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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 13:37

Mon tailleur est riche… C’est ce que doit penser Fillon depuis que l’on sait que l’honorable commerçant qui lui taille des costars sur mesures (avant que nous le fassions nous-mêmes) se fait payer par un anonyme ami qui lui veut du bien. 13 000 euros pour deux costumes livrés en février dernier, il n’y a pas de quoi en faire une montagne et comme d’habitude, notre Fillon répond avec une précision minutieuse aux interrogations des journalistes : « et alors ? ». Et alors, en effet ! Quand on a pris pour habitude de s’en mettre plein les poches avec les deniers publics ou privés, on a effectivement besoin de beaucoup de poches, ce qui explique parfaitement que cela nécessite d’avoir de nombreux costumes. Cette explication d’une limpidité totale devrait largement suffire à dissiper tout malentendu.

Une fois de plus, Fillon se moque du monde et chaque jour, nous avons droit à des informations illustrant non seulement la cupidité du personnage, sa tartufferie cynique et insultante pour tous les français qui ont du mal à joindre les deux bouts, ses dérobades incessantes pour échapper aux questions légitimes que chacun doit se poser avant de choisir celle ou celui qui prétend gouverner.

Plus que deux jours à attendre avant une mise en examen souhaitée par tous ceux qui continuent à espérer un minimum d’honnêteté et de vertu chez les responsables politiques.

dr

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 15:52

François Fillon n’est pas le premier à ouvrir le bal des faux-culs en politique mais il faut reconnaitre que le Tartuffe de Sablé sur Sarthe y occupe depuis plusieurs semaines la place de danseur étoile. Voleur de deniers publics, menteur quand il présente plusieurs versions tordues et incomplètes de la réalité des prétendus emplois de sa famille, hypocrite lorsqu’il consent quelques plates « excuses » pour des « erreurs » de communication. Ce prétendu catholique doit avoir une lecture bien à lui des évangiles et notamment des passages relatifs à la charité qu’il pratique essentiellement pour lui-même, sans respect de la parole donnée puisque même mis en examen, il va continuer à prétendre diriger le pays. Fillon va chercher des soutiens à la manif pour tous, ce rassemblement de naphtalinisés espérant trouver une nouvelle vie alors qu’ils ne font que s’ébattre au milieu des conservateurs les plus impropres à la consommation. Que dire des porteurs de vestes retournées que sont les sakozystes, UDI et consorts qui n’ont de cesse de se renier pour tenter d’obtenir une cuillerée de la soupe promise, comme si cette soupe indigeste pouvait faire oublier l’ignoble casserole dans laquelle elle macère depuis des semaines…

Mais au-delà de la gastronomie la plus rustique, au-delà de l’éthique la plus élémentaire, qui peut croire que Fillon pourrait être un Président respectable, lui qui ne respecte plus les socles de la République ? Comment peut-on penser qu’il puisse être respecté par les chefs d’Etat étrangers ? Comment imaginer qu’il puisse mettre en musique un programme qui suscitera des concerts de casseroles à chacune de ses sorties ? Fillon, ce serait la France ingouvernable pendant 5 ans. Réveillez-vous, bonnes gens !

Marine Le Pen est elle aussi voleuse de deniers publics, menteuse quant aux promesses démagogiques qu’elle fait tous azimuts aux ouvriers, aux paysans, aux fonctionnaires, aux chefs de PME et TPE, … On y ajoutera la lâcheté consistant à s’abriter derrière son immunité pour refuser sa convocation devant les juges. Comment peut-on être assez naïf pour croire un seul instant que son programme économique tient la route, que la sortie de la zone euro ne se traduirait pas à très court terme par une montée du chômage ? A l’isolement économique, s’ajouterait l’isolement diplomatique face à la montée des périls que constitue la bienveillance du FN vis à vie de Poutine. On dit souvent que l’électorat du FN est surtout composé maintenant de laissés pour compte, de gens qui n’auraient plus rien à perdre… sauf que l’appauvrissement de la France qui suivrait inéluctablement l’élection de Le Pen frapperait en priorité les plus pauvres. Et que dire des effets désastreux que le discours de haine du FN aurait sur la paix civile et les libertés individuelles…

La naïveté n’est pas bonne conseillère en politique. Un certain nombre de lecteurs de « la hune » relaient des appels à une candidature unique à gauche, de la « vraie » gauche comme ils n’ont pas de pudeur à s’auto désigner. Je n’insisterai pas sur l’incommensurable vanité qui consiste à étiqueter l’autre, les autres, ceux qui ne pensent pas comme il faudrait. Mais là encore, comment imaginer une alliance programmatique entre Mélenchon et Hamon à quelques semaines de l’élection ? Un programme, cela se travaille pendant des mois, parfois des années ; Et parce que le PS s’est dispensé de ce travail, Hamon n’a d’autre choix que de présenter un catalogue sympathique à certains égards mais qui n’obtiendrait pas le ralliement de Mélenchon. L’inverse est évidemment tout aussi vrai. Par ailleurs, même une candidature unique de cette « vraie » gauche porterait en elle toutes les contradictions futures, les frondes du lendemain, les guerres d’ego. Une candidature unique, pour faire quoi ? Avec quels moyens ? Avec quelle cohérence ? Sans parler du fait qu’un candidat de la « vraie » gauche présent au second tour ne constituerait pas, à l’évidence, un rempart forcément efficace contre l’élection de Le Pen, tant la droite revancharde qui soutient Fillon serait prête à pactiser avec le diable pour barrer la route au candidat de la « vraie » gauche. (Qu’on me pardonne ces guillemets mais ils me plaisent d’autant plus qu’ils sont dans la pure logique des spécialistes de l’étiquetage).

Macron serait-il ce rempart, le sera-t-il ? C’est évidemment une question à se poser. Avec qui pourrait-il gouverner ? C’en est une autre. Son programme a le mérite d’une certaine cohérence qui lui vaut les flèches de la « vraie » droite dure comme de la « vraie » gauche. Son engagement européen est incontestable mais sa volonté de dialogue notamment avec les partenaires sociaux reste encore à démontrer et le choisir ne dispense pas d’une foule d’interrogations. Peut-être faut-il se borner aujourd’hui à hiérarchiser les plus grands risques pour la France. Le plus grand est à mes yeux celui d’une élection de Le Pen, pour les raisons citées plus haut. L’élection de Fillon, probable repris de Justice lui aussi constitue évidemment aussi un danger que seule, sa non remise en question de l’Europe permet pour l’instant de relativiser un peu… mais quand même ! Mélenchon n’a ni crédibilité économique, ni crédibilité européenne, ce qui constitue un risque majeur. Hamon, plus sympathique que les trois qui précèdent dispose d’un programme beaucoup trop tardif et son comportement d’ex-frondeur ne lui donne pas une grande légitimité pour gouverner. Il ne reste guère que Macron, avec des incertitudes mais l’intime conviction d’éviter le pire. En ce sens, je partage l’opinion de Daniel Cohn Bendit.

Vivement qu’on en sorte et surtout, qu’on élimine durablement les néo-fachos, les voleurs, la naphtaline des culs bénis et qu’on puisse respirer un parfum de printemps et d’honnêteté.

Amen !

dr

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 10:27

Tocqueville avait écrit en son temps « De la démocratie en Amérique », œuvre qui est à la science politique ce que pourrait être une bouteille de Romanée Conti 1966 pour tout œnologue qui se respecte. Force est de constater que notre démocratie aurait peut-être un « petit coup dans l’aile » lorsque l’on regarde les assauts de démagogie, voire de populisme obscène qui parsèment les élections en Amérique, le référendum sur le Brexit en Grande Bretagne jusqu’aux « primaires » de droite comme de gauche en France, en passant évidemment par les primates hors primaires que sont Le Pen et Mélenchon.

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’écris pas : Je ne mets pas tous les candidats dans un même panier. J’ai voté à la primaire de droite pour contribuer à l’élimination de Sarkozy, je n’ai pas réussi à éliminer Fillon, je vote à la primaire de gauche, simplement parce que je crois qu’une gauche de gouvernement, cela peut contribuer à améliorer notre cadre de vie, nos libertés, les relations entre les salariés et les entreprises, les services publics, l’accès à l’éducation… La gauche de gouvernement ne fait pas assez, ne fait pas assez bien, certes, mais mise au pied du mur, elle travaille et ne se contente pas d’incantations,…, elle !

Mais quand même, si l’on excepte les débats entre finalistes de droite comme de gauche qui ont eu plus de tenue que les précédents, quel gâchis démocratique ! On se rend compte avec la primaire de droite que Fillon n’a pas été désigné sur un programme qu’ignoraient largement ses électeurs et qui n’a été découvert que tardivement. On se rend compte que la désignation de Fillon n’a été finalement que la conséquence du lâchage de Sarkozy par une droite qui a trouvé en lui, le candidat de remplacement pour contrer un Juppé qu’elle ne trouvait pas assez revanchard vis-à-vis de la gauche et du centre. Fillon a vendu son programme comme un produit marketing, emballé dans le loden vert du XVI ème arrondissement, dans la naphtaline ressortie des placards de l’après-guerre et d’un catholicisme moralisateur en direction électorale des partisans de la manif pour tous. La primaire de droite n’a pas été un exemple d’exercice démocratique mais simplement de marketing électoraliste. Je n’ai pas plus de bienveillance sur le fond des débats de la primaire de gauche dont l’Europe a été la grande absente alors que ce doit être notre préoccupation essentielle ; Je n’ai pas plus apprécié que Benoît Hamon sorte de son chapeau un produit miracle appelé « revenu universel » dont nul ne connait ni la composition ni le prix, et qui au fond, ne sert que d’habillage marketing pour sa candidature.

On se rend compte, en constatant avec effarement les changements brutaux et imprévisibles de l’opinion sur les candidats, l’engouement suivi du lynchage en quelques semaines, les slogans qui prennent le pas sur les idées, les illusions qui tiennent lieu de programmes, on se rend compte que l’élection du Président de la République au suffrage universel est devenue, avec la médiatisation extrême qui l’entoure, beaucoup plus un spectacle que le moment grave du choix d’un destin collectif. Dans cet exercice, ce sont évidemment les bateleurs qui prennent l’avantage et ceux qui les applaudissent aujourd’hui pensent naïvement qu’ils pourront dès demain changer d’amuseur si le spectacle ne leur plait plus. C’est d’abord pour cela que Le Pen et Mélenchon sont dangereux : une fois installés sur la scène, il sera très difficile de les en faire descendre. Mais en dehors de ces deux-là, ceux qui aujourd’hui envisagent de diriger la France, seraient bien inspirés de refuser le spectacle navrant de la démagogie, de l’utopie présentée comme une espérance alors qu’elle n’est qu’illusion, et qui risque de précipiter les déçus dans les bras (ou les tenailles) des prétendants les plus arrogants, les plus populistes, les plus anti européens auxquels je n’accorderai jamais le droit de diriger le pays, ce pays qui mérite tellement mieux.

dr

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:57

Pas question de prétexter une partie de pêche à la ligne dimanche prochain pour s’abstenir de voter, pour tous ceux qui comme moi, croient à la nécessité d’une force démocrate sociale en France. Voter à la primaire de gauche est un devoir de salubrité publique pour plusieurs raisons :

Un minimum de participation est indispensable, non pas tant pour donner un soupçon de légitimité au vainqueur, mais avant tout, pour donner de la crédibilité à l’idée de la social démocratie, qui dépasse de loin la stature de ceux qui prétendent l’incarner. C’est par la social démocratie que l’on pourra progresser dans la construction européenne, que l’on pourra promouvoir les droits de l’homme, lutter contre l’exclusion, même si le chemin est long et difficile. C’est l’idée de la social démocratie qui est porteuse de paix entre les hommes et les nations.

Une participation insuffisante laisserait beaucoup trop le champ libre à Mélenchon, le nombriliste dont l’ambition suprême n’est pas de gouverner le pays (il peut d’autant plus promettre n’importe quoi qu’il sait qu’il n’exercera pas la responsabilité présidentielle), mais de devenir « MOI », chef incontesté de la future opposition au futur gouvernement de droite. Le leader minimo ne doit pas sortir vainqueur d’une primaire à laquelle il s’est dérobé, ce serait totalement immoral.

Une participation trop faible accélérera l’éclatement du PS. Bien entendu, le PS va sortir grand perdant de la séquence présidentielle mais pour les raisons citées plus haut, il faudra bien qu’une force se constitue ou se reconstitue pour structurer dans l’avenir, l’alternative nécessaire à un gouvernement de droite qui semble probable, pour assurer le moment venu une alternance crédible pour gouverner.

S’abstenir, c’est au fond donner raison à la démagogie, quelle qu’en soit la forme ; c’est renforcer la crédibilité des 3 amis de Poutine que sont Fillon, Le Pen et Mélenchon en leur permettant d’occuper le haut du pavé de la scène médiatique. Entre la naphtaline d’un Fillon et son conservatisme pseudo-chrétien, les incantations d’un Mélenchon hurlant et les perspectives de Franceexit d’une Le Pen qui se vautre dans la couche des exclus comme Trump l’a fait avec les petits blancs américains, où se trouvera l’idée européenne, demain ? qui la défendra, voudra la promouvoir ? qui plaidera pour une Europe qui doit impérativement demeurer une force économique et politique, sous peine de n’être plus dans le futur, que l’enjeu des appétits russes et américains ?

Alors, voter, oui mais pour qui ? Tous les candidats à la primaire ne se valent pas et il est difficile pour un social démocrate, d’en désigner facilement un plutôt qu’un autre. Mais l’important n’est sans doute pas là. Demain, j’irai voter pour la social démocratie et non pour un éventuel futur président. A chaque jour suffit sa peine.

Mais ce qui est sûr, c’est que je n’irai pas à la pêche à la ligne et que les Fillon, Mélenchon et Le Pen ne pourront, dans leur pêche aux voix, espérer y trouver la mienne.

dr

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 10:28

Il y a vraiment de quoi être inquiet, à la veille de l’investiture du Donald Trump à la présidence des Etats Unis. Sa charge violente contre l’Europe ne cache pas qu’il fera tout ce que lui permettra sa puissance économique et son goût du rapport de forces pour diviser, puis démanteler l’Europe. L’avenir de la planète, le réchauffement climatique qui entraînera dans les prochaines décennies une immigration de la population menacée puis victime de catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et de plus en plus graves, Trump et ses électeurs s’en moquent éperdument. Jeter de l’huile sur le feu sur le brasier du Moyen-Orient en soutenant ouvertement l’implantation de colonies sur les territoires Palestiniens, le pyromane n’en a cure, s’avérant chaque jour un peu plus un apprenti sorcier inconséquent. Et si demain Poutine décide d’envahir l’Ukraine et de mettre à la raison les anciens pays satellite de l’ex URSS, ne comptez pas sur ce Donald de piètre dessin animé (de mauvaises intentions) pour s’opposer aux noirs desseins de son nouvel ami.

Poutine est en effet le premier fan de Trump, d’autant plus zélé qu’à coup sûr, cet ancien bon élève du KGB possède quelques atouts dans ses manches pour déstabiliser puis neutraliser le jour venu le matamore qui va tenir lieu pendant quatre ans de Président des Etats Unis. Mais Trump a aussi quelques zélés fans en France, à commencer par Marine Le Pen qui va se faire filmer complaisamment en train de boire un café à la Trump Tower, en passant par Fillon qui, sans doute pour ne pas fâcher son ami Poutine, minimise la portée de l’arrivée de Trump en déclarant que « Il faut le juger sur ses actes, ce n’est pas la première fois qu’il y a un président américain élu un peu original. » , sans oublier Dupont Aignan, se réjouissant de l’élection du clown ni le déliquescent de Villiers qui jubile devant le réveil identitaire de l’Amérique profonde…

Il est curieux de constater que ces mêmes fans de Trump sont aussi de fervents admirateurs de Poutine, le bourreau d’Alep, tout comme Mélenchon, d’ailleurs. Comme leurs mentors, ils n’ont de cesse pour certains de vouloir réduire à un strict minimum la construction européenne, pour d’autres de la démanteler, voire même enfin d’aller jusqu’à sortir de l’Union. La frilosité de Fillon, le populisme de Mélenchon et Le Pen trouvent à l’évidence le même fond électoral ignare que celui d’un Trump. C’est bien la raison pour laquelle, en mai prochain, la France a tout à redouter des deux candidats extrémistes dont le but n’est pas tant d’être élu(e) Président que de devenir le premier opposant du futur Président. C’est dans ce cadre général qu’après la primaire de droite qui a vu le triomphe de Fillon, suivi de son dégonflage (à tous les sens du terme), la primaire de gauche offre le spectacle quelque peu terne d’un bal d’ego parfois hors de propos avec les menaces réelles et les vrais enjeux qui devraient mobiliser les énergies. L’Europe, sa sécurité et sa défense, son unité, l’intégration d’une règlementation commune sur le plan fiscal et social, une politique économique et monétaire conciliant les spécificités de chacun mais allant dans le sens de l’intérêt général, l’affirmation de valeurs démocratiques, républicaines, écologiques et antinationalistes, voilà les thèmes et les positionnements qu’on préfèrerait voir aborder plutôt que l’incantation du « made in France », du bien-fondé du 49-3 ou de la logorrhée frondeuse de l’opposition à la loi travail. Madame et messieurs les postulants à cette primaire, il serait largement temps d’élever le débat à la hauteur des véritables préoccupations que le pays devrait avoir.

A défaut de le comprendre, l’avenir de la gauche de gouvernement en France sera celui d’un magasin de porcelaine au sein duquel, vous, les nouveaux éléphants d’un PS en ruines, vous vous ébattrez avec le même plaisir que celui que vous preniez à chasser jadis les vieux éléphants.

Et Trump pourra dormir tranquillement sur ses grandes oreilles et sur celles de la NSA.

dr

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 13:22

A peu près au moment où Miss Guyane venait se faire sacrer Miss France en métropole, Miss Rance (alias Marine Le Pen) effectuait une tournée en Guyane, avec un accueil un peu mouvementé à l’aéroport. Le programme de ce voyage est resté confidentiel selon Europe 1, par peur que les « amis d’extrême-gauche de Madame Taubira » ne perturbent une marche qui aurait bien voulu se faire triomphale. Peu de journalistes pouvaient suivre ce voyage par crainte qu’ils ne se fassent l’écho du peu de cas que font les Guyanais des petits pas de Miss Rance en terre inconnue. On peut comprendre cet excès de précaution, surtout après la « sortie » d’un extrême ami de Miss Rance, un certain Henri de Lesquens, déclarant après l’élection de la nouvelle Miss France que « la Guyane n’est pas la France et que la demoiselle qui représente notre pays doit être de race caucasoïde » ! Ce Lesquens qui est par ailleurs le dirigeant de Radio Courtoisie, fut longtemps un allié indéfectible du père Le Pen. Poupée Barbie (Klaus) alias Marion Maréchal Le Pen ne doit pas être trop gênée par ce qui se dit sur les ondes de cette radio brune puis qu’elle n’avait pas hésité à s’y faire longuement interviewé en octobre 2015, en y tenant des propos sur l’immigration qui allaient évidemment dans le sens du poil de la nuque rasée de Lesquens…

Apparemment, il y aurait quand même un peu d’eau dans le gaz mal odorant du FN… La guerre semble assez engagée entre les tenants de la ligne dure (Poupée Barbie et les satellites ultra de la manif pour tous) et les partisans de la stratégie molle susceptible de conduire Miss Rance aux portes du pouvoir. Ce n’est finalement pas très étonnant : dans un parti où la cooptation tient lieu d’élection, le débat qui n’a pas de place institutionnelle réelle est remplacé inéluctablement par la guerre.

Les débats, on va en avoir avec la primaire de gauche. Pas sûr que cela fasse vraiment recette en cette période de fêtes mais on verra bien. Ce qui apparait déjà au travers les déclarations de quelques-uns de nos 7 prétendants, c’est que la démagogie ne sera pas le parent pauvre… Benoit Hamon qui n’est pourtant pas le plus mauvais des candidats, promet d’abroger la loi travail… une promesse qui ne peut que ravir les syndicats les plus rétrogrades qui se contentent de crier et battre le pavé plutôt que de travailler, négocier, chercher le compromis qui seul, peut aller dans le sens de l’intérêt général. Manuel Valls veut supprimer le 49/3 … On souhaite bien du plaisir à son futur Premier Ministre en cas d’avis de coup de vent de fronde au sein de sa majorité. Arnaud Montebourg utilise l’outil idéal pour ratisser large en se prétendant quasiment l’héritier de Chevènement et de DSK, c’est-à-dire pour continuer notre rubrique outillage, qu’il se situerait volontiers entre le fossile et le marteau ! En continuant ainsi, il pourrait bien se le prendre, le râteau…

Difficile pour l’heure de se faire une opinion au vu des prestations de nos camarades ; c’est la raison pour laquelle il me semble que la priorité des priorités, ce sera de choisir le candidat qui sera le plus efficace pour contribuer à la construction européenne, seule voie possible pour échapper au repli identitaire, à l’isolement puis à la faillite économique et sociale, sans parler des menaces accrues sur le plan international que représentent l’impérialisme de Poutine et la folie de Trump. L’Europe est trop souvent le bouc émissaire de politiciens irresponsables. Ceux-là n’auront pas ma voix, qu’ils soient étiquetés à l’extrême-droite ou gauche. Notre présent, notre sécurité, l’avenir de nos enfants, c’est tout cela qui est conditionné par l’avenir de la construction européenne. Le reste, n’en déplaise à Miss Rance…

dr

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 13:27

Il s’en est passé des choses depuis la désignation de Fillon comme candidat de la droite et du centre à la présidentielle de 2017 ! Ce dernier tente d’expliciter un programme que peu de gens avaient vu et qui, une fois sorti de sa brume, devient la cible de toutes les critiques tant il est profondément réactionnaire et semble totalement inefficace au regard des réalités du monde économique et social. Pour l’instant, Fillon reste droit dans ses pantoufles de sacristain mais gageons que cela ne durera guère…

François Hollande s’est retiré de la compétition, sans doute la mort dans l’âme mais avec raison. Chacun s’accorde à lui reconnaitre aujourd’hui la dignité de son attitude (qui tranche avec celle de son petit prédécesseur poursuivi par les « affaires » et trahi à son tour par ses amis) ; Il y a fort à parier que demain, ses détracteurs d’hier (et un peu moins d’aujourd’hui) reconnaitront que son bilan est plus positif qu’il ne leur en paraissait, comme quoi, il n’y a pas de patrie pour les traitres qui habitent aussi bien à droite qu’à gauche…

Les électeurs Italiens ont limogés Matteo Renzi. Le centre gauche de gouvernement a payé cash la rigueur excessive voulue par une Europe trop soucieuse d’orthodoxie budgétaire. Au-delà de l’incertitude dans laquelle risque de plonger l’Italie avec les inconséquences liées aux discours de l’extrême-droite et du mouvement 5 étoiles, c’est une fois encore la construction européenne qui va en faire les frais. Sombre avenir que nous préparent tous ces chantres du souverainisme et du nationalisme économique qui fleurissent partout en Europe et qui gangrènent tous les partis politiques en France. Le brouillard, avant la nuit ?...

Les électeurs autrichiens nous ont donné un peu de lumière en repoussant l’extrême-droite, au grand dam de dame Le Pen qui, avec son sens particulier de la formule, a considéré que cette défaite de son allié était en fait une « victoire différée » ! Pour le coup, elle c’était plutôt de la connerie en direct mais passons, une extrême droite  battue, ça réchauffe un peu mais battue avec 46% de voix, ça fait quand même drôlement tomber la température ; Brouillard, nuit, froid glacial…

Si la brume enveloppe encore largement Fillon, à gauche, c’est carrément la purée de pois. Mélenchon, le candidat autoproclamé n’a pas pu s’empêcher de tresser des couronnes de fleurs à Fidel Castro, aidé en cela par la royale bourde de Ségolène qui en avait oublié sa droits de l’hommitude… Pitoyable. La primaire de la gauche se transforme en joyeux congrès du PS, avec les mesquineries de circonstances, les candidatures sans autre projet que la rancune personnelle, le combat titanesque des ego surdimensionnés, une langue de bois totalement vermoulu, bref, à des années lumières des réalités quotidiennes d’électeurs que ces jeux de pouvoir à enjeu strictement personnel n’amusent plus. Et tout cela fera inévitablement le jeu des extrêmes, des souverainistes et nationalistes de tous poils.

Ces extrêmes n’auront évidemment jamais ma voix ; Mais je n’ai pas envie non plus de me rendre dans un bureau de vote pour simplement dire non à un imposteur de l’extrême gauche, à une raciste anti-européenne ou à un grand benêt expert en vente de meubles et balivernes en tous genres. J’espère pouvoir voter pour un ou une candidate qui aura vraiment au cœur de son projet la relance de la construction européenne, le renforcement concret des luttes contre les inégalités et des engagements écologiques clairs ; ce sont là trois facteurs essentiels de la paix, notre bien le plus cher.

Brouillard, nuit, froid polaire mais aussi peut-être, petite flamme d’espoir pour retrouver le goût du vivre ensemble, sortir de l’aveuglement vers lequel voudraient nous conduire la fille du borgne et tant d’autres dirigeants politiques atteints de la pire des cécités, celle qui empêche de voir et d’entendre l’autre.

dr

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 09:46

Oui, je sais, le titre de cette chronique pourrait sembler douteux à certains lecteurs fraichement débarqués de la manif pour tous mais avouons tout de même qu’après les gauloiseries de Sarkozy, c’est finalement assez anodin !

Ce titre est directement inspiré de l’attitude dudit Mélenchon lorsque, questionné par Daniel Cohn-Bendit sur France2 dimanche soir, il s’est offusqué du fait que ce dernier le tutoyait en l’appelant par son prénom, comme il le faisait depuis toujours ! "Monsieur Cohn-Bendit, est-ce vous pouvez m'appeler par mon nom et pas par mon prénom, nous ne sommes pas amis, et vous le savez, ne jouons pas la comédie". Ce à quoi, DCB a répondu très dignement « va te faire voir… qu’il aille tutoyer Castro »…

Pour qui se prend donc Mossieur Mélenchon, tout gonflé de l’importance qu’il se donne, boursouflé de l’embonpoint électoral( !) que lui a donné une toute petite majorité d’adhérents du Parti Communiste, contre l’avis de ses cadres ? Pour qui se prend Mossieur Mélenchon qui demandait dimanche soir à France 2 d’organiser un débat entre lui et Fillon, comme si nous étions au deuxième tour de l’élection présidentielle de mai prochain et que lui, Mossieur Mélenchon, était qualifié ? Quelle insupportable vanité !

« Va te faire voir ! » Daniel Cohn Bendit s’est montré vraiment bien élevé dans cette circonstance, « moi j’enluque Mélenchon » me parait plus approprié pour ce petit Mossieur qui ne veut plus être appelé par son prénom. Passons, il sera toujours temps d’y revenir…

Le reste de la gauche, vraiment pas brillant. Même si je ne partage vraiment pas l’attitude des frondeurs ou des déserteurs-ministres du PS, je reconnais sans difficulté qu’ils peuvent et doivent débattre dans le cadre de la primaire de gauche. On verra bien si Montebourg a d’autres arguments à faire valoir que celui consistant à demander à la droite de voter pour faire barrage à François Hollande. On verra bien si Filoche réussit à sortir ou non de sa lecture fondamentaliste du Code du travail, on verra bien si les lance-pierres des frondeurs savent plus apporter de pierres à l’édifice que balancer des pavés dans la mare, on verra enfin qui est candidat et qui ne l’est pas…

Insupportable pour nous, électeurs de base, la chienlit s’est propagée jusqu’à la tête de l’exécutif, le choc des ego, les petits calculs personnels ont pris le pas sur le sens de l’intérêt général. C’est vraiment à se demander si certains, et pas des moindres, n’ont pour ambition que de capitaliser sur la déroute annoncée pour reconstruire à partir de ses cendres tiédies, un PS à leur mesure et à leur seul profit. C’est vraiment à se demander si le PS mérite encore le qualificatif de parti de gouvernement tant on a le sentiment que nombre de ses dirigeants n’y habitent que pour se faire un nom dans l’opposition, et surtout pas pour se salir les mains en gouvernant. Ils oublient seulement que les électeurs que nous sommes n’ont aucune vocation à devenir les otages de leur inconséquence pas plus qu’à se transformer en chair à canon de leurs combats électoraux.

Avec de tels comportements, hélas, le FN n’a pas perdu ; la force du populisme étant de vendre des illusions à des égarés, tous ceux qui, de droite comme de gauche, contribuent à égarer les Français en ayant perdu le sens de la responsabilité, voire le sens des orientations républicaines, tous ceux-là sont finalement des engrais inespérés pour un parti qui j’espère, restera indigne de nous gouverner, de nous soumettre.

Et ceci est aussi valable pour Mossieur !

dr

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 10:08

On n’avait rien vu venir avant le premier tour de la primaire de la droite et du centre. Les sondeurs, les médias, les commentateurs de café du commerce comme les chroniqueurs de « la hune » n’avaient pas su ou pu comprendre le surgissement de la bulle médiatique Fillon. Tout le monde peut se tromper, certes, mais lorsque la prévision est techniquement difficile, le principe de précaution devrait prévaloir sur l’envie de sortir le scoop, de faire le buzz, de faire du fric…

Mais le plus grave, c’est que pas plus tard qu’hier soir, les communicants vaseux sortaient un nouveau sondage portant sur les résultats de la présidentielle de mai prochain, au premier tour et au second, anticipant la candidature de responsables qui ne se sont nullement déclarés, alors même qu’une immense majorité de Français en est seulement à découvrir les ravages que ferait le programme Fillon s’il était appliqué et par ailleurs, qu’aucun programme d’autres candidats n’a encore vu le jour ! Les vaseux communicants nous questionnent en fait sur la gueule du client, de leur client, bref, du vrai foutage de gueule…

A part ça, on n’a pas trop envie de s’étendre sur la soirée d’hier soir, vu qu’en fait de s’étendre, on s’est plutôt étalé, nous particulièrement les électeurs de gauche qui avions cru et espéré qu’Alain Juppé parviendrait à contenir les algues vertes couleur de loden, de la marée Fillonesque. Force est de constater qu’en quelques semaines, Sarkozy s’est fait proprement débarquer par la droite réactionnaire et catholique qui jusque-là l’avait toujours soutenu. Même si un certain nombre d’électeurs de gauche dont nous étions a contribué à l’élimination du tricheur qu’est l’ex président, c’est d’abord à un retournement ultra rapide de son propre électorat que Sarkozy doit d’être prié de planter ses choux ailleurs. Comme si, pressentant que sa fin était programmée, la droite s’était empressée d’enfourcher une autre monture. Ajoutons à cela que Juppé a été la cible d’une campagne « déguelasse » selon ses propres termes, campagne dont Fillon a bénéficié en se gardant bien de la dénoncer, le « tout sauf Juppé » a marché aussi bien que le « tout sauf Sarkozy » de 2012. Le principe des vases communicants a parfaitement fonctionné entre les divers candidats de droite les plus réactionnaires, ce qui explique le résultat de « moncollabo ».

Ces dernières heures ont cependant permis de nous faire découvrir quelques individus qui promettent ! Ainsi, Bruno Retailleau, élu Vendéen devenu président de la région Pays de Loire qui, interrogé sur France 2 invitaient à le rejoindre « tous les hommes », puis, se reprenant, « tous les hommes et les femmes avec un grand H »… Plus sérieusement si l’on peut dire, le même Retailleau était l’invité politique de France info ce lundi matin, totalement incapable de répondre aux questions précises des journalistes qui lui demandaient des explications sur le programme de Fillon, sur les fonctionnaires ou la sécurité sociale. Le flou total du propos de Retailleau vient confirmer que la soutane du révérend père Fillon cache bien mal l’inconsistance du programme, laissant entrevoir plus de raideur mal venue que de rigueur contrôlée… Les lecteurs intéressés ( !) par la prestation de Retailleau pourront utilement le réécouter sur le site de France info. Ils seront édifiés !

Et la gauche dans tout ça ? A pleurer plus qu’à rire, mais cela peut attendre demain…

Donc, à suivre…

dr

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 09:49

On ne pourra pas dire que nous ne savions pas d’où Fillon venait ni où il voulait nous entrainer. Les sympathies qu’il manifeste à l’égard de Poutine ne font plus de doute, à l’heure où les avions russes déversent des tapis de bombes sur Alep, Fillon rejoignant ainsi les positions de Mélenchon et Le Pen. L’autoritarisme et l’opportunisme sont indiscutablement de véritables valeurs communes pour ces trois postulants qui rêvent de gouverner la France comme le maître du Kremlin, avec  le sens aigu de la démocratie qu’on lui connait. Fillon professe une admiration indéniable pour les régimes autoritaires. Il le traduit dans ses options en matière de politique internationale où il voudrait incarner la rigueur, alors que dans ce domaine comme dans d’autres, il n’est que rigide.

On ne pourra pas dire que nous ne savions pas d’où Fillon venait ni où il voulait nous entrainer. Le retour aux valeurs traditionnelles qui fleuraient bon la bourgeoisie provinciale des années 30, s’accompagne de la tartufferie consistant à claironner que ses valeurs personnelles sont incompatibles avec l’IVG… mais qu’en qualité de responsable politique, il ne s’y est jamais opposé ! Hypocrisie de pharisien de province pourrait-on écrire, pour ce candidat qui étale ses « valeurs » personnelles pour siphonner les voies de l’extrême-droite et de la manif pour tous mais qui voudrait faire croire que ces valeurs n’interfèrent pas ses options politiques ! De qui se moque-t-il ? S’il s’agit de valeurs personnelles, il n’a pas à en faire état dans une campagne politique mais ne soyons pas naïfs, dans ses élans de foi profonde, Fillon n’oublie certainement pas d’accomplir ses dévotions envers sainte Nitouche…

On ne pourra pas dire que nous ne savions pas d’où Fillon venait ni où il voulait nous entrainer. Il n’y a qu’un pas de la manif pour tous à la famine pour tous… Le candidat de la droite sévère persévère dans une vision archaïque de l’économie et du social et son programme de réduction des charges des entreprises ne saurait être financé par la réduction des charges de l’Etat qui serait rendue possible par une diminution drastique du nombre de fonctionnaires ou la suppression de certains services publics. Bien entendu, on concédera sans difficulté que certaines activités découlant de missions de service public peuvent parfaitement être concédées au secteur privé, sans être exercées par un personnel fonctionnaire et tout en demeurant missions de service public. C’est le cas des services de nettoyage urbain par exemple mais il n’en demeure pas moins que même quand cette activité est concédée au secteur privé, il faut bien que les communes la payent ! On peut ainsi diminuer le nombre de fonctionnaires sans diminuer substantiellement la dépense publique. Quant à dire que Fillon pourrait augmenter le temps de travail des fonctionnaires sans accroitre leur rémunération, c’est de la provocation, du clivage, du « bashing » anti fonctionnaire qui peut soulever des applaudissements sous les préaux de campagne électorale mais qui ne tiennent pas la route dès lors que les électeurs sont confrontés aux conséquences du manque de fonctionnaires dans les écoles ou les hôpitaux. Le réveil risquerait d’être brutal pour les électeurs ruraux et âgés de Fillon s’il était élu à la tête de l’Etat…

On ne pourra pas dire que nous ne savions pas d’où Fillon venait ni où il voulait nous entrainer. Le souverainisme qu’il entretient, la réécriture de l’Histoire de France qu’il entend développer dans les écoles sent au mieux, la naphtaline, au pire, l’odeur insupportable du colonialisme d’avant-guerre. On avait fustigé à juste titre les « gauloiseries » de Sarkozy, la rigidité cocardière de Fillon est du même acabit.

On ne pourra pas dire que nous ne savions pas d’où Fillon venait ni où il voulait nous entrainer. On l’a déjà écrit ici, Fillon est d’abord une bulle médiatique, une baudruche gonflée artificiellement et qui, comme toute baudruche qui se respecte, a vocation à se dégonfler aussi vite qu’elle est apparue. Il faut faire en sorte que cela intervienne dès dimanche prochain mais, si malheureusement Fillon parvenait à être désigné comme candidat de la droite sourcilleuse, on assisterait assez rapidement au dégonflement de la baudruche. Et une baudruche dégonflée, cela ressemble fort à une chiffe molle, à un « collaborateur » qui pendant un quinquennat entier s’est bien gardé d’ouvrir la bouche face aux errements de son patron d’alors.

Fillon rigide, oui, mais pas au niveau de l’échine… très souple, celle-là.

dr

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La Hune, pourquoi ?

La hune, sur les anciens navires, c’était la petite plate-forme située en haut du mât sur laquelle on envoyait un matelot pour surveiller la mer, les autres bateaux, voir s’il y avait des récifs… aujourd’hui, alors que les nuages de la crise économique ne cessent d’inquiéter, alors que celui qui a été élu capitaine du vaisseau « France » et ses courtisans semblent plus doués pour faire du vent plutôt que de s’occuper à rendre un peu moins pénibles les conditions dans lesquelles rame un équipage qui pourtant, avait souhaité atteindre de nouveaux horizons… disposer d’une modeste hune supplémentaire ne saurait faire de mal ; c’est la petite finalité d’un ènième blog comme celui-ci.

 

La hune, c’est aussi la « une » des journaux écrits, radios et télévisions, avec un « h » en plus… un h, parfois peut être aussi une hache, non pour pourfendre les journalistes qui dans leur ensemble font leur travail avec beaucoup de conscience, mais de temps en temps, pour rappeler que la médiatisation outrancière de l’information, sa mise en scène à grands coups de paillettes au mépris de règles élémentaires de ce qui doit être prioritaire, doivent être dénoncées comme la vigie le faisait du haut de la hune pour indiquer un danger.

 

Enfin, dans la pénombre dans laquelle nous tentons de nous diriger, on peut caresser le rêve que grâce à tous ceux qui apporteront leur contribution, la hune sera là de temps en temps pour donner un peu plus de clarté « hunaire » au milieu de la nuit dans laquelle voudraient nous laisser dormir des femmes et des hommes politiques de tous bords…

 

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