le parrain de Levallois qui l’accompagnait ! Le monde est bien petit puisque sublime coïncidence, ASSOCIES avait fait retirer en 2012 le Panama de la liste noire des paradis fiscaux.

Autre temps mais pas autres mœurs : Madame Claude prenait des honoraires aux clients qu’elle emmenait au septième ciel, Monsieur Claude touche les siens en emmenant ses clients (et amis de mes amis) au paradis fiscal.

Et puisque ce joli monde semble aimer les maisons bien closes, pourquoi ne pas leur proposer un petit séjour dans les maisons closes de la République, à Fresnes, à Bois d’Arcy, à la Santé ?

A la bonne vôtre !

dr

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 15:25

 

Les petits hommes verts envahissent la planète foot. Ces petits hommes verts, ce sont les juges, qualifiés en d’autres temps de petits pois, qui s’intéressent à des matches probablement truqués et à des transferts de joueurs avec paiement de rétro-commissions au milieu Corse. Gageons que la Justice ira droit au but et saura sanctionner ceux qui le méritent.

Nous avions eu droit, l’an dernier, au match aller opposant Copé à Fillon pour la présidence de l’UMP. Score final, 0 à 0 pour un match vraiment nul. Le match d’aujourd’hui n’est guère plus passionnant mais le comportement des joueurs sur le terrain mériterait que l’arbitre distribue un certain nombre de cartons jaunes ! « J’vais même vous dire un truc et même un truquage… » pourrait même claironner un des postulants.

Certains spectateurs étaient déjà interdits de stade comme Jérôme Cahuzac ou Thomas Thévenoud. 3 supporters UMP (Lucien Degauchy, Bruno Sido et Bernard Brochand), soupçonnés de copinage avec les banquier suisses méritent eux-aussi de partager cette axclusion. On s’aperçoit cependant aujourd’hui qu’ils ne seraient que des petits joueurs à côté de Serge Dassault qui lui, n’hésiterait pas à truquer les matches à coups de millions d’€uros pour faire gagner son équipe de Corbeilles Essonne.

Fillon semble adepte des croche-pieds, sortes de coups pas trop francs décochés au petit ailier qui joue de plus en plus à l’extrême droite du terrain. Ce dernier qui évolue le plus souvent en position de hors-jeu, est actuellement poursuivi par la Commission de discipline de la Fédération pour s’être dopé en 2012, en doublant les doses d’anabolisants tolérés par les normes régissant son budget de campagne. Il n’hésite pas à s’en prendre à l’arbitre, se roule de douleur par terre pour faire croire au public qu’il est l’innocente victime de ses adversaires (ou même partenaires). Pour réaliser quelques passes, au demeurant vraiment téléphonées, il a même changé le numéro figurant sur son maillot en s’attribuant celui d’un certain Paul Bismuth, joueur obscur de l’équipe de Tel Aviv.

D’autres joueurs de l’équipe enchaînent les fautes. Jérôme Lavrilleux qui tente de se refaire une virginité en taclant Fillon par derrière, a commis une faute de main dans la surface de réparation… plus précisément, il a été pris la main dans le sac, imitant son ancien patron soupçonné d’avoir mis lui aussi la main dans le sac d’une certaine Liliane B… Copé qui tente des reprises de volée n’exécute que de pauvres reprises de voleur avec son sponsor Bygmalion.

Pendant ce temps, Juppé reste au-dessus de la mêlée, feignant de croire qu’il participe, lui, à un match de rugby international et non à une rencontre de foot truquée de Ligue 2.

En tout cas, on espère que la Justice qui doit être le seul arbitre saura distribuer un carton rouge avant 2017…

dr

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 11:32

Madame Nabilla,

Depuis hier, dimanche 9 novembre, vous faites l’objet d’une mise en examen avec incarcération pour tentative d’assassinat de votre compagnon. Vous avez proclamé votre innocence en indiquant que ce dernier s’était lui-même blessé avec un couteau après avoir abusé de la cocaïne… Je dirai sobrement que votre système de défense me semble assez « moyen » mais nous laisserons la Justice accomplir son travail, entre deux écoutes téléphoniques de Paul Bismuth avec son avocat… Allo ?  Non mais allo, quoi !...

Vous n’étiez pas seule, ce weekend end, à être accusée d’avoir donné des coups de poignards dans le dos de votre compagnon ! François Fillon se retrouve à son tour, avec sa tête de premier communiant, soupçonné d’avoir demandé à Jean-Pierre Jouyet, son ancien secrétaire d’Etat et par ailleurs Secrétaire Général de l’Elysée, d’accélérer les procédures dans les affaires visant son ex compagnon, Nicolas Sarkozy. Bien entendu, il dément en bloc sur tous les médias à portée de voix mais je dois avouer que son système de défense, à savoir, c’est pas moi qui ment, c’est l’autre, me paraît également assez « moyen »…C’est aussi crédible que lorsque Hortefeux prétend ne jamais avoir entendu parler de Bygmalion ou que Sarkozy ignore tout du dépassement astronomique de ses frais de campagne. A la décharge du premier communiant, son ex compagnon donne tellement de coups à ses proches qu’il prend tous pour des cons (sic), que l’attitude de Fillon pourrait presque s’apparenter à de la légitime défense ou du moins à une stricte application du principe de précaution ! La démarche Fillonesque tendant à vouloir faire pression sur la Justice en utilisant le levier politique en dit cependant plus long que tous les discours sur les pratiques Sarkoziennes en la matière, pratique confirmée entre autres par la tentative de ce dernier auprès d’un magistrat de la Cour de Cassation découverte grâce aux écoutes précitées. Non mais allo, quoi !

Ces coups de couteau dans le dos sont depuis toujours monnaie courante en terre RPR-UMP. Il suffit de se rappeler Chirac trahissant Chaban-Delmas en 1974, Balladur trahissant Chirac, son ami de 30 ans en 2002, Sarkozy trahissant Chirac pour soutenir Balladur dans la foulée… Mais la droite n’a pas plus le monopole des coups de poignard que la gauche n’a celui du cœur ! les coups de couteau existent aussi depuis longtemps dans les couloirs du PS, tout aussi sanglants, la seule différence étant peut-être qu’ils sont masqués sous des prétextes idéologiques ou politiques alors même qu’ils n’ont pas d’autre raison que de faire barrage à un concurrent ou de tenter d’assurer une réélection.

Vous voyez, Madame Nabilla, il n’y a pas forcément beaucoup de différences entre les excès de la politique et ceux de la téléréalité. Meurtre, mensonges et vidéos, le succès de la recette ne se dément pas, tant qu’il y a des caméras pour filmer et des voyeurs pour regarder.

Je ne vous ai pas parlé du FN, Madame Nabilla, mais ne croyez surtout pas que ce parti ignore le maniement du poignard politique. Bien au contraire, les crimes y sont fréquents, mais à la différence d’autres partis plus démocratiques, ils y sont cachés, comme aux plus beaux jours des régimes totalitaires. Mises au placard, privation de la parole politique, dénonciations en tous genres, rien ne doit contrarier le culte du chef… où sont passés les Mégret, Martinez, Gollnisch, Lang (Carl) ? Même si on ne va pas se plaindre de ne plus les entendre, il faut reconnaître que la méduse blonde a un vrai talent de femme de ménage pour faire le vide autour d’elle.

La Justice est impuissante face aux coups de poignard politique, ce n’est pas son rôle d’en juger. Quand des journalistes s’y intéressent d’un peu trop près, les auteurs des crimes s’insurgent et crient à la calomnie… en portant plainte ! Comme quoi, ce ne serait pas le crime politique qui serait punissable mais le fait de le révéler.

Vous voyez, Madame Nabilla, le temps n’est pas encore venu où le monde politique vous enverra des compagnons de cellule. Et pourtant, cela ne me déplairait pas que quelques responsables qui trainent derrière eux un certain nombre d’affaires douteuses viennent partager quelques instants avec vous…Non mais, à l’eau et au pain sec, quoi !

 

dr

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 19:17

 

On parle beaucoup du bismuth, aujourd’hui. Ou plus exactement, on l’a fait beaucoup parler ces derniers jours, à telle enseigne que certaines oreilles judiciaires l’auraient écouté avec la plus grande attention…

Wikipédia nous apprend que le bismuth est un élément chimique de numéro atomique 83, longtemps confondu avec le plomb et l’étain, identifié en 1753 par un certain Geoffroy le Jeune qui l’a séparé du plomb.

Rien à voir avec un faux bismuth qui, semblerait-il, aurait quant à lui un peu de plomb dans l’aile.

On apprend également que le bismuth possède une résistance électrique très élevée par rapport aux autres métaux. Là encore, rien à voir avec un faux bismuth qui semble avoir pété les plombs dans les colonnes du Figaro daté du vendredi 21 mars 2014.

Le bismuth est aussi utilisé en pharmacologie. Associé à d’autres composants, il peut se prescrire notamment sous la forme du Bi-qui-nol, destiné aux adultes et qui s’administre par la voie rectale. Une comparaison avec le faux bismuth est totalement hors de propos, même si certains membres de l’UMP qui ont contribué financièrement au renflouement de leur parti en quasi faillite peuvent avoir la désagréable impression qu’ils ont surtout enrichi la société de communication des amis de Jean François Copé. Avoir le choix entre le suppositoire et la pilule amère n’est pas rose tous les jours !

Tout ça pour dire qu’il existe un vrai Paul Bismuth qui ne demande qu’à vivre simplement sans que l’on parle de lui, mais qu’il y a également un faux Paul Bismuth qui a usurpé son nom pour échapper à des écoutes dont il supposait qu’il pouvait en être victime. Les vraies conversations du faux Paul intéressent manifestement la Justice et quoi qu’en dise le faux Bismuth, ce n’est pas sa vie privée ni ses échanges politiques ou amicaux qui retiennent l’attention des juges.

Le faux Bismuth se défend très mal. Comparer le pays qu’il a eu l’honneur de présider à une dictature stalinienne, ses juges et sa police à des exécuteurs de basses œuvres est indigne. Faut-il lui rappeler que certaines affaires qui intéressent les juges faisaient l’objet d’investigations alors qu’il était encore Président ? Après tout, faux Bismuth est peut-être totalement innocent dans ces affaires et le moment venu, la Justice saura le reconnaître. Il n’en reste pas moins que ses relations avec Tapie, avec le magistrat Courroye, avec un conseiller de la Cour de Cassation, ses tentatives pour soustraire ses agendas aux juges qui en ont besoin dans le cadre de leurs enquêtes, l’usurpation d’identité, cela commencerait à faire beaucoup pour un justiciable ordinaire qui prétendrait ne rien à voir à cacher et être innocent de tout.

Et si, derrière le personnage qui estime être harcelé par des juges, se cachait celui qui s’avère de plus en plus comme le harceleur de la Justice, quand elle n’est pas à ses ordres ?

 

dr

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 11:36

 

Le mensonge d’Etat est devenu depuis quelques mois le concept à la mode dans le monde politique. Il avait été utilisé par la droite à l’occasion de l’affaire Cahuzac, il refait à nouveau surface avec les errements de la communication gouvernementale à propos des écoutes de Nicolas Sarkozy et de son avocat, dont la Ministre de la Justice, le Premier Ministre et même le Président de la République sont informés, sans l’être vraiment, mais un peu quand même, et on ne se rappelle plus quand on l’a été bla bla bla…

 

Comment d’abord définir ce qu’est le « mensonge d’Etat » ? Allons au plus simple et disons que c’est une information fausse, délibérément reprise par un représentant de l’Etat agissant dans le cadre de sa fonction, et affirmée comme une vérité officielle. A ce titre, Georges Bush s’est bien rendu complice d’un mensonge d’Etat en ce qui concerne l’existence d’armes de destruction massive en Irak pour justifier l’intervention militaire. La négation du génocide Arménien par l’Etat Turc constitue tout autant un mensonge d’Etat ; Monsieur Faurisson contestant l’existence des chambres à gaz ne peut être accusé d’un mensonge de ce type puisqu’il n’a aucune responsabilité dans l’appareil d’Etat. A supposer qu’un jour, Madame Le Pen parvienne à accéder à des responsabilités d’Etat et que l’idée lui vienne de confier à Monsieur Faurisson le portefeuille de l’Education Nationale, à supposer que ce dernier des derniers persiste dans ses affirmations et le négationnisme deviendrait un mensonge d’Etat.

On le voit, cette définition du mensonge d’Etat est assez large pour permettre à Monsieur Copé d’affirmer que Madame Taubira, Monsieur Ayrault et Monsieur Hollande se sont rendus coupables d’un mensonge d’Etat en affirmant n’être que pas ou très partiellement informés des écoutes des conversations téléphoniques de Monsieur Sarkozy.

Et pour une fois, « la hune » ne lui donne pas tort… sur ce point.

Lamentable communication qui prend les citoyens pour des imbéciles. On reconnaît beaucoup de qualités à la Ministre de la Justice mais parce qu’on apprécie son action dans de nombreux domaines, on ne va pas passer sous silence ses erreurs ou ses mensonges. Il aurait été tellement plus intelligent de dire, une fois l’affaire des écoutes révélée par « le Monde », que l’exécutif en avait été informé normalement et que d’une part, il n’y avait pas lieu d’en faire état publiquement et que d’autre part, c’était à la Justice en charge du dossier de poursuivre ses diligences, sans intervention d’aucune sorte de l’exécutif. Dire la vérité était plus simple et surtout, beaucoup plus intelligent sur le plan politique. Mais était-ce la vérité ? Les atermoiements de la communication gouvernementale instillent un doute difficile à dissiper. En tout état de cause, il y a bien eu mensonge, total, partiel, par omission, peu importe. Il y a bien eu mensonge.

 

Cependant, en ce qui concerne le mensonge, Madame Taubira demeure une petite bijoutière de province comparée aux orfèvres en la matière que sont Messieurs Copé (tiens, le revoilà) et Monsieur Sarkozy.

Le premier n’a toujours pas répondu aux accusations dont il est l’objet pour avoir notamment couvert la surfacturation des opérations de communication de l’UMP, au profit des intérêts particuliers de ses proches et au préjudice du parti dont il a la responsabilité. On peut quand même s’interroger sur l’aveuglement dont font preuve les militants de ce parti qui ont contribué à le renflouer sur le plan financier et qui découvrent aujourd’hui que leur argent est allé indirectement dans la poche des amis de leur Président. Mais après tout, c’est leur affaire et plus ils lui conserveront leur confiance, plus le FN et à un moindre titre, le PS, auront des raisons de ne pas désespérer de l’avenir.

Le second joailler n’est autre que l’ex Président dont Mediapart nous apprend aujourd’hui, en révélant le contenu d’une partie des écoutes dont il avait été l’objet, quelle étrange conception il se fait du principe de séparation des pouvoirs. Les propos insultants pour les magistrats sont inacceptables mais surtout, ces conversations révèlent à quel point, le personnage est prêt à tout pour échapper aux mailles de la Justice. Trafic d’influence, promesse de récompense, tout est bon pour utiliser la Justice à des fins personnelles. Les beaux parleurs de l’UMP qui criaient au scandale parce que l’ex Président était écouté comme un vulgaire délinquant en puissance, ces beaux parleurs si prompts à dénoncer les écoutes « politiques » dont il était l’objet, qui n’avaient pas de mots assez forts pour dénoncer le totalitarisme, voire les pratiques staliniennes des socialos au pouvoir sont aujourd’hui muets comme des carpes ! Le joailler de Neuilly vient de leur montrer que ses manœuvres à l’égard de la Justice n’avaient rien à envier à celles d’un Nicolae Ceaușescu dans la Roumanie d’avant 1989… ou d’un Vladimir Poutine d’aujourd’hui, donnant lui-même ses instructions aux juges.

 

Petit mensonges, gros menteurs, tout cela tombe à point nommé pour les partisans du « tous pourris » que le FN sait si bien caresser dans le sens du poil. Sauf qu’à y regarder d’un peu plus près, les mensonges véhiculés par les responsables de ce parti, la haine qu’ils suscitent à l’égard des étrangers, leur absence totale de culture démocratique, leurs connivences avec les factions les plus ultra nationalistes européennes devraient faire réfléchir tous ceux qui pensent que ce parti est maintenant dé-diabolisé. Le diable reste dans les détails, y compris dans les « détails de l’Histoire » si chers au crémier de Saint Cloud qui a fait une partie de son beurre su en faisant commerce d’écoutes… de chants nazis vendus dans sa boutique de la SERP…

 

 

dr

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 11:07

L’Ancien Testament de la Bible nous relate l’épisode dit du « buisson ardent » (Exode, 3) dans lequel le chef, en l’occurrence, Moïse, écoute avec attention la voix qui sort d’un buisson en flammes, mais qui ne se consume pas. L’actualité de la semaine se montre à nouveau facétieuse puisqu’elle a remis en quelque sorte l’histoire au goût du jour…

 

On savait depuis longtemps que l’ex chef de l’Elysée et de l’UMP tendait régulièrement l’oreille pour écouter un Patrick Buisson, ardent à instiller dans le discours des responsables de l’UMP, les thèmes de l’extrême-droite dont il vient. Mais ce que ces derniers semblaient ignorer, c’est que non seulement les murs ont des oreilles, mais le Buisson avait en plus un dictaphone dans la poche au cas où sa mémoire lui aurait fait défaut. Avec une belle unanimité, tous ces braves naïfs hurlent au traitre, au violeur et se mettent à brûler celui qu’ils adoraient encore hier ! Une fois de plus, ces beaux esprits se drapent dans une dignité de circonstance et s’exposent médiatiquement comme des victimes de la rouerie de l’un des leurs. Jolie brochette d’hypocrites en réalité, qui donnerait à beaucoup l’envie printanière de sortir le barbecue ! Parce que, quand même, on veut bien croire qu’ils n’étaient pas au courant des enregistrements réalisés sous le manteau du Buisson, mais ils connaissaient tous très bien le personnage, tout droit issu des fanges magouilleuses du FN, capable d’inventer une histoire de vol de pain au chocolat reprise par Copé, d’inspirer à Wauquiez la thématique du « cancer de l’assistanat », sans parler de « l’identité nationale » érigée par Sarkozy en ministère.

Comment pouvons-nous imaginer que des responsables politiques de ce niveau puissent être surpris des agissements tordus d’un homme qu’ils savaient tordu et qu’ils utilisaient pour cela ? A la vérité, ces braves gens sautent sur l’occasion de se démarquer du vilain malhonnête pour apparaître, eux, comme tout à fait recommandables. Ce faisant, ils font l’impasse évidemment sur les ignominies que le vilain leur avait soufflées et qu’ils avaient reprises. Mais on peut également imaginer que leur grande angoisse, c’est que Buisson ou l’un de ses proches sortent de nouveaux enregistrements dans lesquels ils n’apparaîtraient pas sous leur meilleur jour ! Passe encore de traiter Bachelot ou Mercier de ministres nuls, mais il y a peut-être bien plus compromettant dans les archives sonores du fantôme de l’Elysée… Un arbre peut cacher la forêt mais un Buisson peut aussi cacher un champ de ronces !

Et en amont de cette affaire, il ne faut surtout pas oublier qu’à son origine, il y a une enquête de la justice pour comprendre comment Nicolas Sarkozy a pu faire réaliser par ledit Buisson une foultitude de sondages au coût exorbitant, au mépris des règles qui s’imposent à tous ceux qui ont en charge l’argent public. Il ne faut pas oublier que les premières victimes sont les contribuables et non ceux qui crient aujourd’hui « au voleur ! »

 

Et voilà qu’on apprend que depuis près d’un an, les murs de la justice ont eux aussi de grandes oreilles qui ont mis sur écoute les échanges téléphoniques entre Sarkozy, citoyen et justiciable « normal » et son avocat. Et ainsi, on découvre que l’ex Président se tenait informé du déroulement de l’affaire Bettencourt (ça, c’est normal) et que des indiscrétions en provenance de la Cour de Cassation seraient parvenues aux oreilles de l’avocat qui les aurait retransmises à son client (ça, ce n’est pas normal). On n’ira  pas plus loin aujourd’hui et la justice doit suivre son cours. Nombre d’avocats s’offusquent cependant que la justice ait pu décider de placer l’un de leurs confrères sur écoute. On peut comprendre leur point de vue, même si, en l’occurrence, ces écoutes semblaient avoir respecté les prescriptions encadrant la procédure. A suivre cependant leur position, il n’empêche que Nicolas Sarkozy pouvait tout à fait, lui, faire l’objet de ces écoutes, comme tout citoyen. Peut-on imaginer alors que le procès-verbal des échanges téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog ne fasse état que des questions du client et que les propos de l’avocat ne figurent pas au PV ? Cela donnerait à peu près ceci :

« Allo, Thierry, c’est Nicolas,

-          Tuuuuuuuut

-          Quelles nouvelles aujourd’hui ?

-          Tuuuuuuuut

-          Ah bon ? tu es certain de l’info, tu es sûr du magistrat de la Cour ? tu sais combien je me méfie des juges et qu’ils m’ont dans leur collimateur ! au fait, c’est qui ?

-          Tuuuuuuuut

-          Ah bon, je préfère. Et quand l’affaire sera classée, qu’est ce qui lui ferait plaisir pour le remercier ?

-          Tuuuuuuuut

-          Ça, je peux m‘en charger. Au fait, on se retrouve toujours pour les vacances à Monte Carlo ?

-          Tuuuuuuuut »

 

PV imaginaire bien entendu mais qui ne doit pas nous interdire de réfléchir à la question du respect du secret pour les avocats, au secret des sources pour les journalistes… Jusqu’où le secret peut-il aller s’il vient à entraver le cours de la justice ? La réponse n’est pas simple.

 

Ce qui apparaît clairement, en revanche, c’est que l’ex Président semble entretenir des rapports ambigus avec l’institution judiciaire. Les multiples rendez-vous avec l’ex procureur Philippe Courroye de transmission, en plein dans l’affaire Bettencourt, la nomination de François Peyrol à la tête du groupe Bancaire BPCE sans respecter la procédure obligatoire, l’obstruction au cours normal de la justice en faisant trancher le contentieux Tapie par une cour d’arbitrage à la composition soigneusement étudiée, plutôt que de suivre la procédure administrative normale, et maintenant, Gilbert Azibert qui est soupçonné d’avoir illégalement renseigné le clan Sarkozy, toujours sur l’affaire Bettencourt…

 

Bien sûr, tout cela est couvert encore par la présomption d’innocence, mais comme le disait l’un des tontons flingueurs, dans cette mixture, y’a pas que de l’innocence… y'aurait peut-être bien aussi un peu de présomptions...

 

 

dr

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

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